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Les agricultures africaines et nous

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Politique étrangère, vol. 85 , n° 4, 2020
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Page couverture PE n° 4 2020
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Le développement des agricultures africaines sera demain au cœur de la survie d’un continent qui connaît une expansion démographique majeure. Plus largement, ce développement est nécessaire pour parer à des problèmes mondiaux : environnementaux, sanitaires, migratoires, sécuritaires... Les modèles proposés par l’Occident ne sont plus les seuls à être considérés, mais en tout état de cause la France devrait se mobiliser sur ce thème essentiel, pour impulser une nouvelle action européenne.

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Les agricultures africaines : voilà un thème de méditation à contretemps… Nos réflexions n’abordent ni ne règlent les sujets pressants du moment. Elles sont pourtant souterrainement liées à la crise que nous traversons depuis mars. Cette crise nous a cruellement révélé que nous avions peu à peu perdu notre capacité à anticiper des événements au contenu probable et au déclenchement incertain. Le problème n’est pas propre à la France et concerne beaucoup de démocraties occidentales. Il suppose que nous réapprenions à nous sentir à l’aise dans l’appréhension du temps long, et donc dans notre capacité d’anticipation.


Pour ce que nous pouvons deviner du long XXIe siècle, l’évolution des agricultures africaines en est assurément un des éléments nodaux. L’Afrique compte aujourd’hui un peu plus d’un milliard d’habitants sur les sept qu’héberge notre planète. En 2100 et d’après une étude de chercheurs américains parue en juillet dans le Lancet, ce pourrait être environ trois milliards sur huit.


Les agricultures africaines sont donc au cœur de l’avenir de l’Afrique. Parce qu’il faudra nourrir les mégapoles d’un continent qui s’urbanise rapidement, en proportion du nombre d’habitants. Mais aussi parce que plus de la moitié de la main-d’œuvre reste occupée dans l’agriculture, dans un contexte d’augmentation de la population rurale : moins de 200 millions en 1950, environ 500 millions en 2000, un milliard en 2050. C’est dans ce rapport entre villes et campagnes, en particulier dans les villes intermédiaires, que se construira le succès ou l’échec du développement africain.


Au-delà du continent, ces chiffres suggèrent que les agricultures africaines seront au cœur de l’avenir de la planète. À très long terme, et sauf à ce que le continent en soit réduit à importer massivement des aliments, le paysan africain devra nourrir près d’un humain sur deux. Dans les décennies à venir, la plupart des pays occidentaux, voire asiatiques, auront à gérer les transitions écologique et numérique dans un contexte de stagnation, voire de décroissance de leurs populations. Ce ne sera pas le cas sur le continent africain, où la population devrait tripler. C’est pourquoi cette question doit nous préoccuper davantage. […]


PLAN

  • Une croissance des besoins alimentaires qui reste soutenue
  • Face aux besoins, la nécessaire émergence des agricultures continentales
  • Les agricultures africaines, une question mondiale : quatre enjeux
     - L’enjeu environnemental
     - L’enjeu migratoire
     - L’enjeu sécuritaire
     - L’enjeu sanitaire
  • Que faire, vu d’Occident ? Digital : le futur d’une illusion ?
  • Que faire, vu d’Asie ? Le triptyque agriculture/industrie/épargne plutôt que le laisser-faire
  • Pour une impulsion française à une initiative « Agriculture Afrique 2050 »


Hervé Gaymard, ancien ministre, est président de la Fondation Charles de Gaulle.

Pierre-Ange Savelli, haut fonctionnaire, enseigne à l’Institut d’études politiques (IEP) de Paris.

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Les agricultures africaines et nous

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Brésil : la politique étrangère de Jair Bolsonaro

Date de publication
21 juin 2019
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Fin 2018, les Brésiliens ont élu un nouveau président : Jair Bolsonaro. Ce dernier entend rompre avec la politique de ses prédécesseurs, notamment dans le domaine des relations extérieures. L’axe principal de sa diplomatie est un rapprochement avec Washington. Sur plusieurs sujets, Bolsonaro s’aligne sur les positions de Donald Trump. Mais le Brésil n’a pas la puissance des États-Unis et prendrait des risques importants en se lançant dans un bras de fer avec la Chine ou le monde musulman.

Mathilde CHATIN
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Le djihadisme au Sahel après la chute de Daech

Date de publication
21 juin 2019
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Alors que Daech et Al-Qaïda se sont violemment affrontés au Moyen-Orient, leurs « filiales » sahéliennes ont eu tendance à s’éviter. Depuis 2017, elles ont même entamé un rapprochement et coopèrent occasionnellement. La chute de Daech en zone syro-irakienne aura des répercussions au Sahel. S’il n’est pas dit que l’État islamique au Grand Sahara (EIGS) et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) fusionnent, il est en revanche assuré que le djihadisme perdurera dans la zone.

Djallil LOUNNAS
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Moscou et le G7 : un drame en trois actes, prologue, et épilogue

Date de publication
21 juin 2019
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L’admission au G7/G8 symbolisait pour Moscou son rapprochement de « l’Occident collectif ». Mais l’admission fut lente, et Moscou ne fit jamais complètement partie du club. La Russie a bientôt pris conscience que le G8 n’était pas le directoire souhaité pour traiter ses préoccupations stratégiques. L’avènement du G20, et la crise ukrainienne, ont, pour Moscou, définitivement déclassé l’intérêt d’un G7, qui semble n’assurer que la défense et illustration des intérêts d’un Occident déclinant.

Andrey KORTUNOV
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De l’utilité du G7 : témoignage d'un sherpa

Date de publication
21 juin 2019
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Le G7 constitue un élément informel mais important de la gouvernance mondiale. Ses membres sont supposés unis par des valeurs communes, ce qui explique, par exemple, que la Russie ne participe plus à ses travaux. Le G7 met en œuvre une machinerie très complexe qui a vocation à traiter de tous les problèmes globaux. Le sommet de Charlevoix, et l’ensemble des réunions qui l’ont entouré, ont illustré la volonté du Canada de donner un nouveau souffle, et une nouvelle surface à ces mécanismes.

Peter M. BOEHM

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Page couverture PE n° 4 2020
Hervé GAYMARD, Pierre-Ange SAVELLI, « Les agricultures africaines et nous », Politique étrangère, Articles, Ifri, 21 décembre 2020.
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Page couverture PE n° 4 2020

Les agricultures africaines et nous