Russie - Eurasie
L’Eurasie connaît de profondes mutations. Si le passé soviétique a laissé une empreinte durable, la Russie et les pays d’Europe orientale, d’Asie centrale et du Caucase du Sud ont leur propre trajectoire.
Sujets liés
« Le projet impérial russe s’est construit au fil des échecs de Moscou à imposer sa vision du monde »
Alors que la Russie entérine vendredi l’annexion de territoires ukrainiens, la professeure Marlène Laruelle, spécialiste du monde slave, analyse comment le projet impérial russe – et sa vision historique sur le long terme – s’est imposé peu à peu dans l’esprit de Vladimir Poutine. L’invasion russe en Ukraine a relancé les débats sur la nature impériale de la Russie. Mais les discussions sont souvent teintées de « présentisme » (relire les événements du passé à la lumière du présent) et mettent sous le tapis des nuances qui sont pourtant fondamentales pour comprendre ce que le Kremlin espère atteindre avec la guerre en Ukraine.
Poutine et le nucléaire : les raisons de ne pas paniquer
Pour la première fois, un pays, la Russie, brandit la menace nucléaire non pour défendre son existence mais pour appuyer l'annexion d'un territoire. Vladimir Poutine prend ainsi des libertés avec des règles en vigueur depuis trois quarts de siècle. Bluffe-t-il ? C'est sans doute le scénario le plus terrifiant qu'on puisse concevoir actuellement.Acculé, Vladimir Poutine lancerait des missiles nucléaires sur l'Ukraine. Ouvrant la boîte de Pandore d'une utilisation de ces armes apocalyptiques verrouillée depuis soixante-dix-sept ans. Avec un risque réel de riposte, conventionnelle, de l'Otan, et ensuite d'escalade nucléaire de part et d'autre.
« La guerre de Poutine contre l’Ukraine est entrée dans une nouvelle phase, encore plus dangereuse »
Avec l’organisation, par Moscou, de référendums locaux et de la mobilisation partielle, assortie de menaces nucléaires, Vladimir Poutine poursuit sa fuite en avant, affirme, dans une tribune au « Monde », la chercheuse spécialiste de la Russie Tatiana Kastouéva-Jean. « Poutine ne commencera pas la guerre contre l’Ukraine : les risques sont trop élevés et il y a plus à y perdre qu’à gagner », entendait-on en Europe avant le conflit. Il l’a pourtant fait.
Vladimir Poutine: face aux défections
La mobilisation décidée en date du mercredi 21 septembre 2022 a provoqué une fuite massive des russes mobilisables aux frontières géorgiennes et kazakhstanaises notamment. Ces scènes, surréalistes, interrogent sur la pérennité du régime du Kremlin, et sur la crise de confiance que traverse actuellement l’armée russe. Car si le début de "l'opération militaire spéciale" en Ukraine a laissé la majeur partie de la population russe dans l'indifférence, la mobilisation semble être annonciatrice d'une toute autre réaction.
Military briefing: How will Russia’s mobilisation affect the war in Ukraine?
Kyiv expects new recruits to appear within two months but Moscow struggles with training and logistical obstacles.
À quel point Poutine est-il fragilisé?
Sept mois après le début de la guerre en Ukraine, la Russie traverse une mauvaise passe. Sur le terrain, l’Ukraine ne cesse de reconquérir des territoires, et sur le plan diplomatique, le mouvement d’opposition se consolide particulièrement après l’appel à la mobilisation partielle, lancé la semaine dernière par le président russe.
Poutine, la nostalgie de l'empire
En février 2022, Vladimir Poutine a justifié son invasion de l’Ukraine par la menace que ferait peser sur sa sécurité l’adhésion à l’Otan de certains pays frontaliers. Depuis les révolutions de couleurs, en Géorgie et en Ukraine, l’obsession du Kremlin de ne pas perdre son influence dans l’ex-espace soviétique a franchi une étape supplémentaire avec le conflit ukrainien.
Jusqu’où ira Poutine ?
Avec la mobilisation des réservistes et les référendums dans les régions occupées par la Russie, la guerre en Ukraine prend une nouvelle dimension. Tatiana Kastouéva-Jean revient sur l'escalade et la fuite en avant de Vladimir Poutine.
Dans le Caucase et l'Asie centrale, la Russie en perte d'influence
Les tensions se sont multipliées ces derniers jours dans le Caucase et en Asie centrale, où la puissance tutélaire de Moscou apparaît affaiblie par les difficultés militaires qu'elle rencontre en Ukraine. ors du récent sommet de l'Organisation de la coopération de Shanghai à Samarcande, en Ouzbékistan, le président russe Vladimir Poutine s'est retrouvé sous la pression de ses partenaires, notamment chinois et indien, qui ont fait part de leurs inquiétudes ou de leurs doutes sur la guerre en Ukraine. Plusieurs pays d'Asie centrale ont du reste autorisé des manifestations de soutien à l'Ukraine.
En Russie, l’espoir d’une « forte résistance passive »
Deux jours après l’annonce de la mobilisation partielle de la population russe par le président Vladimir Poutine, la campagne de recrutement bat son plein, notamment dans les régions les plus pauvres de la Fédération.
Gilets jaunes et RT France, une histoire d'opportunisme
Parmi les médias préférés des gilets jaunes, RT France, chaîne russe ouverte en 2017. Et ce n'est pas un hasard.
La chaîne RT surfe sur le mouvement des « gilets jaunes »
Alors que les contestataires se défient des médias traditionnels, BFM-TV en tête, la chaîne est l’un des rares médias qui trouvent grâce à leurs yeux.
France's 'yellow vests' and the Russian trolls that encourage them
Russian social media trolls reportedly helped stoke the 'yellow vest' protests — France's largest demonstrations in years. DW talked to social media experts to find out more.
Tensions en mer Noire : « Il y a à Moscou une attitude décomplexée par rapport à la puissance »
Chercheuse à l’IFRI, Tatiana Kastoueva-Jean analyse les enjeux de la confrontation entre l’Ukraine et la Russie. C’est l’une des conséquences diplomatiques des graves incidents survenus entre marines ukrainienne et russe en mer Noire : le président états-unien, Donald Trump, a menacé, mardi 27 novembre, d'annuler une entrevue avec son homologue russe, Vladimir Poutine, en marge du sommet du G20.
Risque d'escalade entre Moscou et Kiev
C'est une escalade, mais calibrée, à laquelle se livrent Moscou et Kiev après l'incident, dimanche soir, de la mer d'Azov. Mardi, le président russe, Vladimir Poutine a mis en garde contre toute « action irréfléchie » son homologue ukrainien, Petro Porochenko.
Des paillettes aux sanctions, le déclin de la Russie à Davos
Moscou (AFP) - Davos sans vodka ni caviar? Si la Russie menace de boycott le grand raout de l'économie mondiale, sa présence un temps incontournable, voire tapageuse, s'est en réalité faite déjà bien plus discrète, sanctions et ralentissement économique obligent.
Cyberguerre : nouveau champ de bataille
Depuis quelques années, l'actualité se fait l'écho de cyber attaques. A la manœuvre : des groupes de hackers derrière lesquels les responsables occidentaux pointent souvent les services de renseignement russes. Quelles sont les règles de ces guerres virtuelles, aux conséquences pas si virtuelles ?
« La Russie n’est pas la cause, mais l’aiguillon des populismes »
Selon le chercheur Maxime Audinet, le «sharp power» à la Poutine vise à délégitimer l’Occident néolibéral plutôt qu’à vanter son modèle. Le Kremlin n’est pas à l’origine de la montée des populismes dans le monde, mais surfe sur la vague et l’amplifie à des fins pragmatiques.
Cyberespionnage : bons baisers de Russie
Comment se décline l’arsenal d’une cyberguerre ? Appelle-t-elle des belligérants spécifiques ? Qui sont les “cybersoldats” ? Quelle part du privé dans le cyberarmement, et dans l’armement spatial ? Y’a-t-il une course à l’armement numérique ?
Kaspersky, l'antivirus qui venait du froid
Accusé par Washington d'être l'œil du Kremlin, l'éditeur de logiciels Kaspersky Lab dénonce une « bataille géopolitique ». Cet article retrace les contours d’une polémique qui n’a eu de cesse de prendre de l’ampleur depuis les accusations occidentales d’ingérence russes dans les processus électoraux.
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