Une nouvelle Syrie en marche
Le Moyen-Orient n’a pas fini de nous surprendre. Après la tragédie du 7 octobre 2023 qui a conduit à la guerre à Gaza et son extension au Liban, la prise de Damas et la chute du régime de Bachar el-Assad représentent un nouvel événement majeur dans un Moyen-Orient chaotique.
Si la disparition de la dictature sanglante est une bonne nouvelle, l’arrivée au pouvoir de Hayat Tahrir al-Cham, mouvement qualifié de terroriste par les États-Unis et l’Europe, ouvre une période d’incertitudes. Même si le nouveau maître de Damas multiplie de façon surprenante les propos rassurants qui laisseraient entendre son attachement à la démocratie, beaucoup expriment un scepticisme sur la valeur de telles déclarations. Les pays occidentaux, notamment la France, réagissent en général avec une grande prudence et déclarent qu’ils jugeront son chef, Ahmed al-Charaa, sur ses actes.
Cet article a été publié dans la revue Esprit en janvier 2025
Contenu disponible en :
Thématiques et régions
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Centres et programmes liés
Découvrez nos autres centres et programmes de rechercheEn savoir plus
Découvrir toutes nos analysesLa reconnaissance de la Palestine par l'Australie : un cas où le statu quo prime sur la responsabilité
Les attentats terroristes perpétrés par le Hamas contre Israël le 7 octobre 2023 ont coûté la vie à plus d’un millier d’Israéliens, modifiant irrévocablement la perception internationale du conflit israélo-palestinien. Le gouvernement australien a fait part de son profond choc et de son dégoût face aux attaques du Hamas, tout en réaffirmant son soutien diplomatique et politique indéfectible à Israël. Mais à mesure que la riposte israélienne s’est davantage orientée vers la vengeance et qu’elle a servi de prétexte pour réaliser le rêve idéologique de longue date d’un Grand Israël, le soutien de l’Australie s’est fait plus discret et conditionnel.2 Cela a abouti à l’adhésion de l’Australie à la Grande-Bretagne, à la France et au Canada pour reconnaître officiellement un État palestinien lors de l’Assemblée générale des Nations unies en septembre 2025.
La Russie, les Palestiniens et Gaza : ajustements après le 7 octobre
L'Union soviétique (URSS), puis la Fédération de Russie en tant que successeur légal internationalement reconnu, ont toujours cherché à jouer un rôle visible dans les efforts visant à résoudre le conflit israélo-palestinien.
Le Canada et la reconnaissance de l'État palestinien
Le 21 septembre 2025, le Canada est devenu le 148ème pays à reconnaître l'État palestinien. Cette mesure a été coordonnée avec le Royaume-Uni et l'Australie en face d'une forte opposition américaine et israélienne.
La République d’Irlande et la question palestinienne
Depuis le milieu du XXᵉ siècle, la politique étrangère de la République d’Irlande s’est construite sur un double héritage qui lui confère une position unique parmi les États d’Europe occidentale.