Globalisation, crise financière et gouvernance mondiale
Ces vingt dernières années, la globalisation de la finance a beaucoup contribué à la croissance mondiale. Elle a pourtant eu pour conséquence négative de permettre la propagation de la crise à l’ensemble du système financier mondial. Cette crise a mis en évidence la nécessité d’une nouvelle gouvernance mondiale, tant économique pour limiter la durée et l’ampleur de la récession, que monétaire et financière pour éviter, ou tout du moins limiter, les crises futures.
André Lévy-Lang, ancien président du directoire de Paribas jusqu'à sa fusion en 1999 avec BNP, est professeur associé émérite à l’université Paris-Dauphine et administrateur de societés.
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Découvrir toutes nos analysesL’urbanisation du monde : pourquoi, jusqu’où ?
Depuis le XVIIIe siècle, le passage d’une économie agricole à une économie industrielle a produit une forte urbanisation. À la fin du XXe siècle, la dynamique de globalisation a relancé la hausse des taux d’urbanisation dans les nœuds économiques essentiels, alors que l’Afrique voyait ses campagnes se vider au profit des villes porteuses d’emplois formels ou informels. Aucun facteur simple ne permet de prédire une hausse continue du taux d’urbanisation, un phénomène qui revêt également des formes très diverses.
D’une crise l’autre
Les crises financière de 2008 et sanitaire de 2020 ne résultent pas de la fatalité mais bien d’actions humaines. Elles illustrent certaines dérives du système international et de la mondialisation. Cupidité corruptrice, criminalisation des économies, propension au mensonge, tendance à oublier les leçons de l’histoire : tels sont quelques-uns des ingrédients de ces crises. La pandémie de COVID-19 risque d’engendrer une accélération des comportements prédateurs, notamment de la Chine.
Le secteur financier face au choc du COVID-19
Les mesures de confinement prises pour endiguer l’épidémie de COVID-19 ont provoqué une crise économique inédite. Celle-ci n’est pas comparable à la crise financière de 2008, dont la cause était endogène. Pour limiter l’impact de la récession, les gouvernants creusent les déficits publics et comptent sur l’intervention des banques centrales. La reprise économique et la sauvegarde de l’emploi dépendront de la capacité du secteur financier à se mettre au service de l’économie réelle.
La souveraineté industrielle au révélateur du COVID-19
Au cours des vingt dernières années, la France s’est désindustrialisée, a délocalisé et étendu ses chaînes de valeur. Cette tendance s’est traduite, pendant la crise du COVID-19, par des pénuries de produits sanitaires et une dépendance à l’égard de la Chine. Pour éviter qu’une telle situation ne se reproduise, plusieurs stratégies peuvent être envisagées. L’Union européenne sera amenée à jouer un rôle important dans le renforcement de la résilience économique de ses États membres.