Innovations technologiques
Les écosystèmes technologiques se restructurent au gré d’innovations comme l’intelligence artificielle ou le quantique, suscitant des politiques d’investissement et des efforts de gouvernance et de régulation.
Sujets liés
Promesses artificielles ou régulation réelle ? Inventer la gouvernance mondiale de l’IA
Face aux risques qui découlent de l'utilisation non régulée de l'intelligence artificielle, technologie clé et vecteur de transformation profonde de la société, l’urgence d’un encadrement harmonisé à l’échelle internationale s’impose plus que jamais. Le « Sommet pour l'Action sur l'Intelligence Artificielle » qui se tiendra à la mi-février pourrait être l'occasion de construire une gouvernance mondiale de l'IA au service du bien commun.
De Biden à Trump, un continuum pour empêcher l’hégémonie technologique chinoise
Les Etats-Unis multiplient les restrictions pour éviter que la Chine devienne le géant mondial de la technologie, ou au moins pour ralentir ce mouvement, au détriment parfois des entreprises américaines.
Les paradoxes chinois d’Elon Musk
Le multimilliardaire est dans une position singulière : proche conseiller de Donald Trump, il est aussi propriétaire de Tesla, une entreprise bien implantée dans le pays désigné ennemi numéro un par la nouvelle administration américaine.
États-Unis, Chine, Europe… : qui va gagner la bataille de l’Intelligence artificielle ?
Mercredi 22 janvier, la Maison-Blanche a dévoilé un projet d'investissement massif dans l'intelligence artificielle. La veille, Donald Trump avait annoncé en conférence de presse la conception d'un fond privé d'« au moins 500 milliards de dollars » et la création d'une société baptisée « Stargate », permettant la construction d'infrastructures et de « data centers » dédiées à l'IA aux États-Unis.
L’IA et le nouveau visage de la guerre
Jusqu’à quel point l’essor de l’intelligence artificielle rend caduques les règles qui prévalaient jusqu’ici en matière de contrôle de la force dans le domaine de la guerre? C’est la question qu’aborde le podcast «IA qu’à m’expliquer» du quotidien Le Temps.
Révolution numérique, IA et régulation : conversation avec Aiman Ezzat, DG de Capgemini - World Policy Conference 2024
Samedi 14 décembre 2024 - 17ᵉ édition de la World Policy Conference à Abou Dhabi, Émirats arabes unis. Une conversation entre Aiman Ezzat, directeur général du Groupe Capgemini, et Thierry de Montbrial, fondateur et président exécutif de l'Ifri et de la WPC. Parmi les sujets abordés figurent la révolution numérique et l'essor de l’intelligence artificielle dans ce contexte.
Laure de Roucy-Rochegonde - Le robot est-il un adversaire comme un autre ?
Cette année, la thématique abordée par le 36e Forum Philo Le Monde - Le Mans est à la fois universelle et peut paraître provocatrice : « Jamais sans mon ennemi ? ». Dans un monde marqué par des transitions écologiques, technologiques et sociétales majeures, des tensions internationales, des conflits, des guerres où la négation de l’autre est souvent mise en avant, ainsi que par des mouvements migratoires sans précédent, cette réflexion s’inscrit pleinement dans les enjeux du moment.
Laure de Roucy-Rochegonde, docteure en Sciences Politiques
Ce mardi 19 novembre, l’invitée de 8h15 était Laure de Roucy-Rochegonde, docteure en Science politique, directrice du Centre géopolitique des technologies de l'Ifri, chercheuse associée au Centre de recherches internationales (CERI, Sciences Po/CNRS), auteure de « La guerre à l'ère de l'intelligence artificielle : quand les machines prennent les armes », aux Presses Universitaires de France.
Robots tueurs, essaims de drones armés… Le champ de bataille à l’heure de l’intelligence artificielle
Une nouvelle course à l’armement est engagée autour des armes autonomes (drones, chars ou robots sentinelles) capables de choisir des cibles et de tirer sans intervention humaine. Pour les industriels de la défense, la guerre en Ukraine sert de laboratoire pour tester ces nouvelles technologies.
Laure de Roucy-Rochegonde et la guerre à l'ère de l'intelligence artificielle
Laure de Roucy-Rochegonde est docteur en sciences politiques. Elle signe un ouvrage qui pose des questions vertigineuses ; « La guerre à l'ère de l'intelligence artificielle », ou comment les armes sont en train de devenir autonomes, ce qui pourrait avoir un impact majeur sur les conflits futurs.
La guerre à l'ère de l'intelligence artificielle, selon Laure de Roucy-Rochegonde
Les images du drone ayant identifié Yahya Sinouar le 16 octobre 2024 ont fait le tour du monde. Comment l'usage de nouvelles technologies à des fins bellicistes reconfigure-t-il le contrôle de la force, désormais réparti entre l'humain et l'IA ? Comment l'IA bouleverse le droit de la guerre ?
La guerre à l’heure de l’IA
À l’heure où les développements de cette technologie dans le domaine militaire avancent plus vite que les institutions chargées de les réguler, Laure de Roucy-Rochegonde, chercheuse à l’IFRI et chercheuse associée au CERI (Sciences Po), présente dans « La guerre à l’ère de l’intelligence artificelle. Quand les machines prennent les armes » les défis posés par le déploiement de ces « robots tueurs » en temps de guerre. À l’instar, en leur temps, du « père de la bombe atomique » Robert Oppenheimer et de ses collaborateurs, les artisans de l’IA sont aujourd’hui confrontés aux implications morales de leurs recherches, et de leurs possibles usages destructeurs. Extraits choisis.
La guerre à l'ère de l'intelligence artificielle
Dans son récent ouvrage « La guerre à l'ère de l'intelligence artificielle » paru en octobre, Laure de Roucy-Rochegonde s'interroge sur la façon dont l'intelligence artificielle et les armes autonomes peuvent remettre en cause le contrôle humain, politique et juridique, de l'usage de la force.
Intelligence artificielle, guerre et robots tueurs
Interrogée par Stéphane Jourdain dans l'émission « La tech la première » sur France Inter, Laure de Roucy-Rochegonde revient sur les usages actuels de l'intelligence artificielle dans le cadre des conflits armés en Ukraine et à Gaza.
« Sur le champ de bataille, l’IA dépasse les attentes des militaires »
« Entretiens de l’IA ». Pour Laure de Roucy-Rochegonde, autrice de « La Guerre à l’ère de l’intelligence artificielle », l’apparition d’armes plus autonomes peut remettre en cause le contrôle de l’usage de la force.
Guerre robotisée : quel cerveau pour commander l’usage de la force ? L’humain ou l’artificiel ?
Les armes dotées de fonctionnalités autonomes se multiplient et rendent de plus en plus complexes le « contrôle de la force » par les États. Reste que l’outil de l’intelligence artificielle peut permettre de mieux discerner les cibles et d’économiser les pertes humaines. Mais à force de déléguer des compétences à la machine et à l’IA, les États ne perdent-ils pas la main ? « Le livre très complet de l’experte Laure de Roucy-Rochegonde (PUF), « La guerre à l’ère de l’Intelligence artificielle », est pour le moins pessimiste.
Replay - Géopolitique de l'IA - Conférence de l'Ifri à La Sorbonne
À l’occasion de la publication du dossier spécial de Politique étrangère sur l'Intelligence artificielle, l'Ifri a organisé une conférence à la Sorbonne en présence de trois des auteurs de ce dossier.
La guerre à l'ère de l'intelligence artificielle
Les progrès fulgurants des techniques d'intelligence artificielle et de la robotique, et surtout leur application au domaine de la défense, font entrevoir l'émergence de nouveaux types de robots militaires, rendus toujours plus autonomes, c'est-à-dire capables de recourir à la force de leur propre chef. Les « robots tueurs » soulèvent néanmoins de nombreuses questions : ces moyens de guerre permettant de ne pas exposer l’humain peuvent-ils être pleinement contrôlés ? Qu’implique le recours à ces technologies ?
Des drones tueurs aux bombes à sous-munitions, les guerres en Ukraine et à Gaza déplacent les lignes éthiques
Certaines armes autrefois considérées comme inacceptables sur le plan éthique, voire interdites par des dizaines de pays, sont désormais largement employées, parfois guidées par des algorithmes. Sans que cela semble causer d’émoi planétaire.
La surproduction chinoise de puces matures : Des craintes infondées
La Chine, plutôt que d’inonder le marché mondial des semi-conducteurs à technologies matures, s’en dissocie. Si les politiques industrielles chinoises favorisent de plus en plus la production nationale de semi-conducteurs, sa propre demande en puces, en constante augmentation, devrait empêcher une arrivée massive de puces chinoises à bas prix sur les marchés étrangers. Cependant, à mesure que Pékin progresse dans son objectif de réduire la dépendance des industries nationales aux puces étrangères, les entreprises européennes et américaines de semi-conducteurs à technologies matures pourraient ressentir les effets d’un écosystème de semi-conducteurs chinois de plus en plus « involué » (内卷).
Technologies bas-carbone : piliers de l'autonomie française et européenne
Le renforcement de la mobilisation internationale en faveur du climat aiguise les rivalités technologiques et industrielles. L'Union européenne et ses membres doivent non seulement se mettre d'accord sur les priorités, rythmes, trajectoires et mécanismes de décarbonation, mais aussi affronter un environnement géoéconomique et géopolitique internationale dégradé.
Un changement de paradigme pour l’Europe spatiale
Le regard que les acteurs économiques portent sur l’espace s’est transformé en une dizaine d’années sous l’effet d’une triple évolution :
Revolutionary by Design: The US National Security State and Commercialization in the US Space Sector
Le secteur spatial américain, à travers ses organisations gouvernementales et son industrie commerciale, domine la révolution spatiale, souvent appelée « New Space ».
COVID-19 : à bas la mondialisation, vive l'Europe ?
Au-delà des systèmes de santé nationaux, le COVID-19 interroge les grands équilibres mondiaux, et souvent les modes de coopération qui les organisent.
La Bavière et la France. Préparer l'avenir ensemble
Avec ses 13 millions d’habitants, son économie à vocation internationale et son produit intérieur brut (PIB) de 630 milliards d’euros, l’État libre de Bavière est une région forte au cœur de l’Europe. La Bavière dispose également d’un patrimoine culturel unique, de magnifiques paysages et des meilleures conditions tant pour le sport que pour le repos, sans oublier évidemment la célèbre hospitalité bavaroise.
La Chine, championne technologique ou géant empêtré ?
La Chine est-elle le chef de file de l’innovation mondiale, et donc le premier concurrent technologique des économies occidentales ? La réalité est plus ambiguë. Les responsables chinois diagnostiquent au contraire un retard notable du pays, auquel est censé remédier le plan Made in China. Le succès est incertain, à la fois du fait de l’ambiguïté des rapports entre politiques publiques et dynamiques privées, et de l’absence de réformes favorables à l’innovation et aux progrès de productivité.
La Smart City chinoise : nouvelle sphère d’influence ?
La « smart city », c’est-à-dire la ville « intelligente » ou « hyper-connectée », est devenue un sujet de recherche et de politique urbaine en vogue.
Révolution numérique et transformation de l'action publique
Les nouvelles technologies peuvent contribuer à améliorer l’efficacité des politiques publiques. Le mouvement d’ouverture des données (open data) rend les administrations moins opaques et permet de lutter contre la corruption. L’exploitation de ces données – dans le cadre de partenariats public-privé – peut aider les décideurs à optimiser l’allocation des ressources publiques et faire les bons choix. La numérisation permet d’alléger certaines procédures et de faciliter la vie des citoyens.
Les petits réacteurs modulaires dans le monde : perspectives géopolitiques, technologiques, industrielles et énergétiques
Les retards et surcoûts des projets occidentaux dans le nucléaire civil sont en train de conforter un duopole russo-chinois sur les exportations de réacteurs de troisième et quatrième génération. Dans ce contexte, des petits réacteurs modulaires (Small and Modular Reactors - SMR) connaissent un regain d’intérêt et sont développés par de nombreux acteurs, allant principalement des entreprises d’État russes et chinoises à une multitude de start-up nord-américaines.
Virage vert : les villes chinoises sèment-elles les graines de systèmes énergétiques durables ?
Le Global Climate Action Summit, organisé en septembre 2018 en Californie, a mis en lumière l’importance des villes pour déployer les technologies bas-carbone et lutter contre le changement climatique. Alors que les politiques énergétiques dépendent principalement des gouvernements nationaux, les villes ont la possibilité d’élaborer et de mettre en œuvre des solutions innovantes et des politiques locales ambitieuses. Or, les villes chinoises sont confrontées à de nombreux défis énergétiques et climatiques : la qualité de l’air, la congestion du trafic, la sécurité énergétique, la consommation d’électricité et de chaleur dans les bâtiments et la consommation élevée de matériaux de construction. La pollution de l’air en Chine aurait par exemple provoqué 1 million de décès prématurés en 2016 et, en 2014, seules 8 villes chinoises sur 74 respectaient les normes nationales en matière de qualité de l’air.
Déjà conquis par l’IA, les militaires français regardent vers les armes autonomes
Les progrès de l’intelligence artificielle ont rendu imaginable le développement de « robots tueurs ». La France est officiellement contre, mais ouvre de plus en plus la porte à des exceptions. Entretien avec la chercheuse Laure de Roucy-Rochegonde, spécialiste de la question.
« Le sommet sur l’IA est une opportunité de revigorer un multilatéralisme moribond »
Le sommet sur l’intelligence artificielle (IA) s’ouvre ce lundi 10 février à Paris. Laure de Roucy-Rochegonde souligne l’importance d’une coopération internationale en termes de régulation, pour éviter un paysage fragmenté dangereux. Elle milite pour la mise en place d’un « accord de Paris sur l’IA ».
Intelligence artificielle : la « question fondamentale » de son intérêt général au cœur du Sommet de Paris
Après deux sommets axés sur la sécurité de l'IA, au Royaume-Uni fin 2023, puis en Corée du Sud en mai 2024, le Sommet de Paris est baptisé « sur l'action » et veut ouvrir les débats à tous, sur une intelligence artificielle d'intérêt général. Entretien avec Benjamin Pajot, chercheur associé au Centre géopolitique des technologies de l'Ifri.
En Russie, vers une militarisation de l'intelligence artificielle ?
« Celui qui maîtrisera l'intelligence artificielle sera le leader du monde ». Cette phrase de Vladimir Poutine a beaucoup fait parler. Pourtant, la Russie semble avoir manqué le train de l'IA, et avoir tourné tout entier son économie vers sa guerre avec l'Ukraine, y compris dans ce secteur.
Microsoft, Google, Meta, Amazon… Que cache l’intérêt des géants du numérique pour le nucléaire ?
L’année 2024 a vu les Gafam, l’acronyme qui désigne les géants de la tech, se rapprocher d’acteurs de l’industrie nucléaire. Toujours plus gourmands en énergie, ils y voient un moyen de décarboner leurs activités à long terme, mais actent leur renoncement sur le court terme. Décryptage.
De Biden à Trump, un continuum pour empêcher l’hégémonie technologique chinoise
Les Etats-Unis multiplient les restrictions pour éviter que la Chine devienne le géant mondial de la technologie, ou au moins pour ralentir ce mouvement, au détriment parfois des entreprises américaines.
États-Unis, Chine, Europe… : qui va gagner la bataille de l’Intelligence artificielle ?
Mercredi 22 janvier, la Maison-Blanche a dévoilé un projet d'investissement massif dans l'intelligence artificielle. La veille, Donald Trump avait annoncé en conférence de presse la conception d'un fond privé d'« au moins 500 milliards de dollars » et la création d'une société baptisée « Stargate », permettant la construction d'infrastructures et de « data centers » dédiées à l'IA aux États-Unis.
Les paradoxes chinois d’Elon Musk
Le multimilliardaire est dans une position singulière : proche conseiller de Donald Trump, il est aussi propriétaire de Tesla, une entreprise bien implantée dans le pays désigné ennemi numéro un par la nouvelle administration américaine.
L’IA et le nouveau visage de la guerre
Jusqu’à quel point l’essor de l’intelligence artificielle rend caduques les règles qui prévalaient jusqu’ici en matière de contrôle de la force dans le domaine de la guerre? C’est la question qu’aborde le podcast «IA qu’à m’expliquer» du quotidien Le Temps.
Robots tueurs, essaims de drones armés… Le champ de bataille à l’heure de l’intelligence artificielle
Une nouvelle course à l’armement est engagée autour des armes autonomes (drones, chars ou robots sentinelles) capables de choisir des cibles et de tirer sans intervention humaine. Pour les industriels de la défense, la guerre en Ukraine sert de laboratoire pour tester ces nouvelles technologies.
L'Ifri, fondation reconnue d'utilité publique, s'appuie en grande partie sur des donateurs privés – entreprises et particuliers – pour garantir sa pérennité et son indépendance intellectuelle. Par leur financement, les donateurs contribuent à maintenir la position de l’Institut parmi les principaux think tanks mondiaux. En bénéficiant d’un réseau et d’un savoir-faire reconnus à l’international, les donateurs affinent leur compréhension du risque géopolitique et ses conséquences sur la politique et l’économie mondiales. En 2026, l’Ifri accompagne plus de 90 entreprises et organisations françaises et étrangères.