Les ambitions de Vladimir Poutine (et son influence) vont bien au-delà de la Syrie
Finalement, il ne viendra pas. Alors que François Hollande déclarait il y a quelques jours se "poser la question" de recevoir Vladimir Poutine mercredi prochain, en raison des "crimes de guerre" commis par le régime de Bachar al-Assad à Alep avec le soutien de l'aviation russe, l'homme fort du Kremlin a mis fin au suspense.
Ce mardi 11 octobre, Vladimir Poutine a décidé d'annuler sa visite du 19 octobre, programmée de longue date dans le cadre de l'inauguration à Paris du "Centre spirituel et culturel orthodoxe russe". L'Elysée lui avait proposé une "réunion de travail" sur la Syrie avec François Hollande, qui devait lui dire des "vérités", mais sans l'accompagner à cette inauguration.
Un désaccord qui illustre le dialogue de sourds actuel entre la Russie et la France, et plus largement avec les Occidentaux, trois jours après que Moscou a opposé son veto à une résolution française sur un cessez-le-feu à Alep au Conseil de sécurité de l'Onu. Et confirme que même isolé, Vladimir Poutine donne toujours le tempo.
Certains candidats veulent se rapprocher de Vladimir Poutine et de Bachar Al-Assad
Les partis politiques en Russie
Le Rapport annuel sur l’état de la Russie présente l’expertise de l’Observatoire sur un large éventail de thématiques — économie, politique intérieure/société, régions, politique étrangère/défense, relations franco-russes. Réunissant les contributions d’une cinquantaine d’auteurs renommés, il offre une photographie analytique complète et opérationnelle de la Russie d’aujourd’hui. Ouvrage de référence, le Rapport de l’Observatoire est présenté chaque année lors du Forum économique international de St-Pétersbourg (SPIEF) et à l’occasion d’un grand colloque franco-russe à Paris.
La modernisation de l’économie russe : les causes de l’échec
Cette note analyse les tentatives de modernisation de l’économie russe à l’époque postsoviétique et les raisons de leur échec. À la différence de plusieurs études sur le sujet, l’auteur montre que cet échec est la conséquence directe de choix politiques et souligne que le concept de modernisation contredit la politique menée actuellement par les dirigeants russes.
Comment Vladimir Poutine est devenu le maître du jeu en Syrie
En un an d'interventions militaires aux côtés de Bachar el-Assad, la Russie a changé la donne en Syrie. Un engagement cynique, sans pitié, qui a profité de la passivité des Etats-Unis
Un an tout juste après leurs premiers bombardements aériens russes en Syrie, ce vendredi, les civils des quartiers est d'Alep mesurent au quotidien le soutien direct apporté par Vladimir Poutine à Bachar el-Assad. Aux innombrables barils artisanaux d'explosifs largués par les aéronefs du régime ont succédé des armes plus sophistiquées. Les missiles perforants capables de réduire un immeuble en tas de gravats pénètrent jusque dans les caves, où dorment les assiégés et où sont parfois installés des hôpitaux de fortune.
La première opération militaire d'envergure de la Russie, en dehors de sa périphérie, depuis le retrait des troupes soviétiques d'Afghanistan en 1989, a rebattu les cartes en Syrie. Avant le 30 septembre 2015, le régime de Bachar el-Assad accumulaient les revers militaires, notamment à Idlib et Palmyre et voyait les régions littorales menacées par un nouveau front.
"Assad avait lui-même reconnu qu'il manquait de ressources militaires, la Russie a sauvé le régime et permis d'en stabiliser les lignes. Toute la dynamique militaire du conflit a changé", rappelle le politologue Ziad Majed, spécialiste de la Syrie. Mieux: il lui a permis de repasser à l'offensive, même si les gains territoriaux, en comptant la reprise de Palmyre à Daech, restent minimes - 2% du territoire.
Alep, l'apocalypse
Que fait l'ONU, et quels sont les véritables buts de guerre de la Russie en Syrie?
« Ankara est en train de devenir le vassal implicite de Moscou »
Nord Stream 2 : garder la tête froide
Depuis l’annonce du projet gazier Nord Stream 2 en juin 2015, les débats sur les conséquences de ce projet sur l’Europe font rage et entremêlent des arguments politiques, économiques et commerciaux.
Yahoo!, victime de la "cyberguerre froide" ?
Le piratage massif des comptes de Yahoo!, qui s'estime attaqué par un Etat, pourrait être un nouvel exemple d'une "cyberguerre froide" menée par des pays comme la Russie ou la Chine, mais rien ne sera jamais prouvé.
Quels enjeux pour la Russie au lendemain des élections législatives?
Alors que le parti de Vladimir Poutine obtient la majorité à la Douma suite aux élections législatives, les contestations ne manquent pas, tant à l'intérieur du pays, qu'au niveau international. Quels enjeux et perspectives se dessinent pour la Russie et pour les futures élections présidentielles de 2018?
Le cyberespace, l’autre champ de bataille entre Moscou et Washington
Alors que la coopération russo-américaine en Syrie semble de plus en plus difficile, Moscou et Washington ne cherchent pas à dissimuler l’état de quasi-guerre froide qui les anime dans le cyberespace. En juin, en pleine convention démocrate, la publication par WikiLeaks de 20 000 courriels, montrant combien l’appareil du parti a favorisé Hillary Clinton et a multiplié les coups bas pour discréditer son opposant, Bernie Sanders, avait suscité une grande confusion aux Etats-Unis. Or, derrière ce piratage informatique, les services américains avaient pointé la responsabilité de hackeurs russes, puis avaient ouvert une enquête sur l’existence d’une vaste opération d’influence du Kremlin visant à s’immiscer dans le scrutin présidentiel de novembre...
La Russie
Elections législatives, situation économique, politique extérieure de Poutine : où en est la Russie ?
Peut-on évaluer l'autoritarisme d'un gouvernement à sa politique numérique ? L'exemple russe
La politique numérique russe est significative à bien des égards. Elle est un décalque de la politique générale du Kremlin, avec un mélange entre la franchise autoritaire du grand empire et les sales coups du pays dominés, qui la rend si particulière. Mais en réalité, comment peut-on évaluer le niveau d’autoritarisme d’un pays à l’aune de sa politique numérique ?
Les élections législatives dans une Russie en crise
Les Russes éliront le 18 septembre 2016 leurs députés. Le scrutin désignera les 450 députés de la Douma d’Etat et certains gouverneurs régionaux. Les élections devaient initialement se tenir en décembre 2016, elles ont été avancées à septembre par le pouvoir. La campagne a eu lieu de fait pendant l’été. Une campagne atone, « la plus apathique depuis dix ans », selon le Comité d’initiatives civiles et le mouvement Golos, l’ONG de défense des droits des électeurs dissoute fin juillet 2016. Le parti de la majorité, Russie Unie, devrait sans surprise être en tête des suffrages malgré une crise économique qui affecte la vie des Russes.
Vladimir Poutine est-il plus fort que jamais?
A quelques jours d'élections législatives présentées comme jouées d'avance, comment le président russe est-il redevenu incontournable, en Russie et dans le monde ?
La Russie après les crises ukrainienne et syrienne
L'intervention en Syrie permet à Moscou d'imposer une nouvelle image de sa puissance : une force qui conteste le rôle central de l'Occident, en s'appuyant sur la modernisation de l'appareil militaire et le soutien de l'opinion. La Russie y a gagné un nouveau rôle, mais la question de base de ses relations avec les pays occidentaux reste ouverte.
La Russie face à une nouvelle « question d'Orient »
Le spectaculaire retour de la Russie au Moyen-Orient fait écho à des intérêts nationaux très concrets. En manoeuvrant entre les acteurs de la région, Moscou pense aux problèmes caucasiens, se pose en partenaire fiable et nécessaire de l'Occident, et affiche l'efficacité de sa puissance militaire.
S-300: comment la Russie peut-elle entraver les capacités aériennes occidentales?
Cette semaine, l’Iran a reçu ses premiers missiles anti-aériens S-300. Les Russes de leur côté, disposent de versions encore plus évoluées de ce missile sol-air, et ont élaboré tout un réseau de défense le long de leurs frontières européennes. Certaines zones comme la Crimée, et dans une moindre mesure la Syrie autour de Lattaquié sont aujourd’hui quasiment « sanctuarisées », car les S-300 et leurs dérivés, compliqueraient sérieusement une attaque aérienne venant d’un potentiel adversaire de la Russie.
Intervention turque en Syrie : "Erdogan s'est rendu compte qu'il fallait combattre Daech "
Invité sur Europe 1, Dominique Moïsi, conseiller spécial à l'Ifri analyse les motifs de l'intervention au sol turque en Syrie lancée mercredi.
Les ressorts de l’intervention russe en Syrie
« On comprend parfaitement que tout ne dépend pas des États-Unis. Une part importante de responsabilité repose sur les épaules d’autres acteurs essentiels dans l’arène internationale, parmi lesquels une place éminente appartient à la Russie.(1) »
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