Les méandres d’une transition : Un an après la fin de l’occupation, faut-il craindre un retour de l’Irak à la dictature ?
Un an depuis la fin officielle de l’occupation américaine et alors que les transitions se poursuivent dans le monde arabe, l’Irak ouvre un nouveau chapitre de son histoire. Or c’est moins vers un système plus « démocratique » que le pays semble s’orienter, mais, au contraire, vers l’établissement d’un nouveau régime politique autoritaire.
Illustration de l’échec d’une démocratie importée de l’extérieur et par la force, l’Irak reste frappé par une violence structurelle, des attentats quasi quotidiens et l’absence d’un État de droit fonctionnel. Ces dernières semaines étaient ainsi marquées par une ample vague de contestation intérieure, émanant de la communauté sunnite mise en marge du gouvernement depuis 2003.
Les débats et réflexions se déployant sur l’après-« Printemps arabe » ne peuvent faire l’économie d’un retour critique sur le cas de la transition irakienne telle qu’elle s’est ouverte au printemps 2003 avec l’effondrement du régime de Saddam Hussein. Sous l’apparence d’une dynamique politique rythmée par plusieurs élections et l’adoption d’une nouvelle Constitution en 2005, l’objectif de démocratisation porté par les États-Unis demeure encore à ce jour un horizon incertain. L’Irak semble même en passe d’opérer son retour vers la dictature.
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
ISBN / ISSN
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Téléchargez l'analyse complète
Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.
Les méandres d’une transition : Un an après la fin de l’occupation, faut-il craindre un retour de l’Irak à la dictature ?
Centres et programmes liés
Découvrez nos autres centres et programmes de rechercheEn savoir plus
Découvrir toutes nos analysesL’Iran face à la recomposition de son environnement régional. Entre survie du régime et isolement stratégique
La guerre de quarante jours déclenchée le 28 février 2026 par l’offensive israélo-américaine contre l’Iran a ouvert une nouvelle phase dans l’histoire des relations entre la République islamique et ses voisins. Si le régime a démontré une capacité de résilience face à une campagne militaire d’une ampleur inédite depuis la guerre Iran-Irak (1980-1988), sa survie ne doit pas être confondue avec une victoire stratégique. Comme le révèle la séquence actuelle, la République islamique conserve une capacité de nuisance importante mais voit simultanément se réduire ses réseaux d’influence au Moyen-Orient, ses coopérations économiques dans la zone et les acquis diplomatiques de l’accord de mars 2023, conclu avec l’Arabie saoudite, sous l’égide de la Chine.
La politique allemande envers Israël : dépassée depuis le 7 Octobre
Peu de pays ont été aussi profondément affectés par les attaques du 7 octobre et la guerre à Gaza qui a suivi que l’Allemagne. Il ne s’agit pas simplement d’une controverse politique. Cela reflète un problème structurel plus profond : la politique allemande envers Israël repose depuis longtemps sur deux principes directeurs, une responsabilité historique particulière à l’égard d’Israël, héritée de l’Holocauste, et un engagement ferme en faveur de normes universalistes, avant tout le droit international et les droits de l’homme.
L'escalade dans la continuité : la politique étrangère de l’Espagne envers Israël et la Palestine après le 7 octobre
Au cours des deux dernières années, l’Espagne s’est imposée comme l’un des pays les plus vocaux dans son soutien à la cause palestinienne. Si Madrid s’est initialement alignée sur la position européenne dominante, reconnaissant le droit d’Israël à se défendre après les attaques du 7 octobre, elle s’en est rapidement distinguée de la plupart des États membres de l’Union européenne (UE) en remettant en question, puis en condamnant, la conduite de la guerre par Israël à Gaza.
La reconnaissance de la Palestine par l'Australie : un cas où le statu quo prime sur la responsabilité
Les attentats terroristes perpétrés par le Hamas contre Israël le 7 octobre 2023 ont coûté la vie à plus d’un millier d’Israéliens, modifiant irrévocablement la perception internationale du conflit israélo-palestinien. Le gouvernement australien a fait part de son profond choc et de son dégoût face aux attaques du Hamas, tout en réaffirmant son soutien diplomatique et politique indéfectible à Israël. Mais à mesure que la riposte israélienne s’est davantage orientée vers la vengeance et qu’elle a servi de prétexte pour réaliser le rêve idéologique de longue date d’un Grand Israël, le soutien de l’Australie s’est fait plus discret et conditionnel.2 Cela a abouti à l’adhésion de l’Australie à la Grande-Bretagne, à la France et au Canada pour reconnaître officiellement un État palestinien lors de l’Assemblée générale des Nations unies en septembre 2025.