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La paix de demain

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Politique étrangère, n° 4, été 1939
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Le fait dominant de notre temps, c'est que nous assistons à la seconde guerre européenne. La première phase de cette guerre s'est ouverte le jour où les troupes allemandes ont franchi les frontières autrichiennes pour annexer l'Autriche. Depuis, progressivement, l'Allemagne a occupé d'autres territoires, faisant pour chaque opération emploi de méthodes différentes, mais où se retrouvait toujours le même chantage à la guerre.

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Archive de Politique étrangère
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Je crois que cette première phase est terminée par le fait très simple que la France et la Grande-Bretagne ont dit « non » aux nouvelles prétentions de l'Allemagne ainsi formulées. Mais d'autres phases sont là qui se développent : la guerre des armements, la guerre économique, la guerre de propagande et, la dernière, la guerre des nerfs. Car le IIIe Reich garde l'espoir que la résistance morale des pays démocratiques se lassera un jour et qu'il sera alors possible de provoquer une grande conférence européenne où seront posées les bases de l'hégémonie allemande en Europe centrale d'abord, puis dans l'Europe entière.

 

Contre ces méthodes se dressent actuellement la France et l'Angleterre. Les discours prononcés par le président du Conseil français et le Premier ministre britannique marquent une étape décisive dans le développement de cette guerre nouvelle. Car, soyons-en sûrs, les réserves matérielles et morales des puissances occidentales sont de beaucoup supérieures à celles de l'axe et, si la France et l'Angleterre sont décidées à mener cette deuxième guerre mondiale, elles la gagneront.

 

Mais il ne suffit pas seulement de savoir qui sera le gagnant de cette guerre; il faut aussi considérer si elle peut ou non dégénérer en une guerre sanglante. Ce sont là deux problèmes auxquels il faut faire face : le problème de la paix et le problème de la liberté. Il s'agit d'une part d'empêcher l'hégémonie allemande en Europe, et d'autre part de le faire, si possible, sans risquer le sang des peuples.

 

PLAN DE L'ARTICLE

  • Les facteurs de résistance à la guerre
  • Les problèmes de la paix
  • Les forces morales de la paix

 

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La paix de demain

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Essequibo : une vieille plaie entre Venezuela et Guyana

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Accroche

Héritage de la décolonisation et d’une longue bataille juridique, la querelle de l’Essequibo – territoire guyanais revendiqué par Caracas – est désormais portée devant la Cour internationale de justice. Mais cette Cour ne s’est prononcée que sur sa propre compétence, que lui déniait le Venezuela. Ce sont toutes les procédures de règlement, amiables ou judiciaires, des dissensions internationales prévues par la Charte de l’ONU qui sont convoquées autour de ce cas d’espèce.

Alejandro FLEMING
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Philanthropes sans frontières : la générosité privée au secours du monde ?

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Accroche

Acteurs traditionnellement discrets, les mécènes et fondations privées influencent le système international depuis plus d’un siècle. Leur visibilité s’est accrue et leur rôle géopolitique s’affirme, tandis que se mêlent dans leurs élans de générosité une sincérité non feinte et des intérêts adroitement calculés. Les crises et catastrophes récentes suscitent des dons sans précédent qui ne viennent pas uniquement des grandes fondations et donateurs occidentaux. Le paysage de la philanthropie est en pleine effervescence.

Charles SELLEN
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Les États-Unis de Trump et la guerre du Haut-Karabagh

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Julien ZARIFIAN
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Accroche

Après le printemps des années 1990, l’ONU connaît un temps de reflux : retrait des Occidentaux des Opérations de maintien de la paix, minage de l’Organisation par les États-Unis, retour aux vétos au Conseil de sécurité… Sa réforme paraît aujourd’hui à la fois nécessaire pour l’adapter aux mutations du monde, et improbable, au moins pour la composition du Conseil de sécurité. Elle demeure le seul espace de dialogue universel pour des questions comme l’environnement ou les droits de l’homme.

Sylvie BERMANN

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Richard COUDENHOVE-KALERGI, « La paix de demain », Politique étrangère, Articles, Ifri, 1 août 1939.
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