Sécurité - Défense
Sous l’effet de la compétition stratégique mondiale, les enjeux de sécurité et de défense sont marqués par le retour des guerres majeures et de la dissuasion nucléaire, la transformation du terrorisme et la course aux technologies militaires.
Sujets liés
Vers une nouvelle maîtrise des armements ? Défis et opportunités de l’expiration de New START
Signé en 2010 entre Barack Obama et Dmitri Medvedev pendant une période de détente entre les deux grandes puissances, New START (New Strategic Arms Reduction Treaty) devrait – sauf revirement de dernière minute – expirer le 5 février 2026. Héritier des grands traités de réduction des armements stratégiques de la guerre froide entre l’URSS et les États-Unis, ce traité a permis de réduire les arsenaux nucléaires russes et américains de plus de 30 % par rapport au début du XXIe siècle, en instaurant des limites quantitatives sur le nombre de têtes nucléaires stratégiques déployées – c’est-à-dire immédiatement utilisables – et des mécanismes de transparence et de vérification mutuelles.
Nucléaire : la Russie met en danger l’architecture de non-prolifération et de maîtrise des armements
Alors que Moscou a rejeté vendredi le document final rédigé lors de la 10e conférence de réexamen du Traité de non-prolifération, l’invasion de l’Ukraine fragilise les efforts pour le désarmement nucléaire international.
Guerre en Ukraine : la centrale nucléaire de Zaporijia, une arme de chantage pour Poutine
Contrôler la plus grande centrale nucléaire d'Europe offre au chef du Kremlin, prêt à prendre tous les risques, un moyen de pression sur Kiev. Et sur les Occidentaux.
Le nord de la Syrie, théâtre de la lutte d’influence entre l’Iran et les États-Unis
Après avoir procédé à un bombardement aérien, mardi 23 août, sur des bases de milices pro-iraniennes dans le nord-est de la Syrie, les États-Unis ont indiqué jeudi 25 août avoir répliqué à des tirs de roquette ciblant des sites américains.
Ukraine : les civils ciblés, la centrale occupée...
Volodymyr Zelensky le craignait, les services secrets américains l'avaient annoncé... La Russie a frappé. Un bombardement russe a touché hier soir la gare de Tchaplyne, dans le centre de l’Ukraine. Le bilan provisoire s’élève désormais à vingt-cinq morts, dont deux enfants, et trente et un blessés, a annoncé ce matin l’opérateur des trains ukrainiens.
Mali : « Barkhane vient clore un cycle de trente années d’opérations extérieures de la France en Afrique »
Elie Tenenbaum, chercheur à l’IFRI, revient, dans un entretien au « Monde », sur le bilan de l’action de la France au Mali, qu’il juge « négatif ». L’opération antiterroriste « Barkhane » a achevé son retrait du Mali, le 15 août, mais « la France reste engagée au Sahel, dans le golfe de Guinée et la région du lac Tchad », a répété l’Elysée dans un communiqué publié le même jour.
Retour à la haute intensité des armées françaises
Le conflit ukrainien est venu incarner un conflit de haute intensité tel que beaucoup d'observateurs l'envisageaient depuis plusieurs années, contraignant à un regard interrogateur vis-à vis des capacités occidentales à faire face à un défi similaire, les volumes de pertes humaines et de munitions échangées comme l'attrition des systèmes d'armes et des dispositifs militaires atteignent des niveaux jamais vus depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, alors que les forces européennes peinent à amorcer une remise à niveau souvent trop déclaratoire.
Iran : Téhéran exige de nouvelles concessions des Etats-Unis concernant l'accord nucléaire
Après d'intenses négociations à Vienne début août, une proposition de texte a été effectuée par l'Union européenne, mais l'Iran souhaite des garanties supplémentaires de la part des Etats-Unis.
Iran : où en sont les négociations de l'accord sur le nucléaire ?
Depuis 2021, l'Iran et les grandes puissances négocient à Vienne afin de ressusciter l'accord international de 2015. Après s'en être retiré en 2018 avec Donald Trump, Washington souhaite réintégrer l'accord. Un compromis «final» est en cours d’étude mais certains éléments font l'objet de vives négociations.
« Les opérations militaires ciblées ne constituent pas une solution politique suffisante pour neutraliser les organisations visées »
Les éliminations d’ennemis sont une manière pour les démocraties de préserver leurs intérêts à l’étranger en allégeant le coût des interventions, analyse dans une tribune au « Monde » Amélie Férey, chercheuse à l’Institut français des relations internationales. Mais elles soulèvent des questions de temporalité et d’éthique.
Mort d'al-Zawahiri : "Tout un pan du djihadisme contemporain s'en va avec lui"
Dans la nuit de samedi à dimanche, les États-Unis ont abattu le numéro un d'Al-Qaïda. Le chef de l'organisation terroriste, à l'origine des attentats du 11-Septembre, a été touché par un missile tiré depuis un drone alors qu'il prenait l'air sur son balcon à Kaboul. Si "tout un pan du djihadisme contemporain" disparaît avec Ayman al-Zawahiri, l'organisation est en mesure d'absorber ces assassinats ciblés, selon Elie Tenenbaum, co-auteur de "La Guerre de vingt ans : Djihadisme et contre-terrorisme au XXIe siècle", et directeur du centre des études de sécurité de l'Institut Français des Relations Internationales (Ifri).
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