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Comment brider le financement de la prolifération des armes de destruction massive ?

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Politique étrangère, vol. 84, n° 3, automne 2019
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Page couverture PE n° 3 automne 2019
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La lutte contre le financement des armes de destruction massive est difficile. En dépit des mesures adoptées par les États et les organisations internationales, les proliférants continuent à avoir accès aux marchés bancaire et financier. Même si le régime de lutte contre le financement de la prolifération peut être consolidé, il sera impossible de trouver une parade absolue. D’où l’importance de renforcer également d’autres aspects de l’architecture globale de non-prolifération.

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Le Groupe d’experts des Nations unies sur la Corée du Nord relevait dans son rapport de mars 2019 : « La République populaire démocratique de Corée bénéficie d’un accès ininterrompu au système financier international grâce à des réseaux financiers qui se sont rapidement adaptés aux dernières sanctions et utilisent des méthodes de contournement qui rendent compliquée la détection des activités illicites. » Cet accès au système financier international permet au pays de lever et transférer des fonds pour financer ses programmes d’armement et les pourvoir en biens et technologies indispensables achetés à l’étranger : un échec des politiques multilatérales de non-prolifération.


Les proliférants se procurent auprès de firmes des pays industrialisés – États-Unis, Canada, pays de l’Union européenne (UE), mais aussi Corée du Sud, Japon, Chine, Russie – les biens et technologies à double usage nécessaires à leurs programmes d’armes de destruction massive (ADM) et de vecteurs. Ils ont recours à des réseaux complexes de contournement des sanctions multilatérales donnant à leurs activités de levée de fonds et d’acquisition l’apparence d’activités économiques et commerciales légitimes. Plusieurs de ces dispositifs de contournement ont été décrits en particulier dans les rapports des comités de sanctions des Nations unies, mais ils se renouvellent, et s’adaptent.


Le secteur financier international – en particulier les banques – est impliqué à travers des services financiers (paiements, transferts de fonds…) qui appuient in fine ces acquisitions de biens et technologies et donc les programmes d’armement.


L’efficacité des dispositifs de non-prolifération dans le secteur financier international n’a que récemment attiré l’attention des États et acteurs financiers concernés. Les déficiences du régime de Counter Proliferation Financing (CPF), fondé sur les résolutions du Conseil de sécurité et les normes établies par le Groupe d’action financière (GAFI), expliquent qu’il ne porte atteinte que de manière limitée aux activités proliférantes. […]


PLAN

  • Le cadre juridique et la gouvernance multilatérale de la CPF
     - Définition et cadre juridique
     - La gouvernance multilatérale dans le cadre du GAFI
  • Le secteur financier et les sanctions : efforts limités et disparates
     - La mise en œuvre des approches par les listes et par les risques
     - Obstacles à la mise en œuvre des typologies
  • Consolider le régime de lutte contre le financement de la prolifération


Jean Masson est diplômé de Sciences Po Aix et de la School of Oriental and African Studies (SOAS) de l’université de Londres et chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS).

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Comment brider le financement de la prolifération des armes de destruction massive ?

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L’après-poutinisme en Russie : une succession ouverte ?

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21 juin 2019
Accroche

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Vladimir TCHERNEGA
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L’Union européenne vue de Russie

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21 juin 2019
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La crise entre l’Union européenne et son voisin russe s’approfondit depuis l’annexion de la Crimée, et nulle solution ne semble annoncer une amélioration de la compréhension mutuelle. Les deux parties ne voient manifestement pas le monde et ses problèmes de la même manière. On essaie ici de reconstituer le schéma narratif russe sur le monde post-guerre froide, de déconstruire la vision russe de l’UE, pour mieux comprendre la nature des divergences et leurs vrais enjeux.

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Révolution numérique et transformation de l'action publique

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21 juin 2019
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Les nouvelles technologies peuvent contribuer à améliorer l’efficacité des politiques publiques. Le mouvement d’ouverture des données (open data) rend les administrations moins opaques et permet de lutter contre la corruption. L’exploitation de ces données – dans le cadre de partenariats public-privé – peut aider les décideurs à optimiser l’allocation des ressources publiques et faire les bons choix. La numérisation permet d’alléger certaines procédures et de faciliter la vie des citoyens.

Carlos SANTISO
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Brésil : la politique étrangère de Jair Bolsonaro

Date de publication
21 juin 2019
Accroche

Fin 2018, les Brésiliens ont élu un nouveau président : Jair Bolsonaro. Ce dernier entend rompre avec la politique de ses prédécesseurs, notamment dans le domaine des relations extérieures. L’axe principal de sa diplomatie est un rapprochement avec Washington. Sur plusieurs sujets, Bolsonaro s’aligne sur les positions de Donald Trump. Mais le Brésil n’a pas la puissance des États-Unis et prendrait des risques importants en se lançant dans un bras de fer avec la Chine ou le monde musulman.

Mathilde CHATIN
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Page couverture PE n° 3 automne 2019
Jean MASSON, « Comment brider le financement de la prolifération des armes de destruction massive ? », Politique étrangère, Articles, Ifri, 23 septembre 2019.
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Page couverture PE n° 3 automne 2019

Comment brider le financement de la prolifération des armes de destruction massive ?