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La paix de demain

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Politique étrangère, n° 4, été 1939
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Le fait dominant de notre temps, c'est que nous assistons à la seconde guerre européenne. La première phase de cette guerre s'est ouverte le jour où les troupes allemandes ont franchi les frontières autrichiennes pour annexer l'Autriche. Depuis, progressivement, l'Allemagne a occupé d'autres territoires, faisant pour chaque opération emploi de méthodes différentes, mais où se retrouvait toujours le même chantage à la guerre.

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Archive de Politique étrangère
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Je crois que cette première phase est terminée par le fait très simple que la France et la Grande-Bretagne ont dit « non » aux nouvelles prétentions de l'Allemagne ainsi formulées. Mais d'autres phases sont là qui se développent : la guerre des armements, la guerre économique, la guerre de propagande et, la dernière, la guerre des nerfs. Car le IIIe Reich garde l'espoir que la résistance morale des pays démocratiques se lassera un jour et qu'il sera alors possible de provoquer une grande conférence européenne où seront posées les bases de l'hégémonie allemande en Europe centrale d'abord, puis dans l'Europe entière.

 

Contre ces méthodes se dressent actuellement la France et l'Angleterre. Les discours prononcés par le président du Conseil français et le Premier ministre britannique marquent une étape décisive dans le développement de cette guerre nouvelle. Car, soyons-en sûrs, les réserves matérielles et morales des puissances occidentales sont de beaucoup supérieures à celles de l'axe et, si la France et l'Angleterre sont décidées à mener cette deuxième guerre mondiale, elles la gagneront.

 

Mais il ne suffit pas seulement de savoir qui sera le gagnant de cette guerre; il faut aussi considérer si elle peut ou non dégénérer en une guerre sanglante. Ce sont là deux problèmes auxquels il faut faire face : le problème de la paix et le problème de la liberté. Il s'agit d'une part d'empêcher l'hégémonie allemande en Europe, et d'autre part de le faire, si possible, sans risquer le sang des peuples.

 

PLAN DE L'ARTICLE

  • Les facteurs de résistance à la guerre
  • Les problèmes de la paix
  • Les forces morales de la paix

 

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La paix de demain

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Les politiques européennes et le futur de l’euro

Date de publication
21 juin 2017
Accroche

Les causes de la crise économique et financière qui a touché la zone euro en 2008-2009 ont été mal analysées. En conséquence, les remèdes adoptés se sont révélés contre-productifs. Les déficits publics se sont creusés et les divergences entre pays du sud et du nord de l’Europe se sont accentuées. Pour relancer la croissance de manière durable dans l’Union européenne, une plus grande solidarité entre États membres s’impose et une stratégie d’investissements publics doit être élaborée.

Paolo GUERRIERI
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L’ASEAN, les réfugiés birmans et les droits de l’homme

Date de publication
21 juin 2017
Accroche

L’ASEAN a adopté en 2007 une charte en faveur de l’état de droit et des droits de l’homme. On s’interroge sur les suites concrètes de cet engagement, et sur ses raisons mêmes. Il semble que l’attitude de l’État birman vis-à-vis de ses minorités, générant d’importants flux de réfugiés, ait posé problème à plusieurs membres de l’ASEAN, tant en termes économiques qu’en termes d’image. La charte de 2007 constitue néanmoins une base d’action importante, en particulier pour les sociétés civiles.

Anja JETSCHKE
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La « centralité » de l’ASEAN : concept et mise en œuvre

Date de publication
21 juin 2017
Accroche

Le concept de « centralité » de l’ASEAN a émergé il y a une dizaine d’années, alors que l’organisation semblait menacée par des projets concurrents. Différentes mesures ont été prises pour renforcer la solidité de l’Association mais sa pérennité n’est pas pour autant garantie. Elle souffre notamment d’un désintérêt des populations locales et d’un sous-financement chronique. Un nouveau traité de coopération politique permettrait de donner un second souffle à l’ASEAN.

Termsak CHALERMPALANUPAP
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L’ASEAN en quête d’une identité régionale

Date de publication
21 juin 2017
Accroche

L’ASEAN réunit des États et des populations disparates. Cette diversité rend l’émergence d’une identité commune difficile. La difficulté est d’autant plus grande que l’ASEAN est souvent perçue comme une structure élitiste, dont les activités ne profitent guère aux classes moyennes et inférieures. Toutefois, les dirigeants de la région sont conscients de ces problèmes et souhaitent y remédier par des actions concrètes. Ces actions semblent produire des résultats, en particulier auprès des jeunes.

Yann ROCHE

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Richard COUDENHOVE-KALERGI, « La paix de demain », Politique étrangère, Articles, Ifri, 1 août 1939.
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