Globalisation, crise financière et gouvernance mondiale
Ces vingt dernières années, la globalisation de la finance a beaucoup contribué à la croissance mondiale. Elle a pourtant eu pour conséquence négative de permettre la propagation de la crise à l’ensemble du système financier mondial. Cette crise a mis en évidence la nécessité d’une nouvelle gouvernance mondiale, tant économique pour limiter la durée et l’ampleur de la récession, que monétaire et financière pour éviter, ou tout du moins limiter, les crises futures.
André Lévy-Lang, ancien président du directoire de Paribas jusqu'à sa fusion en 1999 avec BNP, est professeur associé émérite à l’université Paris-Dauphine et administrateur de societés.
Commander l'article sur CAIRN
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
ISBN / ISSN
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
En savoir plus
Découvrir toutes nos analysesLa coopération militaire franco-britannique après le Brexit
Les questions de défense n’ont pas été sérieusement intégrées aux négociations du Brexit. Mais la redéfinition des priorités stratégiques américaines laisse à Londres peu d’espoir d’un special partnership égalitaire. Le retour de la France à une conception « gaullienne » de puissance d’équilibre pourrait par contre ouvrir la voie à un nouveau partenariat, qui ne prendrait toute son efficacité que dans le cadre d’une Alliance rééquilibrée et plus « européanisée ».
Les relations anglo-américaines après le Brexit : et moins si affinités ?
Le retour de la compétition des puissances, et l’érosion des moyens économiques et militaires britanniques mettent en cause la traditionnelle posture de suivisme de Londres vis-à-vis de Washington. Le Royaume-Uni ne pèse plus assez auprès des États-Unis, ni pour obtenir un accord commercial privilégié, ni en matière stratégique. Face au déclin inévitable de la relation bilatérale, Londres ne pourrait retrouver un poids diplomatico-stratégique que dans une Alliance atlantique rééquilibrée.
La politique étrangère britannique après le Brexit : la géographie, c’est le destin
La vision britannique des rapports du Royaume-Uni au monde renvoie à la fois à la géographie et à l’histoire d’une puissance impériale. Mais le Brexit éclaire durement les changements du positionnement britannique : illusions sur la bienveillance américaine ; dépendance vis-à-vis des normes européennes sans pouvoir peser sur elles ; limitation des moyens d’influence extérieure. Union européenne et Royaume-Uni doivent trouver les moyens d’une nouvelle coopération, en particulier dans le domaine de la sécurité.
Liban : chronique d’un écroulement
Pour pouvoir bénéficier d’un plan de sauvetage international, indispensable à son redressement, le Liban doit mettre en œuvre des réformes structurelles et trouver une solution à la question de l’armement du Hezbollah. La formation d’un gouvernement d’experts indépendants serait un premier pas encourageant. Mais l’équilibre des forces ne permet pas d’envisager une alternative politique : les clans qui tiennent le pays n’ont aucun intérêt à ce que leurs prébendes soient remises en cause.