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Représenter les intérêts privés pour renforcer la confiance entre la Russie et l'UE

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Page couverture PE_hs_Russie_2007
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L’élargissement du cercle des acteurs de la coopération Union européenne-Russie, par exemple aux entreprises ou associations, pourrait aider à résoudre nombre de difficultés. Il pourrait produire un rapprochement progressif des comportements sociaux, économiques ou politiques, et aider à remédier au déficit de participation citoyenne dans la gestion des relations entre l’Union et Moscou. Cet élargissement servirait ainsi à la fois le partenariat euro-russe et la construction européenne elle-même.

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Archive de Politique étrangère
Corps analyses

« Dans les limites de la compétence qui lui est conférée par le Traité, la Haute Autorité [...] est en relation directe avec toutes les entreprises. »
Jean Monnet, 1954


Le concept de « partenariat stratégique » reste encore flou tant pour la communauté des experts que pour les décideurs russes et européens. Pourtant, c’est précisément cette ambiguïté qui définit le mieux les relations bilatérales entre l’Union européenne (UE) et la Russie. D’une part, la Russie ne saurait prétendre à une adhésion formelle à l’Union, en raison du décalage entre son système politico-économique et les normes de l’UE, ainsi que de l’absence de volonté politique à s’engager sur la voie de l’européanisation. D’autre part, il semblerait que la conviction généralement partagée, selon laquelle la Russie n’a aucune intention d’adhérer à l’Union européenne, ne soit pas si définitive. À titre d’exemple, la majorité des 25 représentants russes des milieux politique, économique et d’expertise, interrogés sur ce sujet en janvier 2005, n’exclut pas l’hypothèse que la Russie soit un jour candidate à l’adhésion à l’UE.
 

Même si, à côté des anciennes républiques soviétiques, la Russie est souvent perçue comme source de menaces potentielles pour la soft security européenne, elle demeure malgré tout un État européen et se trouve de facto engagée, à bien des égards, sur la voie de l’intégration à l’espace économique européen. La Russie adopte, en effet, progressivement la réglementation et les normes communautaires dans le secteur économique ou, à défaut, prend des engagements à long terme dans ce sens.
 

Il faut par ailleurs prendre en compte le fait qu’à long terme, l’intérêt ne réside pas tant dans la forme actuelle de l’Europe politique que dans le processus d’intégration même, tentative sans précédent d’instituer une communauté de nations au service de tous ses membres. À cet égard, la véritable question n’est pas de savoir si l’UE est capable, ou désireuse, d’admettre la Russie en son sein, mais s’il sera un jour possible de créer une entité intégrée supposant l’existence d’un marché unique et une convergence, voire une unité, d’objectifs et d’actions sur la scène internationale. De ce point de vue, la participation de la Russie au processus d’intégration européenne n’est qu’une question de temps. Il est cependant peu probable que ce rapprochement puisse s’effectuer sans création progressive d’un environnement socioéconomique favorable aux citoyens. [...]
 

PLAN DE L’ARTICLE

  • Intégration et confiance
  • Le déficit démocratique dans les relations Union européenne/Russie
  • Conclusions et recommandations

 

Ce texte, issu d'un workshop sur l'avenir des relations UE/Russie qui s'est tenu à l'Ifri le 2 décembre 2005, a été publié pour la première fois en mai 2006 dans la collection 'Russie.NEI.Visions', n°10(c), du Centre Russie.NEI de l'Ifri.


Timofeï Bordatchev est rédacteur en chef-adjoint de la revue Russia in Global Affairs et responsable des programmes de recherche au Conseil de politique extérieure et de défense (SVOP). Chercheur senior à l'Institut d'Europe (Académie des Sciences de Russie-RAN), il dirige le Centre des recherches appliquées sur les relations entre la Russie et l'Union.


Le texte est traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Alba Rossini.

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Représenter les intérêts privés pour renforcer la confiance entre la Russie et l'UE

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Russie, Eurasie, Carte
Centre Russie/Eurasie
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Fondé en 2005 au sein de l’Ifri, le Centre Russie/Eurasie produit de la recherche et organise des débats sur la Russie, l’Europe orientale, l’Asie centrale et le Caucase du Sud. Il a pour objectif de comprendre et d'anticiper l'évolution de cette zone géographique complexe en pleine mutation pour enrichir le débat public en France et en Europe, et pour aider à la décision stratégique, politique et économique.

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Piraterie et insurrections dans le golfe de Guinée

Date de publication
21 juin 2018
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Le golfe de Guinée est une voie de navigation importante et recèle des richesses – notamment pétrolières – qui suscitent convoitises et tensions. Les États de la région, soutenus par la communauté internationale, tentent de se mobiliser face à la piraterie. Une autre source d’instabilité menace la région : les mouvements insurrectionnels et sécessionnistes, en particulier dans le delta du Niger et dans l’Ambazonie, c’est-à-dire la partie anglophone du Cameroun.

Léon KOUNGOU
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Europe centrale : l’Initiative des Trois mers

Date de publication
21 juin 2018
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Lancée en 2016, l’Initiative des Trois mers réunit 12 pays d’Europe centrale, membres de l’UE, pour renforcer la coopération économique dans l’espace entre la Baltique, l’Adriatique et la mer Noire, selon un axe Nord-Sud. Le sommet de l’Initiative à Varsovie a été marqué par la présence du président des États-Unis. Donald Trump y a exprimé son appui, en abordant les questions de coopération dans deux domaines stratégiques : l’énergie et la défense. Depuis, l’Initiative a gagné en visibilité.

Dorota RICHARD
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America First au pouvoir

Date de publication
21 juin 2018
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Avec Mike Pompeo et John Bolton, le président Trump entend prendre directement la main sur les options de politique étrangère, même s’il n’est pas aisé de replacer une doctrine Trump dans la continuité des écoles diplomatiques américaines. L’arrivée de Pompeo et Bolton est aussi la mise sur la table de cartes utiles dans une stratégie de tension permanente, sur l’Iran, la Syrie ou la Corée du Nord. L’appel aux normes et aux valeurs reste vain face à une stratégie privilégiant les intérêts.

Benjamin HADDAD
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L’Inde peut-elle devenir une grande puissance ?

Date de publication
21 juin 2018
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L’Inde de Modi ambitionne le statut de puissance globale, mais elle ne l’a pas encore gagné. La multiplication des défis proches, avec le Pakistan ou la Chine, contraint Delhi à mobiliser ses forces pour tenter de stabiliser son environnement. Sur le plan interne, les instabilités à base ethnique, ou sécessionnistes, se traduisent souvent par des attaques terroristes, et limitent la marge de manoeuvre extérieure du gouvernement, comme les pesanteurs de la bureaucratie des Affaires étrangères.

Nicolas BLAREL

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« Représenter les intérêts privés pour renforcer la confiance entre la Russie et l'UE », Politique étrangère, Articles, Ifri, 1 septembre 2007.
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Page couverture PE_hs_Russie_2007

Représenter les intérêts privés pour renforcer la confiance entre la Russie et l'UE