Turquie
Les élections présidentielles et législatives qui se sont tenues en Turquie au mois de mai 2023 ont consacré la victoire de la coalition à coloration islamo-nationaliste emmenée par Recep Tayyip Erdoğan. La crise économique, les effets dévastateurs du tremblement de terre du mois de février, la dégradation du dossier kurde et la multiplication des menaces géopolitiques ont sans doute avantagé les sortants, malgré un effort inédit de l’opposition pour promouvoir la nécessité d’une alternance. Qu’attendre de ce nouveau mandat d’Erdoğan, qui sera en principe le dernier ?
Fort des travaux de son programme Turquie contemporaine fondé en 2008, l’Ifri intensifie ses analyses dans une approche prospective avec le projet de recherche « Turquie 2050 ». La politique intérieure, l’économie et la diplomatie turques seront scrutées pour en éclairer les points aveugles, afin d'anticiper les tendances à venir.
Erdogan cherche à étendre son influence en Afrique
Le président turc a débuté dimanche une visite en Angola, au Togo et au Nigeria ; son offensive sur le continent africain comporte désormais un volet sécuritaire.
Conflits en Méditerranée orientale : des stratégies contradictoires à la double approche de l'Allemagne et de la France
Ces dernières années, la Méditerranée orientale est devenue la scène d'un conflit de plus en plus internationalisé et militarisé, aux enjeux multiples et interconnectés, et une arène où une variété croissante d'acteurs projettent leurs ambitions géopolitiques.
De la Turquie à l'Iran : le pari du rapprochement
Une semaine après la chute du gouvernement afghan et le retour des talibans, Ankara affiche sa volonté de dialoguer avec le nouveau pouvoir. Au risque de froisser ses partenaires de l’OTAN et une partie de sa population.
La politique migratoire, talon d’Achille de l’Union Européenne
Depuis le début de l’année, près de 4 000 demandeurs d’asile, en majorité des Irakiens, sont arrivés en Lituanie en passant par le Belarus. Une nouvelle illustration de l’instrumentalisation des personnes réfugiées et de l’utilisation de la non-coordination des Européens sur la politique migratoire communautaire par des pays voisins, analyse Matthieu Tardis, chercheur au Centre migrations et citoyenneté de l’Ifri.
Comment la Turquie pousse ses pions à Chypre
Recep Tayyip Erdogan a commémoré à Chypre Nord les 47 ans de l'intervention militaire turque dans l'île, coupée en deux depuis lors. Ankara installe une base de drones sur l'île.
La Turquie et le conflit chypriote - Entretien avec Dorothée Schmid
Le 20 juillet 2021, Recep Tayyip Erdoğan s'est rendu à Chypre Nord pour célébrer les 47 ans de l’opération Attila de 1974, intervention militaire turque en réaction à un coup d’État visant l’annexion de l’île à la Grèce.
Recep Tayyip Erdogan renforce son emprise sur la partie turque de Chypre
Le président turc, lors d’une visite de deux jours en République turque de Chypre du Nord, a réitéré son soutien à une solution à « deux Etats distincts ».
La méthode turque en Méditerranée : l'emprise sur Chypre-Nord
Le 20 juillet 2021, le président turc Recep Tayyip Erdoğan a célébré avec son homologue chypriote turc Ersin Tatar le 47ème anniversaire de l’intervention militaire turque à Chypre Nord. Cette cérémonie acte le réinvestissement stratégique du dossier chypriote par la Turquie.
Retour aux "traditions" : l'évolution du positionnement turc à propos du conflit chypriote
Lorsque le Parti de la justice et du développement (AKP) arrive au pouvoir en 2002, le parti défend une solution bi-communale fédérale sur le dossier chypriote et soutient le Plan Annan qui prévoit la réunification de l’île.
Bientôt une "guerre des drones" ?
Défense : demain, des guerres sans soldats ? La France doit se préparer à la "guerre des drones", selon le Sénat. En 2017, Mustafa Suleyman, responsable de DeepMind chez Google, déclarait que les "armes offensives autonomes (...) permettront des conflits armés à une échelle jamais vue auparavant et à des vitesses difficiles à concevoir pour les humains".
Erdogan et l’Occident : le double jeu ? Une Leçon de géopolitique #43 - Le Dessous des cartes | ARTE
Cette semaine, bilan sur la Turquie à l’occasion du sommet de l’OTAN du 14 juin 2021. Pour en parler, Émilie Aubry reçoit Dorothée Schmid, chercheure associée à l’IFRI et spécialiste des questions méditerranéennes et de la politique turque. Lors de ce sommet de l’OTAN à Bruxelles, Recep Tayyip Erdogan est apparu tout sourire auprès de ses homologues occidentaux.
Mavi Vatan ou la « Patrie bleue », la doctrine juridique et géopolitique qui guide l’activisme de la Turquie en Méditerranée orientale.
Qu'est-ce que Mavi Vatan, ou « Patrie bleue », la doctrine juridique et géopolitique qui guide l’activisme de la Turquie en Méditerranée orientale ?
Les Grecs pourront renvoyer les demandeurs d'asile vers la Turquie considérée comme "pays tiers sûr"
Le ministère grec des Migrations a annoncé, lundi, qu’Athènes reconnaissait désormais la Turquie comme "pays tiers sûr" pour les demandeurs d’asile originaires de Syrie, d’Afghanistan, du Pakistan, du Bangladesh et de Somalie. Une décision qui pourrait avoir de graves conséquences pour les exilés originaires de ces pays. Explications de Matthieu Tardis, chercheur au centre Migration et citoyenneté de l’Ifri.
Turquie : un ancien chef mafieux peut-il fragiliser Erdogan ?
Le chef mafieux turc en exil Sedat Peker accuse dans des vidéos Youtube de hauts responsables de divers crimes. Il dit être à Dubaï mais il pourrait être n’importe où ailleurs, tant est impersonnel le décor de ses vidéos, toujours le même, un studio, peut-être une chambre d’hôtel sans fenêtre et qu’il agrémente parfois d’un filtre comme la crise sanitaire nous a appris à faire sur les logiciels de réunion en ligne…
Géopolitique : Poutine-Erdogan, l'entente brutale
L'un est calculateur au sang froid, l'autre tribun exalté. Mais les présidents russe et turc ont en partage leur aversion de l'Occident et leur soif de pouvoir. Héritiers d'empires rivaux, tous deux tirent parti de leur relation. Même si Moscou n'apprécie guère les intrusions d'Ankara dans le Caucase ou en Ukraine.
France vs. Turquie en Méditerranée orientale : une rivalité géopolitique entre un "gardien" de l'ordre ancien et une puissance émergente défiante
Le bras de fer franco-turc des derniers mois est avant tout une compétition géopolitique d'influence en Méditerranée orientale. Il doit être compris à la lumière de la montée de la Turquie en tant que puissance émergente en quête d’autonomie géostratégique et du malaise de la France face à l’affirmation croissante d’Ankara dans une région que Paris considère traditionnellement comme faisant partie de sa sphère d’influence.
Russia and Turkey. Strategic Partners and Rivals
L’année 2020, particulièrement tumultueuse, a mis à l’épreuve les institutions internationales et de nombreux liens bilatéraux.
Mavi Vatan, la « Patrie bleue » : Origines, influence et limites d’une doctrine ambitieuse pour la Turquie
Faut-il rompre avec Erdogan ?
À l’heure où Recep Tayyip Erdogan multiplie les réformes liberticides, que les contours de la campagne présidentielle turque de 2023 se dessinent, faut-il tourner le dos à Erdogan ?
Patrie Bleue : la Turquie à la conquête des mers
Le contentieux entre la Turquie et la Grèce n'est pas nouveau. Or, ces dernières années, la découverte de ressources énergétiques et le contexte sécuritaire ont ravivé les craintes. Erdogan multiplie les provocations et reprend à son compte le concept de Patrie Bleu mais que signifie-t-il vraiment ?
Dérive autoritaire en Turquie
« L'idée est de poursuivre le remplacement dans les institutions de toutes les personnalités qui seraient en désaccord avec la ligne officiel de l'AKP, le parti du président Erdogan ».
Turquie : coup d'Etat avorté mais nouvelle ère pour l'autoritarisme ? / Repenser la stratégie militaire contre le terrorisme
Après l'échec du coup d'Etat en Turquie, le Président Erdogan a-t-il désormais tous les pouvoirs ? En deuxième partie, réflexion sur la lutte contre le terrorisme après l'attaque de Nice. Comment mener le combat contre un ennemi qui ne respecte aucune règle ?
Turquie : "Après ce putsch, la contestation sera impossible"
Le président Erdogan va profiter du coup d'Etat avorté pour affaiblir plus encore l'opposition, selon Dorothée Schmid, spécialiste de la Turquie à l'Institut français des relations internationales (Ifri)..."Dans un système aussi verrouillé et personnalisé, dans un pays où au moins un tiers de la population adule Erdogan, c'est impossible de réussir un coup d'État sans régler ce qui lui arrivera après le putsch. Il y a eu tellement de ratés dans cette opération que je doute qu'ils aient eu une solution politique très claire. Comment auraient-ils géré le pouvoir? Je n'ai pas l'impression qu'il y ait une profondeur politique à ce coup d'État"...
Après l'attentat d'Istanbul, qu'en est-il de la Turquie ?
L'attentat du 12 janvier à Istanbul a coûté la vie à dix touristes allemands et fait 17 blessés à quelques centaines de mètres de la basilique Sainte-Sophie et de la Mosquée bleue. Il rappelle celui d'octobre dernier devant la gare d'Ankara, également attribué aux djihadistes qui a tué 103 personnes. Depuis la police turque a multiplié les coups de filet dans les milieux djihadistes ainsi que renforcé les contrôles frontaliers pour tenter d'endiguer le flux des recrues étrangères qui rejoignent Daesh en Syrie. Les attentats peuvent-ils remettre en cause l'adhésion de la Turquie à l'Europe ?
La fragilité d'Erdogan, une menace pour le Moyen-Orient
Il y a cinq ans, au début de ce que l'on appelait encore le Printemps arabe, l'heure de la Turquie semblait être venue. Humiliée « à l'Ouest » par une Union européenne, qui, après lui avoir fait de fausses promesses, lui avait signifié qu'elle ne voulait vraiment pas d'elle dans son club, la Turquie retrouvait au Moyen-Orient une fierté et une légitimité économique, sociale et politique qui faisaient oublier, pour partie au moins, son passé impérial. Les héritiers de l'empire ottoman apparaissaient comme un modèle incontournable.
Terrorisme, réfugiés, PKK : Erdogan face au défi sécuritaire
Table ronde d'actualité internationale en partenariat avec Libération : Terrorisme, réfugiés, PKK : Erdogan face au défi sécuritaire. Avec Dorothée Schmid, Emre Demir et Marc Sémo.
Attentat à Istanbul: "C'est l'image de la Turquie qui est aujourd'hui en cause"
Une forte explosion a secoué ce matin tout le centre d’Istanbul vers 10h20, faisant au moins 10 morts, dont 8 Allemands, et 15 blessés. L'attaque a été perpétrée à quelques mètres de l'ancienne basilique Sainte-Sophie et de la grande mosquée de Sultanahmet, au cœur du quartier touristique et historique de la métropole turque. C'est la première fois que l'Allemagne, où il y a une forte immigration turque, a été la victime principale d'une attaque terroriste. Selon Ankara, l'auteur de l'attentat, d'origine syrienne, appartient à l'EI.
La Turquie : élections législatives
A la veille des élections législatives en Turquie dominent tensions, peur, censure.... Erdogan accentue la voie autoritaire, tandis que le conflit syrien qui déstabilise toute la région et le double jeu de la Turquie avec la question djihadiste pèsent dans un contexte de fiasco sécuritaire après le terrible attentat devant la gare d’Ankara, le 10 octobre dernier. Au-delà de l’impasse politique, le pays est il véritablement au bord du chaos ?
Turquie : Erdogan tout-puissant ou fragile ?
Angela Merkel s'est rendue mi-octobre à Ankara, pour y discuter de plusieurs sujets urgents avec le président turc Recep Tayyip Erdogan. Crise des réfugiés, terrorisme, montée des tensions au Moyen-Orient: autant de questions brûlantes et partagées entre la Turquie et ses alliés occidentaux. Pourtant, la confiance est nettement ébranlée et le dialogue tout sauf fluide. Si la chancelière appelle à resserrer les rangs dans l'adversité et à travailler davantage avec les Turcs, elle a aussi redit clairement que la Turquie n'a pas vocation à faire partie de l'Union européenne. Erdogan ne se prive pas de son côté de critiquer ses alliés européens, moquant régulièrement leur légendaire faiblesse face aux difficultés et aux crises.
Crise migratoire : nouveau pivot de la diplomatie turque
La visite d’Angela Merkel à Ankara à quinze jours des élections a suscité une vive réprobation dans l’opposition turque. Pour le président Erdogan en revanche, ces négociations arrivent évidemment à point nommé et permettent à la Turquie de sortir de son isolement diplomatique. La crise migratoire est-elle a dernière carte diplomatique d’Ankara ? Après le renversement des Frères musulmans égyptiens par le général Al-Sissi en 2013, la Turquie a-t-elle perdu une occasion rêvée de devenir le leader de l’islam politique dans la région ?
Invité(s) :
Dorothée Schmid, docteur en science politique et directrice de recherche à l’Institut français des relations internationales (IFRI), responsable du programme «Turquie contemporaine»
Pierre Puchot, reporter Maghreb et Moyen-Orient à Mediapart
Barcin Yinanc, journaliste à Hurriyet Daily News, spécialiste des questions internationales
La Turquie à l'heure des choix
Où va la Turquie ? C'est sur cette problématique que les invités Jean Bizet, Sylvain Kahn, Dorothée Schmid et Nedim Gürsel débattent en direct.
Avec :
Dorothée SCHMID, Responsable Turquie/Moyen Orient- IFRI
Jean BIZET, Président de la commission des Affaires européennes
Sylvain KAHN, Spécialiste de l'Union européenne
Nedim GÜRSEL, Écrivain turc
Présenté par Sonia MABROUK.
Attentat en Turquie : trois suspects nommés par le gouvernement
Quatre-vingt-six morts et plus de deux-cents blessés, le bilan des deux explosions survenues à Ankara est lourd. Cet attentat n'a toujours pas été revendiqué, mais le gouvernement turc évoque l'État islamique, le gouvernement d'extrême gauche turc, et le PKK comme principaux suspects. Dorothée Schmid, responsable du programme "Turquie contemporaine" à l'IFRI, "le président de la République se garde bien de désigner son propre camp comme pouvant éventuellement être responsable des attaques".
Attentats en Turquie : un but politique intérieur derrière cette attaque
Quatre-vingt-six morts et plus de deux-cents blessés, le bilan des deux explosions survenues à Ankara est lourd. À trois semaines d'élections législatives cruciales dans le pays, cet attentat semble clairement avoir un but politique intérieur. Pour Dorothée Schmid, responsable du programme "Turquie contemporaine" à l'IFRI, "on est en train de revenir aux moments les plus opaques de la politique turque".
« Les attentats d’Ankara vont sans doute désenclaver la question kurde »
Deux jours après le double attentat qui a tué quatre-vingt-dix-sept personnes, samedi 10 octobre à Ankara, les autorités turques ont désigné l’organisation Etat islamique comme « suspect numéro un » de cette attaque et ont démenti toute défaillance des services de sécurité. Elles ont également confirmé la tenue des élections législatives le 1er novembre.
Dorothée Schmid, chercheuse et directrice du programme Turquie contemporaine à l’Institut français des relations internationales (IFRI), revient sur les conséquences de cet attentat pour la Turquie.
Le HDP "a fait campagne sur des thématiques de gauche"
La journée de dimanche 7 juin restera gravée dans l'histoire pour le peuple turc. Lors des élections législatives, le parti AKP du président Erdogan a perdu la majorité absolue au Parlement. Les résultats sont en revanche en faveur du parti kurde HDP qui obtient 13% des voies. La spécialiste du pays à l'IFRI, Dorothée Schmid, explique que "les Kurdes ont mené la lutte à la fois sur le plan militaire et un peu sur le plan politique. Pendants des années, ils ont eu des partis interdits que l'on accusait d'être liés à la guérilla militaire.(...) là c'est leur légitimation politique", ajoute-t-elle.
Les femmes entrent en force au Parlement turc
Dorothée Schmid, responsable du programme Turquie contemporaine à l'Ifri, répond au Monde.fr sur la place des femmes dans les élections législatives turques qui se sont tenues le 7 juin 2015.
Le dernier Parlement turc comptait 79 femmes, et le gouvernement d’Ahmet Davutoglu, au pouvoir depuis août 2014, qu’une seule femme sur vingt-six membres : Aysenur Islam, ministre de la famille et de la politique sociale. Mais l’entrée en force du Parti démocratique des peuples (HDP), un parti prokurde de gauche, à la Grande Assemblée nationale, a changé la donne. Avec 13 % des suffrages, le HDP, qui se dit ouvertement « féministe », enverra sur les bancs du nouveau Parlement 31 femmes sur ses 80 élus. Les islamo-conservateurs du Parti de la justice et du développement (AKP), du président Recep Tayyip Erdogan, ont, pour leur part, fait élire 41 députées, contre 46 en 2011. L’AKP est le seul parti à envoyer moins de femmes que lors de la précédente législature.
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Elections turques : le début de la fin pour Erdogan ?
Dimanche, aux élections législatives turques, le parti du président turc Recep Tayyip Erdogan a perdu sa majorité absolue détenue depuis treize ans au Parlement, et perd ainsi ses espoirs de renforcer son règne en Turquie. Cet affaiblissement du Parti de la justice et du développement signe-t-il la fin d'Erdogan ? Pour en débattre, Guillaume Perrier, journaliste et spécialiste de la Turquie, Dorothée Schmid, responsable du programme « Turquie contemporaine » à l'Institut français des relations internationales, et Defné Gürsoy, journaliste, écrivaine et correspondante du quotidien turc Bir Gün.
Turquie: "L’Etat est de plus en plus sous le contrôle de l’AKP"
La Turquie votait ce dimanche pour les législatives. Les résultats sont attendus dans la soirée. Un scrutin à un tour, qui favorise les grands partis dans un pays dont la vie politique est dominée depuis plus d'une décennie par les islamo-conservateurs du Parti de la justice et du développement (AKP) du président Recep Tayyip Erdogan. Entretien avec Dorothée Schmid, responsable du programme Turquie contemporaine à l’Institut français des relations internationales (Ifri).
Turquie: l'ambiguïté peut-elle tenir lieu de politique étrangère ?
Difficile de comprendre aujourd’hui ce qui guide la diplomatie turque. Pays essentiel entre l’Europe et le Moyen-Orient, puissance régionale incontournable, la Turquie de Recep Tayyip Erdogan peine à afficher une ligne claire, que ce soit par rapport à la Syrie, à l’Iran, à l’Europe. Cette ambiguïté est-elle voulue ou subie ?
Il y aura le prince Charles. Il y aura les premiers ministres australien et néo-zélandais. La Turquie commémore demain le 100e anniversaire de la campagne de Gallipoli, plus connue chez nous sous le nom de bataille des Dardanelles. Bataille qui vit s’affronter les troupes franco-britanniques et celles de l’empire ottoman : une victoire pour ce dernier mais aussi le début de la fin.
Les autres années, la célébration avait lieu chaque 25 avril. Pour ce centenaire, la date a été avancée au 24, soit exactement le même jour qu’une autre commémoration : celle du génocide arménien. De nombreux chefs d’Etat, parmi lesquels François Hollande et Vladimir Poutine, sont attendus à Erevan. Evidemment, faire coïncider ces deux anniversaires ne doit rien au hasard. L’initiative en revient au président turc, Recep Tayyip Erdogan.
Invité(s) :
Dorothée Schmid, docteur en science politique et directrice de recherche à l’Institut français des relations internationales (IFRI), responsable du programme «Turquie contemporaine»
Jean Marcou, professeur à Sciences Po Grenoble, chercheur associé à l’Institut français d’études anatoliennes à Istanbul
Emre Demir, rédacteur en chef et fondateur de l'hebdomadaire Zaman France
Génocide arménien : pourquoi les Turcs ne le reconnaissent pas
A la veille des commémorations officielles du centenaire du génocide arménien, le responsable du programme Turquie à l'IFRI Dorothée Schmid a expliqué pourquoi la population turque ne reconnaît pas les massacres.
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