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La décarbonation du système électrique américain d'ici 2035 : une tâche herculéenne
L'administration Biden a jusqu'à présent pris au sérieux l'accent mis par le candidat Biden sur les questions climatiques, notamment l'engagement pris pendant la campagne de décarboner le système électrique américain d'ici 2035.
Sur le fil : l’Asie de l’Est face à la Chine
L’Asie de l’Est est sans nul doute la région du monde qui concentre aujourd’hui à la fois le plus de tensions (politiques, militaires, stratégiques) et le plus d’intérêts (commerciaux, financiers, technologiques). Elle se trouve prise entre les deux fronts d’une rivalité sino-américaine qui oblige les États de la région à adapter leur positionnement vis-à-vis des deux grandes puissances, et particulièrement d’une Chine dont l’assurance politique et militaire croissante s’exerce aux dépens de ses voisins. L’objectif de ce dossier est d’examiner comment ces acteurs ménagent leurs intérêts et leurs vulnérabilités face à l’imposante puissance chinoise.
Chine/Corée du Sud : une frustration réciproque
Les relations entre Séoul et Pékin sont de longue date marquées par l’alternance de rapprochements et de difficultés. Pékin cherche à éloigner la Corée du Sud des États-Unis. Séoul entend préserver ses relations avec la Chine, son premier partenaire commercial, tout en gardant la garantie de sécurité américaine. L’équilibrisme sud-coréen pourrait s’avérer dans l’avenir proche difficile à tenir, et Séoul pourrait avoir intérêt à s’appuyer, au-delà de Washington, sur d’autres partenaires.
Face à la Chine, l’Australie en résistance
La Chine est le plus important partenaire commercial de l’Australie depuis 2007 et cherche à étendre son influence dans ce pays en utilisant trois méthodes : la cooptation, la corruption et la coercition. Les responsables politiques australiens, toutefois, ne sont pas naïfs. Ils ont adopté une série de mesures pour limiter les ingérences étrangères, déclenchant la colère de représentants chinois. Le bras de fer entre Canberra et Pékin peut fournir des enseignements utiles aux Européens.
La dette publique est-elle un problème ?
Les inquiétudes souvent avancées sur la dette publique reposent sur nombre d’idées reçues. Le ratio de dette sur PIB est une mesure peu signifiante, et la dette publique absorbe l’épargne privée en excès. Le déficit public ne nuit pas au financement de l’investissement privé et n’est pas un fardeau pour les générations futures. Mais la dette publique doit être gérée sérieusement, mise au service de projets permettant de satisfaire les besoins et objectifs sociétaux, dès lors que l’épargne privée ne les finance pas.
Le modèle de Dubaï face au centralisme d’Abou Dhabi
Vitrine des Émirats arabes unis, Dubaï n’a jamais complètement retrouvé la croissance d’avant la crise de 2009. La double crise sanitaire et économique est une nouvelle épreuve : Dubaï doit plus que jamais compter sur le soutien de l’émirat d’Abou Dhabi, cœur politique et sécuritaire de la Fédération. La phase actuelle confirme la prédominance politique d’Abou Dhabi dans la Fédération, et impose à Dubaï de redéfinir son modèle de développement, et son narratif.
Corées : perpétuellement vers la paix ?
Au cours des cinq dernières années, les périodes d’ouverture et de tension se sont succédé dans la péninsule coréenne. Donald Trump pensait pouvoir obtenir la dénucléarisation de la Corée du Nord par ses relations personnelles avec Kim Jung-un. Il a échoué. L’administration Biden se veut plus réaliste et méthodique. Elle pourrait choisir des options intermédiaires, plus modestes, tout en conservant l’objectif lointain d’un démantèlement de l’arsenal nucléaire de Pyongyang.
Perspectives de l’endettement public
L’endettement public doit rester soutenable, adapté aux variations de la conjoncture, sauf à risquer des conditions d’emprunt dangereuses. Sa stabilisation dépend de la croissance, de la maîtrise des dépenses publiques et de la capacité à lever l’impôt. Les banques centrales peuvent prêter aux États, mais en prenant garde à une inflation affaiblissant les entreprises. L’annulation des dettes publiques par la Banque centrale européenne pourrait ouvrir un cycle d’inflation et de dépenses immaîtrisable.