Rechercher sur Ifri.org

À propos de l'Ifri

Recherches fréquentes

Suggestions

L'euro. 30 ans après Maastricht et 10 ans après le drame grec

Politique étrangère Articles
|
Date de publication
|
Image de couverture de la publication
Page couverture PE_4_2022
Accroche

L’euro est conçu à la fin des années 1980 pour constituer l’un des trois pôles de l’ordre monétaire international. L’impossibilité d’équilibrer les comptes publics des États membres va le conduire à la grave crise de 2012. La politique de quantitative easing de la Banque centrale européenne sauvera la monnaie unique, y compris pendant la pandémie de Covid-19. Aujourd’hui, l’accumulation des déficits publics pose à nouveau la question de sa viabilité de long terme.

Image principale
Archive de Politique étrangère
Table des matières
Table des matières
body

Le 1er janvier 2002, il y a un peu plus de 20 ans, 300 millions d’Européens abandonnaient leurs monnaies fiduciaires nationales respectives pour adopter l’euro. Création artificielle et donc fragile aux yeux de certains, comme Milton Friedman, Prix Nobel d’économie en 1976, avancée historique vers plus de stabilité monétaire pour d’autres, comme le Prix Nobel d’économie de 1999 Robert Mundell, l’euro est désormais installé dans le paysage monétaire mondial, malgré – ou grâce à – une histoire heurtée bien que courte.


Il est aujourd’hui partagé par 19 pays sur les 27 que compte l’Union européenne (UE). L’arrivée de la Croatie dans la zone euro le 1er janvier 2023 peut être considérée comme une confirmation de la vitalité du projet de monnaie européenne.


Retour sur les débuts

Parmi les bizarreries de l’euro figure le fait que nul ne sait quelle est la date précise et objective de sa naissance. Qu’il soit néanmoins permis d’en avancer une, à savoir le 2 juin 1988, et de la compléter par un lieu : Évian. Pourquoi ce choix ? Parce que ce jour-là, lors d’un sommet franco-allemand, les deux gouvernements se sont mis d’accord non seulement sur le principe de la création d’une monnaie unique, mais encore sur ce qu’il fallait en attendre.


En janvier 1988, l’Allemagne prend la présidence de la Communauté européenne pour six mois. C’est l’occasion pour Hans-Dietrich Genscher, ministre allemand des Affaires étrangères, de s’exprimer devant le Parlement européen. Il y dit la volonté de son pays d’« œuvrer à la création d’une union monétaire et d’une banque centrale européenne ». Pour les Allemands, chaque pays désireux de contribuer à la création de cette union monétaire doit appartenir au système monétaire européen (le SME, système de changes fixes mais ajustables mis en place en 1979) et avoir aboli le contrôle des changes ; il doit également s’être doté d’une banque centrale indépendante ; enfin, il doit assurer l’équilibre budgétaire sur la durée du cycle, c’est-à-dire n’accepter de déficit que conjoncturel.


Pour répondre, la France attend le résultat des élections présidentielles du mois de mai. Réélu, François Mitterrand reçoit le 2 juin 1988 Helmut Kohl à Évian. La création rapide de l’Union monétaire européenne est le point essentiel de l’ordre du jour de cette rencontre.


En s’engageant dans cette voie, le but des Français et des Allemands est non seulement de conforter le projet européen mais encore d’échapper au désordre monétaire mondial installé par et pour les États-Unis. Leur détermination a été renforcée par la déconvenue qu’ils viennent d’essuyer. […]


PLAN

  • Retour sur les débuts
  • La descente aux enfers de la Grèce, ou le temps des crises
  • Les nouvelles règles : TSCG et quantitative easing
  • Pour l’avenir : pays frugaux versus Club Med, interrogations sur le quantitative easing…


Jean-Marc Daniel est enseignant en économie à l’ESCP Business School, à l’École des mines et à l’École nationale de la statistique et de l’administration économique.

Decoration

Contenu disponible en :

Thématiques et régions

Partager

Téléchargez l'analyse complète

Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.

L'euro. 30 ans après Maastricht et 10 ans après le drame grec

Decoration
Auteur(s)
Image principale

Kosovo, l'Etat entravé

Date de publication
21 décembre 2022
Accroche

Le dialogue entre la Serbie et le Kosovo animé par Bruxelles ne laisse entrevoir aucune solution durable, au-delà d’ajustements de court terme. La politique d’élargissement de l’Union européenne, peu crédible et manquant de cohésion entre les membres mêmes, ne joue plus son rôle d’accélérateur pour le règlement des crises. De nouveaux choix politiques s’imposent aux Européens dans un nouveau cadre géopolitique, alors que la Russie renforce son emprise sur le « monde serbe ».

Florent MARCIACQ Donika EMINI
Image principale

Bosnie-Herzégovine, le lent naufrage

Date de publication
21 décembre 2022
Accroche

Les accords de Dayton ont doté la Bosnie-Herzégovine d’institutions complexes. Complexité redoublée par des forces ethno-nationalistes dont les efforts convergents bloquent toute avancée politique concrète au profit de la corruption et du clientélisme. Les réformes constitutionnelles sont ainsi interdites, comme les choix de politique économique, sociale ou sanitaire. Le pays se vide de ses habitants alors qu’il redevient, avec la guerre en Ukraine, un champ clos d’influences extérieures.

Aline CATEUX
Image principale

La Serbie, équilibriste entre Russie et Occident

Date de publication
21 décembre 2022
Accroche

La Serbie a refusé de soutenir les sanctions de l’UE contre la Russie, suscitant par l’ambivalence de sa politique étrangère une attention redoublée de la communauté internationale. Cette position s’inscrit dans la continuité de la politique étrangère du pays. L’ambiguïté est une stratégie délibérée pour le président Vučić, qui entend ne pas être « coincé entre l’Est et l’Ouest » : elle lui permet de consolider son pouvoir à Belgrade et de maximiser sa marge de manœuvre sur le plan international.

Florian BIEBER
Image principale

La Chine dans les Balkans occidentaux

Date de publication
21 décembre 2022
Accroche

Les relations des pays des Balkans occidentaux avec la Chine sont anciennes, mais ont été relancées par de multiples initiatives de Pékin dans la dernière décennie. Leur bilan est inégal selon les pays, en particulier concernant les investissements promis par Pékin. L’avenir des relations entre ces pays et la Chine dépendra beaucoup de l’évolution de l’environnement géopolitique : élargissement de l’Union européenne et positionnement de la Chine après la guerre en Ukraine.

Ana KRSTINOVSKA

Comment citer cette étude ?

Image de couverture de la publication
Page couverture PE_4_2022
L'euro. 30 ans après Maastricht et 10 ans après le drame grec, de L'Ifri par
Copier
Image de couverture de la publication
Page couverture PE_4_2022

L'euro. 30 ans après Maastricht et 10 ans après le drame grec