Rechercher sur Ifri.org

À propos de l'Ifri

Recherches fréquentes

Suggestions

Bilan du premier mandat de João Lourenço : vers un monopole du pouvoir pour 2022-2027 ?

Briefings
|
Date de publication
|
Références
Briefings de l'Ifri, 17 février 2023
Image de couverture de la publication
briefing_auge_angola_couv.png
Accroche

Avec 51,17 % et 3,2 millions de voix, le président angolais sortant João Lourenço a remporté le 24 août 2022 un nouveau quinquennat. 

Image principale
Le président d'Angola João Lourenço
Le président d'Angola João Lourenço
Photocosmos1/Shutterstock.com
Corps analyses

L'optimisme suscité par l'arrivée d'un nouveau dirigeant en 2017, alors ministre de la Défense au moment de sa désignation par le parti, a été en partie déçu. J. Lourenço n'est pas parvenu à enrayer la crise économique due à la baisse de la production pétrolière, aux effets de la pandémie de la Covid-19 et à la faible diversification économique. 

Nonobstant les résultats des élections, le fonctionnement politique angolais est essentiellement dans les mains de deux institutions principales : la présidence (pour l'impulsion des politiques publiques) et le parti Mouvement Populaire pour la Libération de l'Angola (MPLA, pour l'organisation du territoire au profit du président). Ces deux institutions ont beaucoup plus de poids que le gouvernement qui ressemble davantage à un organe technique de mise en œuvre. Le président Lourenço a d'ailleurs œuvré pendant cinq ans à affaiblir le parti comme organe de débat pouvant le fragiliser en le technocratisant. Il a ainsi dilué les le poids des acteurs politiques historiques du mouvement via l'arrivée massive de jeunes, de femmes ainsi que de nouveaux venus, davantage loyaux au président qu'au parti.

Ce briefing, essentiellement basé sur l'analyse de l'expérience des cadres actuels du régime et de leur relation avec le président, a pour but d'expliquer le mode de fonctionnement du chef de l'État pour gouverner. Quatre résultats clés peuvent en être tirés : 

  • Au bout de son premier mandat présidentiel (2017-2022), João Lourenço est parvenu à concentrer l'essentiel des pouvoirs en écartant la plupart des cadres influents du mandat de son prédécesseur José Eduardo dos Santos.
  • Le nouveau personnel politique nommé au fil des années par le président angolais se caractérise par des profils technocratiques et ne dispose pas forcément d’expérience de terrain avec le parti MPLA.
  • L'arrivée de nouveaux cadres - plus de jeunes et davantage de femmes - n'a pour le moment aucun impact sur l'adhésion de la population aux actions du président en place.
  • La crise économique frappe durement les Angolais qui se détournent des urnes ou votent davantage pour l'opposition.
Decoration

Contenu disponible en :

Régions et thématiques

ISBN / ISSN

979-10-373-0670-8

Partager

Téléchargez l'analyse complète

Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.

Bilan du premier mandat de João Lourenço : vers un monopole du pouvoir pour 2022-2027 ?

Decoration
Auteur(s)
Photo
benjamin_auge.jpg

Benjamin AUGÉ

Intitulé du poste

Chercheur associé, Centre Afrique subsaharienne de l'Ifri

Image principale
Afrique subsaharienne
Centre Afrique subsaharienne
Accroche centre

Créé en 2007, le centre Afrique subsaharienne de l’Ifri produit une analyse approfondie du continent africain, de ses dynamiques sécuritaires, géopolitiques, politiques et socio-économiques (en particulier le phénomène d’urbanisation). Le Centre se veut à la fois, via les différentes publications et conférences, un espace de diffusion d’analyses à destination des médias et du public mais aussi un outil d'aide à la décision des acteurs politiques et économiques à l'égard du continent.  

 

 

Le centre produit des analyses pour différents organismes tels que le ministère des Armées, le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), l’Agence française de développement (AFD) ou encore pour différents soutiens privés. Ses chercheurs  sont régulièrement auditionnés par les commissions parlementaires.

 

 

L’organisation d’événements de divers formats complète la production d’analyses en amenant les différentes sphères de l’espace public (académique, politique, médiatique, économique et société civile) à se rencontrer et à échanger outils d’analyse et visions du continent. Le Centre Afrique subsaharienne accueille régulièrement des responsables politiques de différents pays d’Afrique subsaharienne. 

Image principale

Une élection dans les crises. Quelles perspectives pour les élections générales éthiopiennes de 2026 ?

Date de publication
27 mars 2026
Accroche

Les citoyens éthiopiens sont appelés aux urnes le 1er juin 2026, à l’occasion des prochaines élections générales, les septièmes depuis la fondation de la République fédérale démocratique d’Éthiopie en 1995. Il est peu probable que ces élections conduise à une alternance. Comme le montre en effet cette étude, le gouvernement semble avoir déjà mis en place les mesures qui permettront sa réélection, dans un contexte de multiplication des conflits armés qui n’est propice ni à l’ouverture ni aux transitions politiques.

Jean-Nicolas BACH
Image principale

Quelle place pour l’Afrique subsaharienne dans le monde ?

Date de publication
14 janvier 2026
Accroche

En s’appuyant sur une approche extrinsèque, alliant histoire globale, géopolitique et relations internationales, ce papier tente de périodiser les modalités des relations de l'Afrique subsaharienne avec le reste du monde. Après un retour rapide sur les périodes précoloniales, coloniales et de Guerre froide, sont explorées plus spécifiquement les périodes 1990-2015 et 2015-2025.

Image principale

Un « faux départ » : l’avenir des chefferies coutumières en Afrique

Date de publication
24 février 2026
Accroche

Au-delà du seul cas du Burkina Faso, la cérémonie hebdomadaire du « faux départ » du Moro Naba, « l’empereur des Mossi » symbolise dans l'Afrique d’aujourd'hui la position paradoxale de dirigeants traditionnels jouissant d'une influence qui se situe en marge de la sphère politique moderne tout en conservant à la différence de celle-ci, une forte dimension religieuse.

Image principale

La politique russe de recrutement de combattants et d’ouvrières en Afrique subsaharienne

Date de publication
18 décembre 2025
Accroche

La guerre russo-ukrainienne, déclenchée le 24 février 2022, s’est rapidement internationalisée. La Russie et l’Ukraine se sont très vite efforcées de mobiliser leurs alliés afin d’obtenir un soutien politique et diplomatique, ainsi que des ressources militaires et économiques. Mais les deux belligérants ont aussi cherché à recruter des étrangers à titre privé pour soutenir leurs efforts de guerre respectifs. Cette politique est globale et s’étend de l’Amérique latine à l’Extrême-Orient. L’Afrique subsaharienne, dans ce panorama, présente un intérêt particulier car elle constitue un vivier de recrutement vaste et facilement accessible, en raison de taux de pauvreté élevés dans la plupart des pays de la zone conjugués à un important désir d’émigration.

Thierry VIRCOULON Horacio GIVONE
Crédits image de la page
Le président d'Angola João Lourenço
Photocosmos1/Shutterstock.com

Comment citer cette étude ?

Image de couverture de la publication
briefing_auge_angola_couv.png
Benjamin AUGÉ, « Bilan du premier mandat de João Lourenço : vers un monopole du pouvoir pour 2022-2027 ? », Briefings, Ifri, 17 février 2023.
Copier
Image de couverture de la publication
briefing_auge_angola_couv.png

Bilan du premier mandat de João Lourenço : vers un monopole du pouvoir pour 2022-2027 ?