Retours sur Sangaris. Entre stabilisation et protection des civils
En décembre 2013, la France lançait l'opération Sangaris en République centrafricaine. Avec quels résultats pour la stabilisation du pays et la protection des civils ?
En décembre 2013, la crise que traverse la République centrafricaine depuis dix ans dégénère en une guerre civile qui fait craindre des violences de masse sur des lignes communautaires. Afin de mettre fin au chaos, les Nations Unies mandatent la France pour conduire une intervention militaire, sa septième dans le pays depuis 1960. En tant que « bridging operation », Sangaris a pour objectif d’établir les conditions permettant de passer le relais aux missions de maintien de la paix de l’UE et de l’ONU, censées travailler à rétablir la sécurité sur le long terme. Deux ans après son lancement, le temps est venu d’évaluer l’efficacité militaire de Sangaris au regard des moyens limités qui lui avaient été alloués. L’opération a montré comment des adaptations tactiques et opératives pouvaient, jusqu’à un certain point, compenser le manque de ressources. Néanmoins, de tels ajustements ne sont pas sans risque et peuvent nuire à la durabilité des effets obtenus. La protection des civils est l’autre enjeu principal. Dans un contexte de moyens limités, « protéger, c’est choisir », c’est-à-dire faire face à des dilemmes de protection et de responsabilité dont les décideurs doivent être conscients avant de s’engager dans de telles missions.
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
ISBN / ISSN
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.
Retours sur Sangaris. Entre stabilisation et protection des civils
Comment les changements de l’opinion publique ont-ils influencé ou contraint les choix de politique étrangère dans votre pays ? Le cas français
En France, la politique étrangère fait partie de ce que l’on appelle le « domaine réservé » du président de la République. Depuis qu’il est entré en fonction, Emmanuel Macron n’a – à notre connaissance – jamais reconnu une quelconque influence de l’opinion publique sur sa politique étrangère.
Faire face à l'arsenal russe hypervéloce : défis et solutions pour l'Europe.
Depuis février 2022, les frappes de missiles et de drones à longue portée russes contre l'Ukraine rappellent presque quotidiennement ce que les États européens pourraient affronter dans une guerre contre la Russie. Les mêmes systèmes d'armes qui frappent les infrastructures et les centres de population ukrainiens seraient dirigés contre des cibles militaires et civiles européennes dans toute confrontation entre la Russie et l'OTAN. À mesure que la production russe de missiles s'accélère et que son arsenal se diversifie, l'Europe doit se confronter à une question inconfortable : comment dissuader, et le cas échéant combattre, l'arsenal de frappe russe à longue portée ?
Identifier la menace terroriste avec lucidité et objectivité
Il y a 20 ans, en 2006, le gouvernement français a produit un Livre blanc sur la sécurité intérieure face au terrorisme. Un passage de ce document expliquait pourquoi la France rejetait le concept américain de « guerre globale contre le terrorisme », bien que des soldats français aient été déployés en Afghanistan dès 2001 au sein de la coalition menée par les Etats-Unis. La raison principale était juridique : qui dit guerre, dit législation d’exception. Mais elle était aussi stratégique : dans la mesure où des ressortissants de pays occidentaux rejoignent des groupes djihadistes, reconnaître un état de guerre pourrait conduire sur la pente glissante vers la guerre civile.
Convaincre pour vaincre. La France et la structuration d’une doctrine de guerre informationnelle
La guerre n’est pas seulement une affaire de force : elle se joue aussi — peut-être d’abord — dans les esprits. Ce constat ancien prend une acuité inédite à l’ère de la lutte informationnelle, avec trois confrontations récentes qui ont imposé ce domaine comme priorité stratégique : au Moyen-Orient, en Afrique et face à la Russie.