Dépasser la dynamique raciale dans l'espace politique sud-africain, l'ambition sous contraintes de l'Alliance Démocratique
Depuis 1994 et l'organisation des premières élections libres et démocratiques, l'ANC se trouve en situation de quasi hégémonie sur la scène politique sud-africaine.
Néanmoins, cette domination ne doit pas masquer l'existence d'une opposition conséquente qui se situe à la fois dans des sphères partisanes et non partisanes. En effet, le pays est marqué depuis quelques années par un contexte de contestation et une recrudescence des mobilisations collectives en réaction aux inégalités économiques et sociales durablement ancrées dans le pays. Les partis d'opposition tentent de se réapproprier ces contestations pour délégitimer le parti au pouvoir et s'afficher en tant qu'alternative. A cet égard, les élections locales de mai 2011 étaient un test pour mesurer le rapport de force entre l'ANC et ses opposants. On peut affirmer que, paradoxalement, ces élections marquent la continuité de la domination de l'ANC ainsi que la cristallisation d'une opposition sérieuse et durable.
Article publié dans Lesedi - Lettre d’Information de l’IFAS Recherche - no. 13 - Décembre 2011
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