"Le régime iranien attendait depuis très longtemps ce moment", auquel les États-Unis "n'étaient pas préparés"
Alors que les États-Unis et Israël semblent plus que jamais embourbés dans la guerre qu'ils ont lancée contre l'Iran, Thomas Gomart, directeur de l'Ifri et Aysegul Sert, journaliste, livrent leur analyse.
Comment le régime iranien parvient-il à contrer aussi longtemps deux armées parmi les plus puissantes au monde ? En utilisant ses atouts géographiques pour frapper indirectement l'économie mondiale. Et pour Thomas Gomart, "ce qui est stupéfiant, c'est de ne pas y avoir songé avant de frapper l'Iran, puisqu'au fond c'est assez évident quand on regarde la manière dont l'Iran a fait la guerre contre l'Irak dans les années 80. Le détroit d'Ormuz avait déjà été paralysé et avait d'ailleurs donné lieu à des opérations pour le dégager. Et il était aussi évident qu'un régime tenu par les gardiens de la révolution avait des capacités de régénération : il y a une décapitation qui est un succès militaire pour Israël et pour les États-Unis le 28 février en tuant le guide suprême, mais aussi une capacité de renouvellement parce que le régime est enraciné depuis plus de 40 ans."
"C'est toujours plus facile de déclencher une guerre que de l'arrêter", rappelle-t-il. "Et c'est toujours très difficile de prévoir les effets militaires : ce qui est certain, c'est que pour l'instant, on est dans une phase très intense d'usage de la force, de part et d'autre. Et on ne voit pas de traduction politique ou de volonté de traduction politique, à part l'annonce de négociations plus ou moins hypothétiques, si on en croit la Maison-Blanche."
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