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National Perspectives on Europe's De-risking from China

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Un rapport du European Think-tank Network on China (ETNC), juin 2024
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Depuis que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, l'a proposé pour la première fois en mars 2023, le concept de "de-risking" est devenu une préoccupation majeure de l'Union européenne (UE) dans la gestion de ses relations avec la Chine. Cependant, l'interprétation et les réponses politiques à ce concept varient à travers l'Europe, reflétant des perspectives nationales différentes.
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Drapeaux de l'UE et de la Chine, texture du mur en béton avec des fissures, arrière-plan grunge, concept de conflit militaire
Drapeaux de l'UE et de la Chine, texture du mur en béton avec des fissures, arrière-plan grunge, concept de conflit militaire
élections nigérianes
ETNC
Corps analyses

Le rapport de cette année du European Think-tank Network on China (ETNC), dont l'Ifri est un membre cofondateur, examine comment 21 États membres de l'UE et le Royaume-Uni considèrent et abordent le "de-risking" dans leur contexte national, y compris les mesures pratiques qu'ils ont prises pour mettre en œuvre cette politique qui fait couler beaucoup d'encre. 

Le rapport met en évidence la diversité des approches nationales de l'agenda européen en matière de réduction des risques. Il présente les débats internes des pays (ou leur absence), met en évidence les préoccupations et les risques communs associés à la Chine, suit les mesures de réduction des risques adoptées au niveau national et examine les obstacles potentiels à la réduction des risques de l'Europe vis-à-vis de la Chine. Au lieu d'une mise en œuvre uniforme et cohérente de la politique de l'UE, la situation ressemble davantage à un "jeu du téléphone", chaque pays suivant sa propre interprétation et sa propre approche. Le rapport propose une cartographie de ces perspectives nationales, en regroupant les pays en trois catégories : les partisans de la première heure, les partisans et les suiveurs, les adeptes de la prudence et les opposants.

 

France : Des sous-entendus chinois dans une quête plus large de sécurité économique

Dans ce rapport, John Seaman de l'Ifri explique que la France est un partisan du "de-risking", à la fois comme moyen de se prémunir contre un glissement vers un découplage plus profond avec la Chine et dans le cadre d'une approche plus large visant à renforcer la sécurité économique et à atteindre une plus grande souveraineté économique pour l'UE. À ce titre, la France est considérée comme un "défenseur de la première heure" de l'approche du "de-risking", dans la mesure où Paris a été un partisan proactif de cette approche avant même qu'elle ne devienne un concept directeur pour la Commission européenne. En effet, le pouvoir économique et les ambitions croissantes de la Chine sont une source d'inquiétude pour les autorités françaises et les entreprises françaises. Cependant, ils constituent une préoccupation parmi d'autres, car la politique de puissance sape de plus en plus les piliers d'un ordre économique plus libéral fondé sur des règles. En pratique, aux niveaux national et européen, la France a activement poursuivi le développement d'outils de politique industrielle offensifs pour stimuler la compétence et la résilience économiques, ainsi que des mesures défensives pour protéger les infrastructures critiques et les actifs économiques stratégiques et se prémunir contre les fuites de technologies et de savoir-faire clés. Bien que ces politiques soient considérées comme nécessaires, la France a également cherché à éviter de contrarier directement Pékin dans le processus.

 

Ce rapport est disponible uniquement en anglais ici : National Perspectives on Europe's De-risking from China (PDF) 

 

Découvrez les rapports de l'ETNC sur le site web du réseau : https://etnc.info/

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John SEAMAN

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Chercheur, Centre Asie de l'Ifri

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L’Asie est le théâtre d’enjeux multiples, économiques, politiques et de sécurité. Le Centre Asie de l'Ifri vise à éclairer ces réalités et aider à la prise de décision par des recherches approfondies et le développement d’une plateforme de dialogue permanent autour de ces enjeux.

Le Centre Asie structure sa recherche autour de deux grands axes : les relations des grandes puissances asiatiques avec le reste du monde et les dynamiques internes des économies et sociétés asiatiques. Les activités du Centre se concentrent sur la Chine, le Japon, l'Inde, Taïwan et l'Indo-Pacifique, mais couvrent également l'Asie du Sud-Est, la péninsule coréenne et l'Océanie.

Le Centre Asie entretient des relations institutionnelles suivies avec des instituts de recherche homologues en Europe et en Asie et ses chercheurs effectuent régulièrement des terrains dans la région.

Il organise à Paris tables-rondes fermées, séminaires d’experts, ainsi que divers événements publics, dont sa Conférence annuelle, avec la participation d’experts d’Asie, d’Europe ou des Etats-Unis. Les travaux des chercheurs du Centre et de leurs partenaires étrangers sont notamment publiés dans la collection électronique Asie.Visions.

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European Think-tank Network on China (ETNC)
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L’European Think-tank Network on China (ETNC) rassemble des experts sur la Chine de plusieurs instituts de recherche européens. Il se consacre à l’étude policy-oriented de la politique étrangère chinoise, des relations entre la Chine et les pays européens, ainsi que des relations entre la Chine et l’Union européenne. L’ETNC organise des échanges réguliers entre les chercheurs participants afin de développer la communauté de recherche sur la Chine en Europe. Ses travaux cherchent à informer et sensibiliser les décideurs européens ainsi que le grand public sur la façon dont l’Europe, en tant que groupement complexe d’acteurs, interagit avec la Chine, et sur l’impact que le développement de ce pays et l’évolution de son l’évolution de son rôle international auront sur l’avenir de l’Europe. Les discussions et les analyses du réseau ETNC adoptent une approche résolument ascendante, qui intègre les divers aspects des relations bilatérales entre les pays européens et la Chine ainsi que les points de convergence et de divergence des Etats membres de l’UE, afin de produire une analyse réaliste, complète et détaillée des relations sino-européennes. Les avis exprimés dans les rapports de l’ETNC relèvent de la seule responsabilité des auteurs et ne reflètent en aucun cas ceux de l’ensemble des membres de l’ETNC, des institutions participantes, ni des institutions auxquelles les auteurs sont affiliés.

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L'essor des véhicules électriques en Chine et le défi stratégique pour l'industrie automobile japonaise

Date de publication
29 avril 2026
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L'expansion rapide de la production chinoise de véhicules électriques redéfinit la concurrence mondiale dans le secteur automobile pour les constructeurs européens et japonais. Le Japon, pionnier des véhicules hybrides, peine à transposer ce leadership aux véhicules électriques à batterie (BEV), alors que les constructeurs chinois augmentent rapidement leur production et leurs exportations. Parallèlement, la domination chinoise dans la fabrication de batteries et le traitement des minéraux critiques met en évidence les vulnérabilités de l'industrie automobile japonaise. Ces évolutions créent un double défi : l'intensification de la concurrence sur les marchés des véhicules électriques (VE) et la dépendance persistante vis-à-vis des chaînes d'approvisionnement contrôlées par la Chine.

Aya ADACHI
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Le Japon : nouvel acteur stratégique dans l'Indo-Pacifique

Date de publication
28 avril 2026
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Confronté à un triple front autoritaire et nucléaire incarné par la Chine, la Russie et la Corée du Nord, ainsi qu’aux atermoiements de son allié américain, le Japon accélère la normalisation de sa posture de défense. Il investit massivement dans ses capacités militaires et assouplit ses contraintes politico-juridiques afin de mieux assurer sa propre protection, mais aussi de s’affirmer comme un partenaire de sécurité central, crédible et recherché, en Asie comme au-delà. La rhétorique désormais assumée de la Première ministre Sanae Takaichi à l’égard de Pékin illustre cette bascule stratégique.

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Crise dans le détroit d’Ormuz : un stress test pour Taïwan aux enjeux globaux

Date de publication
17 avril 2026
Accroche

L’opération militaire de grande ampleur menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran a entraîné une riposte iranienne ayant provoqué la destruction partielle d’infrastructures de liquéfaction de gaz naturel et une perturbation sévère du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. Les économies d’Asie de l’Est – la Corée du Sud, le Japon et Taïwan en particulier – sont fortement exposées à cette crise en raison de leur dépendance aux importations de gaz naturel liquéfié (GNL) pour leur production d’électricité.

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Emmanuel Macron au Japon et en Corée du Sud : une opportunité historique pour le rapprochement euro-asiatique

Date de publication
02 avril 2026
Accroche

Le président Emmanuel Macron effectue une tournée au Japon et en Corée du Sud à un moment où les intérêts entre ces trois pays n’ont jamais été aussi alignés, et plus largement entre l’Europe et les démocraties d’Asie de l’Est.

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Patrik ANDERSSON, Frida LINDBERG, John SEAMAN, « National Perspectives on Europe's De-risking from China », Chapitre d'ouvrage, Ifri, 28 juin 2024.
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