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La démocratisation « post-conflit » en Afrique centrale : les causes d'un échec
La rédaction de Constitutions démocratiques et l’organisation d’élections ne garantissent pas un changement politique scellant une réelle fin de conflit. En RDC ou en Centrafrique, les anciennes élites sont toujours au pouvoir, le fonctionnement institutionnel reste une apparence de démocratie. Les acteurs internationaux ont souvent des approches dogmatiques, qui ne s’attachent pas vraiment à la reconstruction de long terme des sociétés civiles. La démocratie ne se décrète pas de l’extérieur.
Vers un retour de l'autoritarisme en Afrique ?
Des élections sont organisées régulièrement dans différents pays d’Afrique. Pourtant, la démocratie ne progresse pas sur ce continent. Nombre de dirigeants ont fait adopter des mesures leur permettant de prolonger leur présence à la tête de l’État et les partis d’opposition sont faibles. Quand une alternance se produit au plus haut niveau, cela n’entraîne pas pour autant une amélioration de la gouvernance. La poussée de la Chine en Afrique ne va pas favoriser le recul de l’autoritarisme.
Les évolutions paradoxales de la démocratie mauritanienne
Le système politique mauritanien présente des aspects démocratiques qui satisfont partiellement aux normes internationales. Toutefois, ces apparences masquent mal des dysfonctionnements récurrents lors des élections et, surtout, l’existence d’un bloc hégémonique qui contrôle le pays. Le parti au pouvoir et les groupes économiques qui lui sont liés assurent la redistribution des ressources dans le cadre d’une économie de la rareté.
Moscou et le G7 : un drame en trois actes, prologue, et épilogue
L’admission au G7/G8 symbolisait pour Moscou son rapprochement de « l’Occident collectif ». Mais l’admission fut lente, et Moscou ne fit jamais complètement partie du club. La Russie a bientôt pris conscience que le G8 n’était pas le directoire souhaité pour traiter ses préoccupations stratégiques. L’avènement du G20, et la crise ukrainienne, ont, pour Moscou, définitivement déclassé l’intérêt d’un G7, qui semble n’assurer que la défense et illustration des intérêts d’un Occident déclinant.
Nigéria : les méfaits de la democrazy
Lors du scrutin de février 2019, le président sortant, Muhamma du Buhari, a été réélu. Si une alternance peut avoir lieu à la tête de l’État, la démocratie nigériane ne s’en porte pas bien pour autant. Les milieux politiques sont gangrenés par la corruption. Les dirigeants successifs se révèlent incapables de créer de la cohésion nationale et d’assurer la sécurité dans certaines zones. Boko Haram est loin d’avoir été vaincu et agit comme un révélateur des faiblesses de l’État.
De l’utilité du G7 : témoignage d'un sherpa
Le G7 constitue un élément informel mais important de la gouvernance mondiale. Ses membres sont supposés unis par des valeurs communes, ce qui explique, par exemple, que la Russie ne participe plus à ses travaux. Le G7 met en œuvre une machinerie très complexe qui a vocation à traiter de tous les problèmes globaux. Le sommet de Charlevoix, et l’ensemble des réunions qui l’ont entouré, ont illustré la volonté du Canada de donner un nouveau souffle, et une nouvelle surface à ces mécanismes.
Le djihadisme au Sahel après la chute de Daech
Alors que Daech et Al-Qaïda se sont violemment affrontés au Moyen-Orient, leurs « filiales » sahéliennes ont eu tendance à s’éviter. Depuis 2017, elles ont même entamé un rapprochement et coopèrent occasionnellement. La chute de Daech en zone syro-irakienne aura des répercussions au Sahel. S’il n’est pas dit que l’État islamique au Grand Sahara (EIGS) et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) fusionnent, il est en revanche assuré que le djihadisme perdurera dans la zone.
Brésil : la politique étrangère de Jair Bolsonaro
Fin 2018, les Brésiliens ont élu un nouveau président : Jair Bolsonaro. Ce dernier entend rompre avec la politique de ses prédécesseurs, notamment dans le domaine des relations extérieures. L’axe principal de sa diplomatie est un rapprochement avec Washington. Sur plusieurs sujets, Bolsonaro s’aligne sur les positions de Donald Trump. Mais le Brésil n’a pas la puissance des États-Unis et prendrait des risques importants en se lançant dans un bras de fer avec la Chine ou le monde musulman.