Mobilité des chercheurs et restrictions américaines. Un levier pour la recherche technologique française
Une atteinte sans précédent à la liberté académique est observée aux ÉtatsUnis, sous l’impulsion de l’administration Trump, affectant simultanément les universités, les agences fédérales et les étudiants internationaux. Cette politique d’ampleur, à la fois idéologique et migratoire, entraîne paradoxalement des conséquences néfastes, y compris pour le secteur technologique américain, fortement dépendant des talents étrangers et des financements publics de la recherche pour soutenir l’innovation.
Sans évoquer prématurément une fuite massive des cerveaux hors des États-Unis, l’attractivité du pays pour la recherche pourrait néanmoins être durablement affaiblie. Dès lors, cette situation pourrait constituer pour la France et l’Europe une opportunité inédite d’attirer sur leur territoire des chercheurs américains et internationaux essentiels à la recherche et à l’innovation technologique, en particulier dans les secteurs stratégiques –au premier rang desquels l’intelligence artificielle (IA), mais aussi le quantique, la 5G ou les semi-conducteurs. Disposant d’atouts concurrentiels non négligeables face à d’autres puissances, la France et l’Europe ont tout intérêt à mettre en place une stratégie ambitieuse combinant l’attraction des chercheurs étrangers, en particulier américains, et la rétention de leurs propres talents scientifiques.
Contenu disponible en :
Thématiques et régions
ISBN / ISSN
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Téléchargez l'analyse complète
Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.
Mobilité des chercheurs et restrictions américaines. Un levier pour la recherche technologique française
Centres et programmes liés
Découvrez nos autres centres et programmes de rechercheEn savoir plus
Découvrir toutes nos analysesLe robot est-il un adversaire comme un autre ?
Chapitre d'ouvrage rédigé par Laure de Roucy-Rochegonde, paru dans l'essai "Jamais sans mon ennemi?" de Gallimard (2025).
La guerre sans consentement démocratique : comment assurer un contrôle politique de la force à l’ère des armes autonomes ?
Chapitre d'ouvrage rédigé par Laure de Roucy-Rochegonde, paru dans l'ouvrage collectif "IA : Enjeux et responsabilités" de la CNRS (2025).
L’IA dans sa bulle : qui paiera la note ?
Affirmer que l’intelligence artificielle générative (IA) est en proie à une bulle relève aujourd’hui du lieu commun. Les valorisations boursières stratosphériques des entreprises du secteur, dont la rentabilité demeure un horizon lointain et plus qu’incertain, peuvent suffire à s’en convaincre. Toutefois, le véritable enjeu est moins de nature économique que politique, à mesure que les choix opérés par une minorité s’imposent à nos sociétés, dans un contexte géopolitique encourageant de fait un développement technologique débridé.
Les narratifs spatiaux. Enjeux stratégiques et perspective européenne
Les récits que les puissances construisent autour de l’espace jouent aujourd’hui un rôle déterminant dans leur stratégie. Aux États-Unis, la référence à la frontière et à la destinée manifeste continue de structurer un narratif d’expansion, où l’exploration spatiale incarne la vocation nationale à repousser les limites et à maintenir une excellence technologique. En Russie, le spatial demeure un instrument central de puissance et de prestige, hérité de l’époque soviétique mais désormais réorienté par un récit privilégiant la militarisation. La Chine inscrit son « rêve spatial » dans un projet de renaissance nationale : ses réussites technologiques et scientifiques deviennent les vecteurs de son nouveau statut international. D’autres acteurs, comme l’Inde, le Japon ou les Émirats arabes unis, mobilisent l’espace pour affirmer leur modernité, renforcer leur autonomie ou projeter un leadership régional.