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Essequibo : une vieille plaie entre Venezuela et Guyana
Héritage de la décolonisation et d’une longue bataille juridique, la querelle de l’Essequibo – territoire guyanais revendiqué par Caracas – est désormais portée devant la Cour internationale de justice. Mais cette Cour ne s’est prononcée que sur sa propre compétence, que lui déniait le Venezuela. Ce sont toutes les procédures de règlement, amiables ou judiciaires, des dissensions internationales prévues par la Charte de l’ONU qui sont convoquées autour de ce cas d’espèce.
Gouvernance mondiale : un seul pilier ne fait pas la maison
Depuis la fin de la guerre froide, le système international est unipolaire, dominé par les États-Unis. La pandémie de COVID-19 accélère une période de transition instable vers un monde multipolaire. Cette évolution ne serait un progrès pour l’humanité que si quatre conditions étaient remplies : développer la diversité linguistique et culturelle ; renforcer et rénover le multilatéralisme ; poursuivre la diffusion du modèle démocratique ; œuvrer au rapprochement de l’Europe et de l’Afrique.
L’armée nigérianne et Boko Haram : les « supercamps » peuvent-ils tenir le statu quo ?
Depuis 10 ans, l’affrontement entre Boko Haram et l’État nigérian a connu plusieurs phases. Dans la dernière, à partir de 2019, l’armée nigériane s’est retranchée dans une vingtaine de supercamps, projetant tout autour ses attaques aériennes contre les diverses factions insurgées. Le conflit apparaît ainsi bloqué, mais sans doute au profit des insurgés, qui étendent leur emprise territoriale et sur les populations, en l’absence de perspective de solution politique.
Liban : chronique d’un écroulement
Pour pouvoir bénéficier d’un plan de sauvetage international, indispensable à son redressement, le Liban doit mettre en œuvre des réformes structurelles et trouver une solution à la question de l’armement du Hezbollah. La formation d’un gouvernement d’experts indépendants serait un premier pas encourageant. Mais l’équilibre des forces ne permet pas d’envisager une alternative politique : les clans qui tiennent le pays n’ont aucun intérêt à ce que leurs prébendes soient remises en cause.
Pauvreté globale : le choc du COVID-19
Avant l’apparition du COVID-19, la communauté internationale pensait être en mesure d’éradiquer l’extrême pauvreté à l’horizon 2030. La crise sanitaire a dramatiquement rebattu les cartes. Selon les méthodes de calcul employées, la hausse du nombre de pauvres en 2020 est estimée entre 100 et 500 millions. La lutte contre la pauvreté a subi un coup d’arrêt qui ne sera pas rattrapable à court et moyen termes. L’objectif d’éradication en 2030 n’est plus atteignable.
Pauvreté et développement humain dans les pays émergents
Bien que l’émergence soit un processus protéiforme et que les catégorisations et acronymes qui lui sont associés soient nombreux et imprécis, la croissance des trente dernières années a permis à des millions d’êtres humains des pays émergents de sortir de l’extrême pauvreté monétaire. Simultanément, les progrès dans les secteurs de l’éducation et de la santé ont amélioré l’indicateur de développement humain. Mais ces évolutions ne profitent pas à toute la population des pays concernés.
L’Afrique des pauvretés à l’heure du COVID-19
En 2020, l’Afrique reste le continent le plus pauvre de la planète, pauvreté que combat l’aide internationale qui la définit avec ses normes et outils. Fait social total, la pauvreté en Afrique s’inscrit dans l’histoire des sociétés sans État protecteur si bien qu’il faut dépasser les approches habituelles pour la comprendre. Si le COVID-19 ne semble pas avoir eu l’impact qu’il a eu ailleurs, les vulnérabilités de ce continent mondialisé mettent à l’épreuve une « résilience » hors du commun.
États-Unis : la pauvreté au pays de la richesse
La pauvreté aux États-Unis ne fait pas partie du débat public, mais elle n’y est pas rare. À la fin des années 2010, elle n’affectait sous toutes ses formes pas moins de 20 % de la population. Les aides sociales sont modestes, mais des recherches récentes montrent que le système de protection sociale a été relativement efficace pour réduire la pauvreté depuis la fin des années 1960. Son aggravation dans le contexte du COVID-19 appelle à des réformes structurelles pour envisager de l’éradiquer.