Russie - Eurasie
L’Eurasie connaît de profondes mutations. Si le passé soviétique a laissé une empreinte durable, la Russie et les pays d’Europe orientale, d’Asie centrale et du Caucase du Sud ont leur propre trajectoire.
Sujets liés
Arrêter la guerre en Ukraine ? Les leçons du passé
L'année 2025 pourrait être celle de l'ouverture de négociations en vue d'un cessez-le-feu entre l'Ukraine et la Russie. Comment s'étaient passées celles qui avaient abouti, en 2014, à la signature du protocole de Minsk ? Que nous ont-elles appris et qu'est-ce qui a changé ? Dimitri Minic, chercheur au Centre Russie/Eurasie à l'Ifri, donne son analyse et le RETEX de ces précédentes négociations.
Dissuasion nucléaire russe : état des lieux et perspectives
Dimitri Minic, chercheur au centre Russie/Eurasie à l'Ifri, analyse la dissuasion nucléaire russe en présentant un état des lieux et les perspectives de celles-ci. Apportant un recul historique, il amène une compréhension de l'utilisation par le Kremlin de cette dissuasion depuis le déclenchement de l'invasion russe en Ukraine en février 2022 et la dernière publication de la doctrine nucléaire russe.
2025 : les Européens face à Poutine
En cette année 2025, la guerre prendra-t-elle fin sur notre continent ? Quel serait le rôle de l'Europe dans d’éventuelles négociations ? Les Européens devront décider de leur sort. L'Europe veut-elle et peut-elle répondre aux défis commerciaux de la Chine, aux injonctions de la prochaine administration américaine, et, plus frontalement encore, aux menaces de Vladimir Poutine ?
Transparence du champ de bataille : retrouver les clés de la manœuvre
Fin 2023, le général Zalouzhny évoquait les raisons du blocage tactique expérimenté en Ukraine, décrivant sans la nommer la situation de "transparence" du champ de batailler dans laquelle "nous voyons tout ce que fait l'ennemi et lui voit tout ce que nous faisons".
« A l’évidence, les événements syriens sont le signe d’une nette défaite de l’approche russe »
Alors qu’en 2015, l’intervention militaire en Syrie avait signé un retour inédit de l’influence russe au Proche-Orient, la chute de Bachar Al-Assad illustre la faiblesse de l’offre sécuritaire russe, analyse le chercheur en relations internationales Julien Nocetti, dans une tribune au « Monde ».
Chute de Bachar el-Assad : Vladimir Poutine, le nouveau parrain boiteux
La chute de Bachar el-Assad met en avant les faiblesses de la Russie de protéger ses Etats-clients. Si en 2015, l'aide russe au dirigeant syrien se voulait attractive pour d'autres Etats du Sud Global, aujourd'hui la stratégie russe en Afrique risque d'être freiner par la perte de ses deux bases militaires. Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie/Eurasie à l'Ifri, analyse les conséquences de la chute de Bachar el-Assad pour la stratégie de Vladimir Poutine auprès de ses Etats-clients.
Les commandants russes de la guerre en Ukraine : purges, remaniements et mécontentements
Les remaniements du haut commandement militaire russe au cours de la guerre en Ukraine ont eu lieu de manière inégale, aussi bien dans le temps que dans les structures des forces armées. Les motifs et le calendrier des décisions prises par Vladimir Poutine concernant les cadres de l’armée défient souvent toute logique.
La chute de Bachar Al-Assad, un revers d'ampleur pour la Russie de Vladimir Poutine
Le président syrien a trouvé refuge à Moscou. En 2015, le soutien du Kremlin lui avait permis de reprendre le contrôle d’une grande partie du pays. Cette fois-ci, l’armée russe, qui concentre ses moyens sur le front ukrainien, n’est pratiquement pas intervenue face aux rebelles islamistes. Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie/Eurasie à l'Ifri, analyse les conséquences de la situation en Syrie pour le Kremlin.
Guerre en Ukraine : « L’affrontement sanglant doit prendre fin »
Des anciens diplomates français et des spécialistes des relations internationales, parmi lesquels Dominique David ou Michel Foucher, expliquent, dans une tribune au « Monde », que, pour sauver l’Ukraine, il faut prendre l’initiative d’une véritable conférence internationale à Genève qui commencerait par un cessez-le-feu immédiat sur le terrain.
La guerre en Ukraine affaiblit-elle ou renforce-t-elle la puissance russe ?
La guerre en Ukraine affaiblit-elle ou renforce-t-elle la puissance russe ? Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie/Eurasie à l'Ifri, répond à cette question.
Trump et Poutine : l'autonomie européenne en jeu
Pour Thomas Gomart, directeur de l'Ifri, les Européens n'aident pas assez l'Ukraine. Au risque de réduire leur autonomie stratégique
Armée : Moscou n'a plus aucune limite financière ?
L'annonce de l'augmentation du budget de défense russe questionne : Moscou n'a plus de limite financière ?
Tir balistique russe sur Dnipro : que changent les nouvelles armes sur le cours de la guerre en Ukraine ?
Jeudi 21 novembre, l’armée russe a lancé pour la première fois un missile balistique de type "Orechnik" sur la ville ukrainienne de Dnipro. Peut-on lire dans son utilisation une évolution majeure du conflit ? Décryptage par Héloïse Fayet, chercheuse au Centre des études de sécurité de l'Ifri.
Ukraine : la France prête à déployer des hommes ?
Frappe d'ATACMS à Koursk : quelle sera la réponse de Poutine ? Soldats en Ukraine : la France en première ligne ?
Les effectifs de l'armée russe après deux ans et demi de guerre en Ukraine
En plus d’une victoire militaire en Ukraine, les dirigeants russes souhaitent constituer d’importants effectifs militaires en vue d’un éventuel conflit avec l’OTAN dans l’espace Baltique et la péninsule de Kola. Les prévisions actuelles comptent sur une augmentation des effectifs militaires russes d’environ 350 000 hommes, pour atteindre un total de 1,5 million de soldats et d’officiers. Dans le contexte du conflit qui se déroule actuellement en Ukraine, cet objectif ne peut être atteint sans une nouvelle vague de mobilisation massive.
Ukraine: l'inquiétante escalade nucléaire du Kremlin
En réaction à l’autorisation de Joe Biden permettant à l’Ukraine de frapper le territoire russe avec des missiles américains, Moscou a franchi cette semaine plusieurs marches de l’escalier nucléaire. D’abord en rendant public une actualisation de sa doctrine puis en tirant jeudi un missile inquiétant sur l’Ukraine. Le tir de missile russe relève du pur signalement stratégique, le Kremlin envoie un message clair aux Occidentaux : il ne perdra pas la guerre en Ukraine.
Le missile ORECHNIK : un missile "inarrêtable", vraiment ?
La dissuasion nucléaire est-elle encore un rempart efficace ? Chercheuse au Centre des Etudes de Sécurité de l'IFRI, Héloïse FAYET apporte un éclairage suite à l'introduction d'un nouveau missile par la Russie : le missile ORECHNIK
Ukraine : 1004 jours de guerre et 20 ans d’émancipation
Le 21 novembre, l'Ukraine a célébré la Journée de la dignité et de la liberté commémorant deux des plus grandes manifestations de son histoire moderne : la révolution orange en 2004 et l'Euromaïdan en 2013. Alors que le pays est en guerre depuis plus de 1000 jours, que reste-t-il de ces idéaux ?
« Ce n’est pas la première fois que les Russes testent un missile sur le champ de bataille avant de le déclarer opérationnel. Ils l’avaient fait, par exemple, pour le missile de croisière hypersonique Zircon, en 2021, en Syrie, mais cela n’avait jamais été vu avec un missile IRBM, » explique Héloïse Fayet, chercheuse au Centre des études de sécurité de l'Ifri.
citée par Chloé Hoorman, Benjamin Quénelle et Elise Vincent dans Le Monde
« Ce changement d'échelle est significatif et c'est un signal stratégique beaucoup plus fort et important que tout ce qu'on a pu voir à présent, notamment les discours de Poutine », précise Héloïse FAYET, chercheuse au Centre des études de sécurité de l'Ifri.
citée par Yves Bourdillon dans les Échos
Russie : la semaine qui a ébranlé Poutine ?
Une semaine s’est écoulée depuis la marche vers Moscou de l’ancien proche de Poutine Evgueni Prigojine, le patron de Wagner, qui s’était rebellé contre son ancien maître, Vladimir Poutine. Cette entreprise a duré deux jours, avant qu’il ne mette fin subitement à son entreprise et que les deux hommes ne passent un accord sous l’égide du président de Biélorussie.
Quels sont les effets de la guerre en Ukraine sur l’espace ex-soviétique ?
Le conflit avec Kiev a commencé à modifier les relations entre Moscou et son « proche étranger ».
Prigojine-Poutine : quels rapports de force ?
Vendredi 23 juin 2023, Evgueni Prigojine a fait vaciller le pouvoir russe d’une manière inédite. Brutal fondateur du groupe paramilitaire russe Wagner, il a pris possession de Rostov, centre névralgique de l’armée russe, avant de se lancer dans une marche vers Moscou puis de faire volte-face samedi 24 juin au soir.
Thomas Gomart : « La criminalisation avancée des élites russes est préoccupante »
Après la mutinerie de Wagner, le directeur de l’Institut français des Relations internationales estime que Vladimir Poutine est affaibli sur le plan extérieur. Ce qui le rend paradoxalement plus dangereux.
Mutinerie de Wagner, le début de la fin pour Poutine ?
Que s'est-il passé ce week-end en Russie ? Les troupes du groupe paramilitaire Wagner se sont rebellées contre le pouvoir russe. Un convoi s'est approché de Moscou avant que leur chef Evgueni Prigojine ne décide de faire demi-tour. Alors, coup d'État raté ? Quelles étaient les motivations des mercenaires ? Poutine sort-il affaibli de cette crise ? Éléments de réponse avec Dimitri Minic de l'IFRI.
Poutine, Prigojine, Choïgou... Qui sont les gagnants et les perdants de la mutinerie de Wagner ?
La marche vers Moscou des mercenaires laissera des traces au sein de l'appareil d'État russe et de l'armée. La plupart des acteurs y ont perdu des plumes, d'autres ont su tirer leur épingle du jeu.
Prigojine banni, Wagner conservé : c’est suspect ?
Tatiana Kastouéva-Jean était en première partie de l’émission Un Oeil sur le Monde du 26 mai 2023 pour discuter de la rébellion de Prigojine.
Pourquoi la milice Wagner se rebelle en Ukraine ?
Origines du groupe Wagner, motivations, financements, le chercheur Dimitri Minic revient en détail sur ce qu’est le groupe Wagner et pourquoi la milice a tenté une rébellion contre le Kremlin il y a quelques jours.
Dimitri Minic, spécialiste de l’armée russe : « La crédibilité du Kremlin est ébranlée »
Dans un entretien au « Monde », ce chercheur spécialiste de l’armée russe estime qu’un ralliement d’une partie des forces armées au fondateur du Groupe Wagner, Evgueni Prigojine, n’est plus à exclure.
Dimitri Minic : «Prigojine a symboliquement déposé Poutine»
Selon ce spécialiste de l'armée russe, « la tentative de coup d'Etat est un tournant majeur » pour un régime dont la crédibilité était déjà atteinte
«Échec du Kremlin», «acte désespéré» : les premières réactions des experts de la Russie après le coup de force de Prigojine
L'ancien cuisinier de Vladimir Poutine, aujourd'hui à la tête du groupe Wagner et protagoniste de la guerre en Ukraine, a-t-il lancé une tentative de coup d'État en Russie ? «Prêt à mourir», Evguéni Prigojine affirme ce samedi être entré en Russie avec ses «25.000 hommes» pour «libérer le peuple russe». «Nous détruirons tout ce qui sera mis sur notre route.» «On continue, on ira jusqu'au bout», a lancé le chef milicien en menaçant de marcher sur Moscou si le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, et le général Valéri Guérassimov, chef d'état-major des Armées, ne viennent pas le rencontrer.
Parler d’opinion publique "n’a aucun sens, on ne sait pas ce que pensent les Russes"
"On ne sait pas ce que pensent les Russes. Dans une dictature, ce qui est la définition du régime depuis plusieurs années, la notion même d’opinion personnelle n’existe plus”.
Thomas Gomart : « Les troupes russes sont dans une posture défensive en Ukraine. »
Contre-offensive ukrainienne, sommet de l'OTAN des 11 et 12 juillet 2023 à Vilnius, livraison de F-16 à l'Ukraine, Thomas Gomart, directeur de l'Ifri, revient sur les principaux récents faits marquants de la guerre d'Ukraine.
Guerre en Ukraine : ce que l'on sait de l'opération de désinformation russe "Doppelgänger" qui a visé la France
Cette campagne s'inscrit dans la "guerre hybride" menée par Moscou, dont le but est d'influencer l'opinion publique dans les pays occidentaux.
Contre-offensive : ce que prépare Poutine
L’heure de la contre-offensive a bien sonné. Annoncée depuis des mois, démentie la semaine dernière, la contre-attaque ukrainienne pour reprendre les territoires occupés par la Russie a été confirmée par Volodymyr Zelensky. Selon le président ukrainien, « les combats sont difficiles, mais nous progressons, et c’est très important », a-t-il déclaré dans son adresse quotidienne lundi soir. « La météo n’est pas favorable - la pluie rend notre tâche plus difficile - mais la force de nos soldats donne de bons résultats », a-t-il ajouté, en saluant le retour du drapeau ukrainien dans des « territoires nouvellement libérés ».
Ukraine : destruction du barrage de Kakhovka. À qui profite le crime ?
Destruction du barrage de Kakhovka : à qui profite le crime ? Pour en parler, Dimitri Minic, docteur en histoire des relations internationales et chercheur au centre Russie/Eurasie de l'Ifri est l'invité d'Yves Calvi. Il publie Pensées et culture stratégiques russes. Du contournement de la lutte armée à la guerre en Ukraine (éditions de la Maison des sciences de l'homme, avril 2023).
Ukraine : la contre-offensive a commencé
Depuis ce lundi, Kiev et Moscou se livrent une bataille de communication sur le sujet. La Russie a affirmé avoir repoussé une "offensive de grande envergure" dimanche "dans la direction du sud de la région de Donestk" dans le Donbass. Le ministère russe de la Défense a diffusé une vidéo montrant ce qui est présenté comme des blindés ukrainiens filmés depuis les airs en train d'être détruits par les forces russes. Mais les autorités ukrainiennes ont démenti, ce lundi, les déclarations de la Russie. "Les propagandistes russes vont répandre de fausses informations sur la contre-offensive, les mouvements et les pertes" de l'Ukraine, a écrit le centre des communications stratégiques de l'armée, sur Telegram. Il accuse la Russie de préparer de fausses vidéos et images censées montrer des pertes ukrainiennes.
Jusqu’où peut aller Prigojine ?
Evgueni Prigojine, cet ancien cuisinier de Poutine, est à la tête de Wagner, une armée privée qui fait beaucoup parler d’elle dans le Donbass. Il est aussi une présence constante dans les médias, à la fois parce qu’il s’y met en scène, mais aussi parce qu’il y vocifère contre l’État-major ou les oligarques russes. Que révèle Prigojine sur le fonctionnement de la Russie, du Kremlin, de l’armée ? Jusqu’où peut-il aller alors que s’accumulent des accusations de crime de guerre ? Dimitri Minic était l’invité de Philippe Gélie dans l’émission Le Club Le Figaro International pour en discuter.
Ingérences russes et chinoises en France : enquête sur l’autre guerre qui se joue en coulisses
Espionnage, manipulation de l’information, tentatives de corruption… La Russie et la Chine multiplient leurs attaques contre la France. Et leur niveau d’intensité n’a jamais été aussi élevé depuis la guerre froide.
« En Ukraine, le fiasco russe du contournement de la lutte armée »
Dimitri Minic, chercheur à l’Institut français des relations internationales (Ifri), explique dans un ouvrage pourquoi la guerre en Ukraine est le résultat désastreux du contournement de la lutte armée, théorisé par les élites militaires russes depuis la chute de l’URSS (1).
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