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Les enjeux de la Conférence d’examen du Traité de non-prolifération

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Politique étrangère, vol. 85, n° 4, 2020
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Page couverture PE n° 4 2020
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Le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) est entré en vigueur il y a un demi-siècle et a été prorogé de manière indéfinie voici 25 ans. C’est dans ce contexte de double anniversaire que devait se tenir la Conférence d’examen au printemps 2020. Reportée en raison de la crise sanitaire, elle devrait avoir lieu d’ici août 2021. Alors que de nombreux États contestent le TNP, l’hypothèse d’un nouvel échec des négociations – après celui de 2015 – paraît crédible.

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Le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), entré en vigueur le 5 mars 1970, continue, un demi-siècle plus tard, de fonder ce qu’il est convenu d’appeler un ordre nucléaire. Si cette expression reflète l’apport normatif du traité, considéré comme « la pierre angulaire » du régime de non-prolifération, elle revêt aussi un aspect statique qui ne permet pas d’appréhender la complexité de la construction de cet édifice, ni d’entrevoir quelles dynamiques s’y développent, tant au niveau stratégique que politique.


Or, de l’avis de nombre d’observateurs et d’acteurs du domaine, le traité traverse une crise. Les inquiétudes se trouvent certainement exacerbées dans le contexte du délitement de l’architecture de maîtrise des armements : ce qui semblait immuable ne l’est décidément pas. Comme l’a rappelé le secrétaire général-adjoint des Nations unies pour le désarmement Izumi Nakamitsu : « Nous ne devrions pas oublier qu’au moment des négociations du TNP, on estimait que d’ici 1975 une vingtaine d’États auraient pu acquérir des armes nucléaires. Ce succès du TNP ne doit pas être considéré comme acquis. » L’avenir du régime de non-prolifération serait-il aujourd’hui remis en question ?


Ces questionnements entourent la préparation de la dixième Conférence d’examen du TNP, qui n’a pu se tenir au printemps 2020 en raison de la pandémie de COVID-19. Compte tenu de son importance, cette rencontre majeure n’a pas été annulée mais initialement décalée « à une date ultérieure, dès que les circonstances le permettraient, mais pas plus tard qu’en avril 2021 ». En définitive, la situation sanitaire a contraint à un nouveau report sans date, au plus tard en août 2021. L’insistance de plusieurs hauts responsables de la sphère de l’ONU sur la nécessité de transformer ce report en « opportunité », confirme qu’une pression particulière pèse sur l’événement.


Le TNP : anatomie d’une crise


La notion de crise trouve plusieurs acceptions dans le contexte du TNP. Premièrement, elle concerne les crises politico-diplomatiques autour de programmes proliférants. Deuxièmement, elle est également utilisée, à certains moments, pour décrire le fonctionnement du processus d’examen. Enfin, elle s’inscrit dans un schéma de contestation du régime, qui semble devenu structurel. [...]


PLAN

  • Le TNP : anatomie d’une crise
     - Le régime et ses crises
     - Un processus en tension
     - La contestation politique du régime
  • Enjeux et perspectives de la Conférence d’examen
     - Préserver le régime de non-prolifération
     - Le pilier désarmement et le problème du TIAN
     - Créer des points de convergence


Tiphaine de Champchesnel est chercheuse à l’Institut de recherche stratégique de l’École militaire (IRSEM).

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Les enjeux de la Conférence d’examen du Traité de non-prolifération

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Les agricultures africaines et nous

Date de publication
21 décembre 2020
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Le développement des agricultures africaines sera demain au cœur de la survie d’un continent qui connaît une expansion démographique majeure. Plus largement, ce développement est nécessaire pour parer à des problèmes mondiaux : environnementaux, sanitaires, migratoires, sécuritaires... Les modèles proposés par l’Occident ne sont plus les seuls à être considérés, mais en tout état de cause la France devrait se mobiliser sur ce thème essentiel, pour impulser une nouvelle action européenne.

Hervé GAYMARD Pierre-Ange SAVELLI
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La France et l'UE en Méditerranée : entre esprit de système et réalités

Date de publication
21 décembre 2020
Accroche

La France et la Turquie s’opposent en Méditerranée sur les crises régionales (Libye, Syrie), et la délimitation des eaux territoriales entre Athènes et Ankara. Au-delà de ces oppositions, la France peut-elle mettre en œuvre une stratégie dépassant les échecs des grandes machines diplomatiques des deux dernières décennies (processus de Barcelone, UpM) ? Et l’Union européenne, qui semble décidée à parler d’une seule voix, aidera-t-elle à passer des rêves de systèmes aux coopérations concrètes ?

Jean-François DAGUZAN
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Le Brexit et la fragmentation du Royaume

Date de publication
21 décembre 2020
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Le référendum sur le Brexit a ouvert une division du pays confirmée par les élections de 2019, en dépit de la victoire conservatrice. Le gouvernement central et les régions composantes du Royaume n’ont pas vraiment dialogué durant les négociations avec l’UE. Et les dynamiques d’explosion se renforcent nettement en Écosse, en Irlande, où la question de l’unification est à nouveau posée, voire au pays de Galles. Le système politique est secoué, et la cohésion du pays directement mise en cause.

Kirsty HUGHES
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Le Brexit est-il vraiment « anglais » ?

Date de publication
21 décembre 2020
Accroche

Le résultat du référendum de 2016 ne traduisait pas un populisme, ou un exotisme culturel, spécifiquement anglais. L’opinion britannique était alors en phase avec les opinions européennes critiques vis-à-vis de l’Union européenne. La non-appartenance à la zone euro promettait une séparation sans trop graves effets. Séparation qu’annonçaient un fort attachement à la décision nationale et un détachement persistant vis-à-vis du projet européen, vu comme un simple lien économique.

Robert TOMBS
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Page couverture PE n° 4 2020
« Les enjeux de la Conférence d’examen du Traité de non-prolifération », Politique étrangère, Articles, Ifri, 21 décembre 2020.
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Les enjeux de la Conférence d’examen du Traité de non-prolifération