La classe moyenne en faveur de la démocratie ? Un lieu commun à l’épreuve du cas ougandais
Les classes moyennes ont parfois été présentées comme une garantie pour la démocratie. Les études qui établissent une corrélation positive (à ne pas confondre avec un lien de causalité) utilisent souvent les données économiques nationales pour définir les classes moyennes et les comparent au type de régime en place.
Au-delà du problème récurrent de l’absence de définition commune du terme « classe moyenne », ces études ne donnent pas d'indications sur la façon dont les groupes concernés pensent, et plus encore, agissent, ce qui laisse en suspens des questions essentielles : comment la pensée et l'action « démocratiques » se manifestent-elles, en particulier sous un régime non démocratique ? Le vote dans un système autoritaire est-il l'expression d'un droit démocratique ou la légitimation d'un régime qui organise des élections de façade ? La décision de ne pas participer à une manifestation pour réclamer des élections libres est-elle la marque d’un soutien silencieux au régime en place, quand bien même de violentes répercussions seraient à craindre ?
Le texte complet est disponible en anglais : A Democratic Middle Class? Testing a Common Notion in Uganda
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
ISBN / ISSN
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
La diaspora congolaise en France : histoire, sédentarisation et transmigration
À rebours d’une vision homogène de la diaspora congolaise, cette étude montre que celle-ci s’est sédentarisée en France tout en maintenant des liens politiques, économiques et affectifs avec la République démocratique du Congo (RDC), faisant de cet entre-deux un espace de mobilisation, de transmigration et d’engagement aux effets aussi importants qu'ambigus.
Gouvernance des mobilités : le hub djiboutien entre stratégies d’influence et souveraineté
Dans la Corne de l'Afrique, la multiplication des crises — conflits au Soudan et en Éthiopie, dérèglements climatiques — a porté le nombre de déplacés à 26,3 millions de personnes. Au cœur de ces flux, Djibouti s'impose comme un point de passage incontournable entre la région et la péninsule Arabique. Si les flux migratoires y ont bondi de 72 % en 2024, Djibouti n'est pas seulement un territoire de transit : il est devenu un enjeu diplomatique et sécuritaire, où l'Union européenne et l'OIM projettent leurs politiques d'externalisation migratoire, révélant des rapports de force qui dépassent largement la gestion humanitaire des mobilités.
La cybercriminalité en Afrique centrale : typologie, expériences et gestion par les pouvoirs publics
La présente Note examine la montée en puissance de la cybercriminalité en Afrique centrale et la réponse des États concernés.
Les vecteurs et moyens de l’influence extérieure grandissante du Rwanda de Paul Kagame
Le Rwanda de Paul Kagame mène depuis trois décennies une politique étrangère visant à accroître les investissements directs à l’étranger (IDE) vers l’économie nationale, à maximiser les coopérations militaires et les échanges de renseignements et à travailler à la promotion d’un modèle de reconstruction étatique post-génocide.