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La paix de demain

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Politique étrangère, n° 4, été 1939
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Le fait dominant de notre temps, c'est que nous assistons à la seconde guerre européenne. La première phase de cette guerre s'est ouverte le jour où les troupes allemandes ont franchi les frontières autrichiennes pour annexer l'Autriche. Depuis, progressivement, l'Allemagne a occupé d'autres territoires, faisant pour chaque opération emploi de méthodes différentes, mais où se retrouvait toujours le même chantage à la guerre.

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Archive de Politique étrangère
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Je crois que cette première phase est terminée par le fait très simple que la France et la Grande-Bretagne ont dit « non » aux nouvelles prétentions de l'Allemagne ainsi formulées. Mais d'autres phases sont là qui se développent : la guerre des armements, la guerre économique, la guerre de propagande et, la dernière, la guerre des nerfs. Car le IIIe Reich garde l'espoir que la résistance morale des pays démocratiques se lassera un jour et qu'il sera alors possible de provoquer une grande conférence européenne où seront posées les bases de l'hégémonie allemande en Europe centrale d'abord, puis dans l'Europe entière.

 

Contre ces méthodes se dressent actuellement la France et l'Angleterre. Les discours prononcés par le président du Conseil français et le Premier ministre britannique marquent une étape décisive dans le développement de cette guerre nouvelle. Car, soyons-en sûrs, les réserves matérielles et morales des puissances occidentales sont de beaucoup supérieures à celles de l'axe et, si la France et l'Angleterre sont décidées à mener cette deuxième guerre mondiale, elles la gagneront.

 

Mais il ne suffit pas seulement de savoir qui sera le gagnant de cette guerre; il faut aussi considérer si elle peut ou non dégénérer en une guerre sanglante. Ce sont là deux problèmes auxquels il faut faire face : le problème de la paix et le problème de la liberté. Il s'agit d'une part d'empêcher l'hégémonie allemande en Europe, et d'autre part de le faire, si possible, sans risquer le sang des peuples.

 

PLAN DE L'ARTICLE

  • Les facteurs de résistance à la guerre
  • Les problèmes de la paix
  • Les forces morales de la paix

 

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La paix de demain

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Mexique : de la violence et autres démons

Date de publication
22 septembre 2016
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Le président Pena Nieto a souhaité pour le Mexique une lutte contre le narcotrafic moins spectaculaire, et des réformes économiques profondes. Mais quatre années après son arrivée au pouvoir, la violence et la corruption demeurent très largement répandues. L’économie du pays, frappée par la crise mondiale, reste fragile, et les réformes sociales ont été peu décisives. Quant au système politique, il est toujours miné par une partitocratie largement impuissante.

Ilan BIZBERG
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Colombie : la longue marche vers la paix ?

Date de publication
22 septembre 2016
Accroche

Le conflit qui oppose la guérilla des FARC à l’État colombien a fait 220 000 morts entre 1958 et 2012, date à laquelle des négociations de paix ont démarré à La Havane. Les forces armées colombiennes ont conduit une campagne de contre-insurrection efficace qui a fortement affaibli les FARC. En juin 2016, gouvernement et rebelles ont signé un accord historique. Le cessez-le-feu paraît néanmoins fragile et la paix reste à construire.

Guillaume LASCONJARIAS
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Argentine : qu’est-ce que le kirchnérisme ?

Date de publication
22 octobre 2026
Accroche

Nestor et Cristina Kirchner ont présidé l’Argentine de 2003 à 2015, durée exceptionnelle dans l’histoire politique du pays. Cette continuité permet-elle de définir un mouvement comme le kirchnérisme, qui a évolué en fonction de la conjoncture internationale et des recompositions des alliances politiques ? Si sa continuité politique demeure incertaine, on peut le caractériser par trois articulations principales qui révèlent la portée et les limites de ce projet politique.

Sébastien VELUT
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Les partis ethniques dans les Balkans occidentaux

Date de publication
21 décembre 2016
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Les partis ethniques occupent une place importante sur la scène politique des Balkans occidentaux. Ils ne représentent pas nécessairement un danger pour la démocratie si leurs dirigeants acceptent de respecter le fonctionnement des institutions en place. Toutefois, dans plusieurs pays, les leaders nationalistes jouent avec le feu. Ils font peser un doute sur la démocratisation et la stabilisation de la région, deux conditions indispensables à une hypothétique accession à l’Union européenne.

Thibault BOUTHERIN

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Richard COUDENHOVE-KALERGI, « La paix de demain », Politique étrangère, Articles, Ifri, 1 août 1939.
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