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L'avenir du système monétaire et financier international

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Politique étrangère, vol. 84, n° 1, printemps 2019
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Après l’explosion du système de Bretton Woods, la communauté internationale a recherché une nouvelle stabilité du système financier et la garantie d’une croissance continue. La crise qui s’est ouverte en 2007-2008 a révélé des faiblesses touchant au premier chef les économies avancées. On s’efforce depuis de consolider l’architecture financière internationale, de coordonner les politiques macroéconomiques, et d’améliorer les relations de change, même si ce dernier objectif s’avère complexe.

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Le « Système monétaire et financier international » (SMFI ou SMI au sens large) recouvre quatre composantes majeures concernant les engagements des pays membres du Fonds monétaire international (FMI) : les règles régissant les transferts et les paiements s’agissant des transactions internationales courantes ; les mouvements de capitaux ; les réserves de change ; enfin les relations de change et les taux de change monétaire qui recouvrent le SMI au sens étroit. L’inspiration centrale des accords et des règles posées dans ces différents domaines est de faciliter les échanges de biens et de services, ainsi que les mouvements de capitaux entre les pays.

Concentrons-nous sur l’évolution du SMI, après le démantèlement du système de Bretton Woods. Institué après la Seconde Guerre mondiale, il s’agissait d’un système de changes fixes mais ajustables, reposant sur le dollar des États-Unis, lui-même convertible en or. Depuis le démantèlement du système en 1973, les relations entre les monnaies convertibles des pays avancés reposent sur le concept de libre flottement des devises concernées et, progressivement, la libre circulation des capitaux.

La communauté internationale s’est efforcée, après la fin du système de Bretton Woods, de rechercher les relations monétaires et financières optimales pour assurer la stabilité du système international, tout en essayant de créer les conditions d’une croissance significative et sans à-coup.

Après une période difficile, dans les années 1970 et dans la première moitié des années 1980, les pays avancés sont entrés progressivement dans une période de croissance réelle régulière et de stabilité des prix, caractérisée par une atténuation notable des cycles économiques et par une faible volatilité de la croissance et de l’inflation. Deux interprétations ont pu être associées à cette « Grande Modération » d’un peu plus de 20 ans – du milieu des années 1980 à 2007.

L’interprétation dominante était que les économies des pays avancés et, dans une large mesure, l’économie mondiale dans son ensemble, se caractérisaient par une situation proche de l’optimum du point de vue de la croissance, de la stabilité des prix et de la relative stabilité financière. […]


PLAN DE L’ARTICLE

  • Le renforcement et l’approfondissement de l’architecture financière internationale
  • Les voies d’amélioration possible des relations de change
  • La création d’une monnaie mondiale
  • Le renforcement des Droits de tirage spéciaux
  • L’amélioration de la gestion des relations de change entre grandes monnaies convertibles


Jean-Claude Trichet est ancien président de la Banque centrale européenne, et gouverneur honoraire de la Banque de France.

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L'avenir du système monétaire et financier international

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Qui a tué Dag Hammarskjöld ? Sisyphe à New York

Date de publication
22 décembre 2019
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En pleine crise du Katanga, le secrétaire général de l’ONU Dag Hammarskjöld trouve la mort dans un accident d’avion en septembre 1961. On rend ici compte d’une enquête menée dans les archives sur une éventuelle implication de responsables ou de services français. Rien ne semble la prouver. De même, le rapport rendu au secrétaire général de l’ONU en 2019 ne permet pas de conclure à l’assassinat, même si une conclusion définitive n’est pas possible, l’ensemble des hypothèses demeurant donc ouvert.

Maurice VAÏSSE
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La France et le nucléaire iranien : enjeux bureaucratiques et politique étrangère

Date de publication
22 décembre 2019
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Les décisions de politique étrangère sont des produits complexes, qui dépendent aussi de l’influence de divers groupes bureaucratiques, aux cultures et aux légitimités spécifiques. Le cas de la négociation sur le nucléaire iranien ne fait pas exception, qui a vu s’opposer en France une sensibilité de tradition « régionaliste » et « gaullo-mitterrandienne », à une sensibilité plus « occidentaliste », qui tendra à s’imposer dans le jeu institutionnel sous les présidences Sarkozy et Hollande.

Guillaume BEAUD
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Trump, l’Europe et l’OTAN : retour vers le futur

Date de publication
22 décembre 2019
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Donald Trump a fortement critiqué l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et mis en doute la volonté des Européens de payer pour leur propre défense. Les tensions dans les relations transatlantiques ont été qualifiées de « crise ». Pourtant, la situation actuelle s’inscrit dans une certaine continuité historique. En 70 ans d’existence, l’OTAN a traversé des crises bien plus graves et a fait preuve d’une résilience remarquable. L’Alliance atlantique, pour peu qu'on la soutienne, a de beaux jours devant elle.

Seth A. JOHNSTON
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Faut-il créer une agence de renseignement européenne ?

Date de publication
22 décembre 2019
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Après chaque attentat majeur sur le sol européen, des voix s’élèvent pour demander la création d’une agence européenne de renseignement. Pourtant, la coopération entre services de renseignement des États-membres de l’Union européenne fonctionne bien. La création d’une telle agence induirait plus d’inconvénients que d’avantages. En l’état actuel de la construction européenne, la communautarisation du renseignement ne saurait être un gage de protection supplémentaire pour les citoyens européens.

Eric MECHOULAN

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Jean-Claude TRICHET, « L'avenir du système monétaire et financier international », Politique étrangère, Articles, Ifri, 29 mars 2019.
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L'avenir du système monétaire et financier international