Globalisation, crise financière et gouvernance mondiale
Ces vingt dernières années, la globalisation de la finance a beaucoup contribué à la croissance mondiale. Elle a pourtant eu pour conséquence négative de permettre la propagation de la crise à l’ensemble du système financier mondial. Cette crise a mis en évidence la nécessité d’une nouvelle gouvernance mondiale, tant économique pour limiter la durée et l’ampleur de la récession, que monétaire et financière pour éviter, ou tout du moins limiter, les crises futures.
André Lévy-Lang, ancien président du directoire de Paribas jusqu'à sa fusion en 1999 avec BNP, est professeur associé émérite à l’université Paris-Dauphine et administrateur de societés.
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Chine : l’énergie, un enjeu stratégique
Les besoins énergétiques de la Chine sont très importants et vont continuer à augmenter. Du développement économique et de la réduction de la pauvreté dépend la stabilité du Parti communiste. Pékin est déjà le premier importateur de pétrole et de gaz et le premier producteur et consommateur de charbon. Le facteur énergétique joue un rôle central dans les décisions stratégiques des dirigeants chinois qui font preuve d’un « internationalisme utilitariste fortement teinté de Realpolitik ».
États-Unis : de nouvelles options nucléaires ?
La Nuclear Posture Review (NPR) américaine présentée en février 2018 réaffirme l’importance du nucléaire dans la stratégie américaine, dans un environnement stratégique perçu comme dégradé. Elle se distingue symboliquement du discours d’Obama qui en appelait à la fin de l’armement nucléaire. Cette nouvelle NPR annonce des inflexions capacitaires, en particulier en faveur des armes tactiques, plus que de vraies ruptures. Ces inflexions dépendront des décisions budgétaires du Congrès.
Iran : anatomie d’un pouvoir en guerre
L’élimination du Guide suprême Ali Khamenei et de plusieurs hauts dirigeants dès le début de l’opération américano-israélienne de 2026 n’a pas permis de faire chuter le régime iranien. Celui-ci s’était préparé à un tel scénario, notamment en se décentralisant. En outre, il continue de s’adapter à la guerre. Le pouvoir des Gardiens de la révolution s’accroît, au détriment du clergé chiite. L’appareil sécuritaire défend la souveraineté du pays et justifie ses actions au nom de la raison d’État.
Les États-Unis et l’Arctique : de l’hibernation à l’engagement
Jusqu’à très récemment, les États-Unis n’ont accordé que peu d’attention à l’Arctique. Avec le réchauffement climatique et l’ouverture croissante de la région au reste du monde, on observe cependant un changement d’attitude du pays à son égard. La multiplication des documents stratégiques, à compter de la fin des années 2000, ainsi que le réinvestissement diplomatique du Conseil de l’Arctique, témoignent alors de l’intérêt accru des États-Unis pour une région en pleine mutation.