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Le secteur financier face au choc du COVID-19

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Politique étrangère, vol. 85, n° 3, 2020
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Page couverture PE vol. 85, n° 3, 2020
Accroche

Les mesures de confinement prises pour endiguer l’épidémie de COVID-19 ont provoqué une crise économique inédite. Celle-ci n’est pas comparable à la crise financière de 2008, dont la cause était endogène. Pour limiter l’impact de la récession, les gouvernants creusent les déficits publics et comptent sur l’intervention des banques centrales. La reprise économique et la sauvegarde de l’emploi dépendront de la capacité du secteur financier à se mettre au service de l’économie réelle.

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La crise du COVID-19 est une surprise pour les économistes. On pourrait ironiser sur le fait que ceux-ci sont fréquemment surpris, surtout lorsqu’ils se mêlent de prévision. En l’espèce, l’ironie n’est pas de mise. Après l’effondrement des marchés en 2008-2009, chercheurs et banquiers centraux s’accordaient à penser que la prochaine récession trouverait probablement sa source dans l’accumulation incontrôlée de dettes publiques et privées. Des moyens considérables avaient d’ailleurs été mis en œuvre par les organes de supervision pour évaluer la capacité de résistance des banques systémiques en cas de défauts de paiement massifs. Toutes ces hypothèses se sont révélées fausses lorsque l’épidémie de coronavirus est venue brutalement interrompre le fonctionnement de l’économie. Il s’agit là d’un phénomène dévastateur mais simple, dans lequel les dysfonctionnements du secteur financier n’ont aucune part. On peut y voir un parfait exemple de choc exogène – et l’inverse de la crise des subprimes, qui avait longuement mûri dans les tréfonds du secteur bancaire américain.


Il est encore difficile d’estimer l’amplitude et la durée de la crise. Les grands équilibres qui vont émerger se laissent difficilement deviner. Il semble donc préférable de se contenter d’hypothèses sur des domaines d’activité précisément définis. Pour ce qui est du système financier, il convient de l’envisager dans sa globalité : bien que leurs fonctions soient distinctes, banques centrales, banques commerciales et gérants d’actifs sont étroitement connectés et interdépendants. Ces liens se trouveront encore renforcés par la crise, dans la mesure où les pouvoirs publics entendent lutter contre la récession par un recours massif à la dette. Dans cette perspective, aucun pays ne saurait tabler exclusivement sur ses ressources propres : seuls les marchés financiers ont aujourd’hui la profondeur et la liquidité nécessaires pour répondre aux besoins des États. […]


PLAN

  • L’absorption du choc de la pandémie par le secteur financier
  • Un impact fort mais indirect sur les activités de financement
     - Une volatilité extrême mais sans réelles conséquences
     - Une dégradation préoccupante de la stabilité financière
  • Le secteur financier peut-il répondre aux attentes des autorités politiques ?
     - Comment préserver la liquidité du secteur bancaire ?
     - Les banques sauront-elles financer les entreprises ?
     - Des solutions inédites
     - Le secteur financier parviendra-t-il à préserver les retraites ?
  • Vers de nouveaux équilibres politiques
     - Une perte d’influence des grands investisseurs
     - Un renforcement des États au détriment des banques centrales


Arnaud Odier, diplômé de Sciences Po et HEC, travaille pour la filiale suisse d’un grand groupe bancaire français.

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Le secteur financier face au choc du COVID-19

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Qui a tué Dag Hammarskjöld ? Sisyphe à New York

Date de publication
22 décembre 2019
Accroche

En pleine crise du Katanga, le secrétaire général de l’ONU Dag Hammarskjöld trouve la mort dans un accident d’avion en septembre 1961. On rend ici compte d’une enquête menée dans les archives sur une éventuelle implication de responsables ou de services français. Rien ne semble la prouver. De même, le rapport rendu au secrétaire général de l’ONU en 2019 ne permet pas de conclure à l’assassinat, même si une conclusion définitive n’est pas possible, l’ensemble des hypothèses demeurant donc ouvert.

Maurice VAÏSSE
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La France et le nucléaire iranien : enjeux bureaucratiques et politique étrangère

Date de publication
22 décembre 2019
Accroche

Les décisions de politique étrangère sont des produits complexes, qui dépendent aussi de l’influence de divers groupes bureaucratiques, aux cultures et aux légitimités spécifiques. Le cas de la négociation sur le nucléaire iranien ne fait pas exception, qui a vu s’opposer en France une sensibilité de tradition « régionaliste » et « gaullo-mitterrandienne », à une sensibilité plus « occidentaliste », qui tendra à s’imposer dans le jeu institutionnel sous les présidences Sarkozy et Hollande.

Guillaume BEAUD
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Trump, l’Europe et l’OTAN : retour vers le futur

Date de publication
22 décembre 2019
Accroche

Donald Trump a fortement critiqué l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et mis en doute la volonté des Européens de payer pour leur propre défense. Les tensions dans les relations transatlantiques ont été qualifiées de « crise ». Pourtant, la situation actuelle s’inscrit dans une certaine continuité historique. En 70 ans d’existence, l’OTAN a traversé des crises bien plus graves et a fait preuve d’une résilience remarquable. L’Alliance atlantique, pour peu qu'on la soutienne, a de beaux jours devant elle.

Seth A. JOHNSTON
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Faut-il créer une agence de renseignement européenne ?

Date de publication
22 décembre 2019
Accroche

Après chaque attentat majeur sur le sol européen, des voix s’élèvent pour demander la création d’une agence européenne de renseignement. Pourtant, la coopération entre services de renseignement des États-membres de l’Union européenne fonctionne bien. La création d’une telle agence induirait plus d’inconvénients que d’avantages. En l’état actuel de la construction européenne, la communautarisation du renseignement ne saurait être un gage de protection supplémentaire pour les citoyens européens.

Eric MECHOULAN

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Arnaud ODIER, « Le secteur financier face au choc du COVID-19 », Politique étrangère, Articles, Ifri, 22 septembre 2020.
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Le secteur financier face au choc du COVID-19