Guerre en Ukraine : Schumpeter au pays des Soviets ?
Le 24 février 2022, la Russie a envahi l'Ukraine. Le plan initial imaginé par Moscou visait à conquérir rapidement Kiev, à la manière de la doctrine américaine « choc et effroi ». Les Russes avaient cependant sous-estimé la cohésion de la nation ukrainienne et l'efficacité des troupes de ce pays. Ne réussissant plus à progresser, l'armée russe a choisi de concentrer ses opérations sur le Donbass et la côte de la mer Noire, où elle fait face à une forte résistance.
Ukraine : comprendre la résistance
L'invasion de l'Ukraine par la Russie en février 2022 n'a pas abouti au résultat escompté par Vladimir Poutine. Les troupes russes ont en effet été confrontées à une forte résistance de l'armée ukrainienne et, plus largement, de la population. L'ampleur et l'efficacité de cette résistance peuvent être expliquées par le développement du sentiment national ukrainien depuis 2014 et par la mise en place, à partir de la même année, d'un réseau de volontaires lié au conflit dans le Donbass.
Une nouvelle architecture de sécurité pour l'Europe ?
Une architecture de sécurité est un ensemble normatif et institutionnel surplombant un système plus ou moins stable de sécurité. Quels que soient les résultats sur le terrain, la guerre d'Ukraine se soldera sans doute par une nouvelle fracture européenne, avec une ligne de division beaucoup plus à l'est que celle de la guerre froide. Une nouvelle architecture de sécurité n'est donc pas en vue, même si les puissances peuvent s'accorder sur des normes de stabilisation visant à réduire le danger.
Les défenses anti-missiles américaines en question
En janvier 2019, l’administration Trump a présenté la Missile Defense Review. Ce document s’inscrit dans un mouvement de renforcement des défenses anti-missiles américaines, amorcé par le Congrès en 2016. Cette évolution ne manque pas d’inquiéter la Russie et la Chine qui réagissent en musclant leurs propres arsenaux. Ainsi, Pékin devrait augmenter le nombre de ses têtes nucléaires et Moscou développer de nouvelles armes stratégiques. Dans ce contexte, le devenir de l’arms control est incertain.
Cross-Domain Coercion: The Current Russian Art of Strategy
Cette note retrace l’évolution de l’approche russe de la dissuasion et de la coercition depuis la fin de la guerre froide, et y évalue la place tenue par les armes nucléaires, depuis les débats sur la « dissuasion nucléaire régionale » jusqu’à l’actuelle « doctrine Gerasimov ».
Les nouvelles alliances énergétiques russes : mythes et réalités
Cet article analyse les « nouveaux » partenariats énergétiques de la Russie avec la Chine et la Turquie – un partenariat que le Kremlin présente comme une alternative aux relations énergétiques avec l'Occident.
L'Alliance : un point de vue d'Europe centrale
Dans l’Alliance qui entend faire face à des défis nouveaux, la Pologne tient toute sa place. Varsovie soutient naturellement tout ce qui peut consolider le lien entre les États-Unis et l’Europe. Mais elle favorise aussi le développement des capacités de l’UE, en complément de celles de l’Alliance. Et si la Pologne reste en faveur de l’élargissement à l’Ukraine et à la Géorgie, elle souhaite également l’approfondissement de la coopération avec Moscou.
L'OTAN et la Russie : vu de Moscou
L’élargissement à l’Est de l’OTAN s’inscrit dans une mémoire russe qui décompte les tentatives de l’« Ouest » pour détruire ou marginaliser la Russie. Le dialogue ouvert avec Moscou par la nouvelle Administration américaine, les déclarations et propositions du président Dmitri Medvedev permettent pourtant de penser qu’une nouvelle ère de coopération pourrait s’engager : sur l’Afghanistan, sur les défenses antimissiles, sur le désarmement, et même sur le prochain concept stratégique de l’OTAN.
Incursion ukrainienne en Russie : "Non, la menace nucléaire n'est pas devenue une menace fantôme"
Alors que le conflit entre la Russie et l'Ukraine fait rage depuis près de deux ans et demi et l'invasion de la seconde par la première, les forces ukrainiennes mènent depuis le 6 août, une incursion d'envergure dans la région russe de Koursk. Si Vladimir Poutine a plusieurs fois agité le spectre de la bombe atomique pour faire pression sur les puissances occidentales, il a fort heureusement choisi de ne pas l'employer alors même que la Russie est directement attaquée sur son territoire. Doit-on comprendre que l'emploi de l'arme nucléaire est désormais inenvisageable ?
L'essai s'est conclu par une explosion du missile avant même son tir, possiblement pendant le remplissage du carburant
citée par Alexis Feertchak dans Le Figaro.
Cette incursion ne remet pas du tout en question la dissuasion nucléaire russe, ajoute Héloïse Fayet, de l’Institut français des relations internationales, puisqu’elle ne constitue pas une menace sur ce que les Français qualifient d’intérêts vitaux (la formule russe est “menace existentielle”), même si elle égratigne l’intégrité territoriale du pays .
citée par Yves Bourdillon pour Les Echos.
L'Ifri, fondation reconnue d'utilité publique, s'appuie en grande partie sur des donateurs privés – entreprises et particuliers – pour garantir sa pérennité et son indépendance intellectuelle. Par leur financement, les donateurs contribuent à maintenir la position de l’Institut parmi les principaux think tanks mondiaux. En bénéficiant d’un réseau et d’un savoir-faire reconnus à l’international, les donateurs affinent leur compréhension du risque géopolitique et ses conséquences sur la politique et l’économie mondiales. En 2026, l’Ifri accompagne plus de 90 entreprises et organisations françaises et étrangères.