Hezbollah et Hamas affaiblis, Russie accaparée par la guerre en Ukraine… Le régime iranien peut-il vraiment compter sur ses alliés?
Depuis le 28 février, l'Iran est sous les feux de ses ennemis jurés, Israël et son proche allié américain. Comme pendant la guerre des 12 jours, en juin 2025, Donald Trump se tient fermement au côté de Benjamin Netanyahu avec l'opération baptisée "Fureur épique". L'objectif affiché, sans grande clarté, est d'affaiblir ou de renverser le régime des mollahs. Dès les premières heures, la République islamique au pouvoir depuis 1979 a été touchée en son cœur avec la mort du guide suprême Ali Khamenei. Si Israël peut ainsi compter sur la puissance américaine, qui pour venir en aide à Téhéran? Pas grand monde.
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La "stabilité" est le maître mot de Pékin et Moscou, et semble prévaloir sur leur partenariat avec l'Iran. La Chine repose sa puissance sur sa prospérité économique, qui lui permet de rivaliser avec les États-Unis, et ne souhaite pas que ce conflit régional, loin de ses frontières, perturbe ses approvisionnements pétroliers et énergétiques.
"Au Moyen-Orient, la Chine a une position extrêmement singulière, puisqu'elle a des bonnes relations avec tous les États de la région (...) y compris avec Israël dans le domaine technologique. La Chine est un très bon partenaire justement parce qu'elle ne s'ingère pas et ne s'implique pas dans les contentieux régionaux", avance Marc Julienne, directeur Centre Asie de l'Ifri, contacté par BFM.
"En s'impliquant, elle risquerait de rendre certains de ses partenaires suspicieux ou mécontents". Comme les pays du Golfe, eux aussi, entraînés dans cette guerre.
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Livraisons d'arme, renseignement… Une aide invisible?
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"L'Iran et la Chine sont des partenaires stratégiques mais il n'y a pas d'alliance", insiste Marc Julienne, qui rappelle tout de même que, ces derniers temps, le partenariat entre les deux pays s'est approfondi. L'Iran a rejoint en 2023 l'organisation de coopération de Shanghai, "une initiative diplomatique d'origine sino-russe fondée en 2001", et est parmi les derniers États à avoir rejoint les BRICS.
Un groupe de dix pays, dont font partie la Chine et la Russie, qui a pour but de peser face au G7 et à l'hégémonie occidentale et américaine.
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La Chine, qui fournit déjà l'oxygène économique, pourrait aussi poursuivre son partenariat militaire avec l'Iran. Depuis sa mise en place dans les années 1990, la Chine "a transféré un certain nombre de technologies militaires à l'Iran et en particulier de missiles balistiques", nous informe le directeur du Centre Asie de l'Ifri, Marc Julienne. "On peut faire du commerce dans l'armement sans que cela implique une intervention et une solidarité sur le plan de défense", rappelle-t-il.
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