Washington-Moscou : la réconciliation attend toujours
Le 50ème numéro des Grands Dossiers de Diplomatie est consacré à la géopolitique des Etats-Unis. Laurence Nardon y publie un entretien sur les relations entre Washington et Moscou. Il y est notamment question de l'ingérence russe dans la vie politique américaine.
Donald Trump s’affaire depuis son élection à détruire le multilatéralisme et le système libéral international. Son élection sert donc de manière évidente la vision du monde de Vladimir Poutine, et doit lui apparaître comme une excellente chose. Est-ce réellement bon pour la Russie et le monde en général ? Je n’en suis pas sûre… Bénéficiant de ce puissant relais à Washington, le pouvoir de nuisance de la Russie poutinienne se trouve également renforcé. Dans le nouvel ordre international, les deux grandes puissances sont les États-Unis et la Chine. La Russie est avant tout une puissance régionale, avec des extensions en Europe centrale et au Moyen- Orient, mais guère au-delà. Elle mène une politique d’influence sur les réseaux sociaux, mais son PIB est égal à celui de l’Espagne… L’élection de Trump contribue donc à retarder l’effacement de la puissance russe sur la scène internationale.
Retrouvez le texte complet ci-dessous. L'intégralité du Grand Dossier n° 50 de Diplomatie Magazine est disponible en kiosque.
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.
Washington-Moscou : la réconciliation attend toujours
Canada : vers un retour aux sources européennes ?
Quand Ursula von der Leyen prendra la parole le 16 septembre pour le traditionnel discours sur l’état de l’Union européenne (UE), de nombreux regards risquent de se tourner vers la tribune d’honneur, où aura pris place le Premier ministre canadien Mark Carney. Celui qui avait su, en début d’année, si justement saisir l’air du temps avec son désormais célèbre discours de Davos s’est en effet imposé depuis lors comme une source d’inspiration internationale, érigée par certains au rang de héraut anti-Trump. Sa récente décision de quitter la table des négociations commerciales avec les États-Unis, après avoir un temps donné le sentiment d’être prêt à céder, n’a fait que renforcer cette aura en Europe, notamment auprès de ceux, nombreux, qui avaient regretté l’approche trop conciliante de l’Union lors des négociations de Turnberry.
Abelardo de la Espriella, élu président en Colombie
Abelardo de la Espriella a été élu le 21 juin président de la Colombie, pour un mandat de quatre ans (non renouvelable) qui commencera le 7 août 2026. Il a été élu avec 49,66 % des voix, contre 48,70 % pour son opposant de gauche Iván Cepeda, soit une différence d’environ 250 000 votes. C’est la première fois qu’un président colombien est élu, dans le système actuel d’élection à deux tours, avec moins de 50 % des voix.
Trump 2 : le sacre de l’intégralisme catholique post-libéral ?
Le cabinet de Donald Trump se caractérise par une présence notable de figures catholiques de premier plan, à l’instar du vice-président James D. Vance. Cette visibilité excède le poids démographique de l’électorat catholique aux États-Unis et marque l’aboutissement d’une stratégie d’influence sur le Parti républicain par des intellectuels catholiques, amorcée dans les années 1950 en réaction à l’idéologie « fusionniste » de ce dernier, laquelle cherchait à concilier conservatisme moral et libéralisme économique. Depuis 2016, des universitaires tels que Patrick Deneen et Adrian Vermeule ont développé un courant qualifié d’« intégralisme catholique » et promeuvent un nouveau projet politique : le post-libéralisme.
Vers une nouvelle politique étrangère démocrate ? Enjeux et recompositions à l’horizon des présidentielles de 2028
Sortant peu à peu de l’état de sidération dans lequel la réélection de Donald Trump les a plongés en novembre 2024, les Démocrates s’apprêtent à entrer en campagne pour les élections de mi-mandat de 2026, puis pour les primaires démocrates qui précéderont les présidentielles de 2028.