Russie-Turquie : une relation déterminée par l'énergie
Russie.Nei.Visions, n° 69 / Note franco-turque, n° 7, mars 2013
L'approfondissement des projets énergétiques entre la Turquie et la Russie conduit à s'interroger sur l'équilibre entre les deux pays, dans un contexte de forte dépendance énergétique d'Ankara envers Moscou.
Face aux tentatives européennes de diversification et à ses tensions avec l'Ukraine, la Russie développe le gazoduc South Stream qui doit traverser les eaux territoriales turques en mer Noire. Dans le même temps, la Turquie parvient à renforcer son poids dans les projets concurrents de South Stream, qui visent à alimenter l'UE en gaz de la mer Caspienne. Un équilibre complexe se met ainsi en place. Alors que la Russie tente de sécuriser ses revenus européens, la Turquie s'efforce de développer son statut de hub énergétique entre Europe, Caucase et Moyen-Orient. En outre, l'État et de plus en plus d’acteurs privés turcs développent avec la Russie un partenariat énergétique dans un nombre grandissant de domaines, dont le nucléaire civil. Le poids économique de ces projets communs éclaire la volonté des deux pays de ne pas faire étalage de leurs divergences politiques au Moyen-Orient.
Cet article est le produit de la coopération entre le Centre Russie-NEI et le Programme de recherche Turquie contemporaine de l'Ifri.
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