La crise économique mondiale : enjeux et réformes
L’intégration des marchés financiers et le développement du commerce international ont eu par le passé un effet multiplicateur au service de la croissance. Le mécanisme fonctionne désormais à rebours et la chute de la demande se diffuse à travers le monde.
Kemal DERVIS a dirigé le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), de 2005 à 2009. Il a été ministre des Affaires économiques (2001-2002), député d’Istanbul au Parlement de Turquie et membre de la Convention sur l’avenir de l’Europe. Auparavant, il a été vice-président de la Banque mondiale (1996-2000). Son dernier ouvrage s’intitule A Better Globalization: Legitimacy, Governance, and Reform (New York, Brookings Press, 2005).
Commander l'article sur CAIRN
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
ISBN / ISSN
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Lutte contre le terrorisme : la Belgique, maillon faible ?
Après les attentats de 2015 et 2016, la Belgique a été pointée du doigt et a fait l’objet d’un véritable Belgium bashing. Les critiques émises étaient parfois exagérées mais pas totalement injustifiées : les ministères régaliens avaient fait l’objet de coupes budgétaires drastiques et la complexité du système politico-administratif belge rendait la coopération entre services difficile. Une commission d’enquête a tiré les leçons des attentats et de profondes réformes ont été entreprises.
La France face à la politique économique de Trump
La plupart des réformes annoncées en matière commerciale par le candidat Trump n’ont pas été mises en œuvre. La France peut tirer profit de l’existence de nombreux intérêts communs pour défendre sa vision d’une mondialisation à la fois libre-échangiste et régulée. Cependant, l’hypothèse d’un recours croissant à des mécanismes de protection et d’un rejet du multilatéralisme doit aussi être envisagée, notamment du fait de l’attitude de la Chine et de ses alliés.
Iran : architecture du pouvoir et conservatisme
Les institutions politiques iraniennes sont difficiles à déchiffrer. Elles sont les héritières de traditions particulières et de la Révolution de 1979. Les sources du pouvoir sont multiples : électorales, religieuses, économiques, groupes de pression, réseaux d’influence, etc. Au-delà de la dualité visible président/Guide suprême, le compromis établi entre traditions, loi religieuse et acquis libéraux est complexe et réduit la probabilité d’une évolution rapide du régime.
Le Monténégro ou la fragilité à toute épreuve
Le Monténégro est désormais membre de l’Alliance atlantique, et peut-être l’État des Balkans occidentaux le plus avancé sur la voie de l’adhésion à l’Union européenne. Il a pu développer son ancrage régional et ses échanges avec les États voisins, au moment où ses relations avec Moscou se faisaient plus difficiles. Son identité nationale reste néanmoins fragile. L’économie connaît de réelles difficultés, et son système politique fait l’objet d’une contestation interne croissante.