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Quelle stratégie pour l’aide civile en Ukraine ?
Les institutions ukrainiennes ont dans l’ensemble résisté au choc de la guerre : le gouvernement central et les collectivités territoriales disposent d’une véritable légitimité et d’une solide capacité à gouverner.
Après le Mali, quel engagement de l’Allemagne au Sahel ?
L’Allemagne, malgré les réticences de son opinion publique, est engagée dans un soutien sécuritaire au Sahel notamment à travers sa participation à la Mission de formation de l’Union européenne au Mali (European Union Training Mission, EUTM) et depuis peu au Niger, et à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).
Le canal du Mozambique : un espace de compétition crisogène
Zone d’intérêt géostratégique, le canal du Mozambique constitue l’une des principales routes énergétiques d’hydrocarbures mondiales. Elle est aussi le centre de nombreux trafics. Des puissances du Nord et du Sud y livrent une bataille sécuritaire mais aussi une farouche guerre économique et d’influence motivée par les richesses potentielles et avérées dont regorgent les sous-sols terrestres et marins de la région (poissons, minerais, gaz, pétrole).
Guerre en Ukraine : Schumpeter au pays des Soviets ?
Le 24 février 2022, la Russie a envahi l'Ukraine. Le plan initial imaginé par Moscou visait à conquérir rapidement Kiev, à la manière de la doctrine américaine « choc et effroi ». Les Russes avaient cependant sous-estimé la cohésion de la nation ukrainienne et l'efficacité des troupes de ce pays. Ne réussissant plus à progresser, l'armée russe a choisi de concentrer ses opérations sur le Donbass et la côte de la mer Noire, où elle fait face à une forte résistance.
La Chine et le concept de troisième pôle
Pour légitimer son intérêt pour la gouvernance et les ressources de l'Arctique, la Chine promeut le concept de troisième pôle, constitué de l'Himalaya et du plateau tibétain. Ce concept fait l'objet de représentations cartographiques originales qui placent la Chine au centre du monde, entre l'Arctique et l'Antarctique. Ces représentations tranchent avec les cartes européocentrées qui prédominent dans les pays occidentaux. Elles font partie du soft power de Pékin.
Influence et nuisance dans les relations internationales
Pour imposer leur volonté sans utiliser la force, certains États déploient des stratégies d'influence. Selon la nature de leur régime, ils recourent plus ou moins à la séduction, l'attractivité, la contrainte, la nuisance ou encore la rémunération. Ces stratégies se déploient par différents canaux : médias, culture, éducation, entrisme et technologies numériques. Les pays européens prennent progressivement conscience de ces défis, mais ils se doivent d'agir plus vigoureusement.
Syrie : un conflit gelé en trompe-l’œil
La baisse des violences pourrait laisser penser que la guerre en Syrie est en passe de prendre fin. En fait, le conflit est temporairement gelé mais les conditions d'une reprise des hostilités sont bel et bien présentes. Le pays est actuellement divisé en quatre zones contrôlées respectivement par le régime épaulé par Moscou et Téhéran ; par l'administration autonome du Nord-Est soutenue par Washington ; par la Turquie ; et les djihadistes d'Hayat Tahrir Al-Sham. Le statu quo risque de ne pas durer.
La reconfiguration de la politique chinoise de l'Union européenne face à l'affirmation de Pékin
L’Union européenne (UE) a opéré une profonde reconfiguration de sa politique à l’égard de la République populaire de Chine (RPC) ces dernières années. Celle-ci s’est opérée de manière très progressive et pour satisfaire d’abord des intérêts économiques. Les bouleversements de l’année 2020 et l’arrivée à la Maison-Blanche de l’administration démocrate semblent avoir précipité cette reconfiguration en mettant au centre de la relation sinoeuropéenne les intérêts et valeurs politiques, face à une Chine de plus en plus coercitive en interne comme sur la scène internationale.