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Les économies du Golfe et la transition énergétique

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Politique étrangère, vol. 85, n° 1, 2020
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Page couverture PE n°1 printemps 2020
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Les économies des pays du golfe Arabo-Persique sont très dépendantes du pétrole qu’elles exportent surtout vers l’Asie. Cette source d’énergie – considérée comme partiellement responsable du réchauffement climatique – est amenée à être de moins en moins demandée. Les États de la région anticipent les conséquences de cette baisse de la demande en cherchant à diversifier leur économie. Ils investissent dans les énergies moins polluantes comme le gaz et les centrales solaires.

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L’enjeu énergétique et climatique au Moyen-Orient est un concentré de superlatifs. La région abrite les principales réserves mondiales de pétrole et de gaz. Elle produit le tiers du pétrole consommé dans le monde, mais doit faire face à une concurrence accrue, des producteurs nord-américains notamment. La région compte des États comme l’Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis (EAU) ou encore le Qatar, qui font partie des plus importants émetteurs de CO2 par habitant au monde. Leur consommation d’énergie ne cesse de croître, favorisée par des subventions aux énergies fossiles qui sont parmi les plus élevées du monde. La consommation d’eau par habitant y bat des records et sa principale source, le dessalement, est particulièrement énergivore. La croissance économique et démographique s’y traduit par des besoins nationaux en électricité croissants. La région est aussi directement exposée au réchauffement climatique, soumise à un stress hydrique de plus en plus important. Face à cela l’ensoleillement forme un potentiel immense de production d’électricité solaire mais les mix électriques restent encore aujourd’hui largement dominés par les énergies fossiles.


Alors que l’urgence climatique se renforce chaque jour, que la gouvernance du climat appelle à une hausse des contributions climatiques nationales pour la COP26 de la fin 2020, comment les États rentiers producteurs de pétrole du Moyen-Orient envisagent-ils la diversification de leurs économies et de leurs systèmes énergétiques ? L’Arabie Saoudite et les EAU, par ailleurs exposés à de fortes tensions géopolitiques, ont-ils des ambitions réalistes ? Et mettent-ils en place des politiques crédibles pour faire face à ce qui pourrait être le début d’une ère post-pétrolière ?


Des économies centrées sur l’industrie pétrolière


Le Moyen-Orient possède les plus importantes réserves prouvées de pétrole, estimées en 2018 à plus de 836 milliards de barils de pétrole (Gbbl), soit presque la moitié des réserves mondiales. Celles-ci sont principalement concentrées en Arabie Saoudite (297,7 Gbbl), en Iran (155,6 Gbbl), en Irak (147,2 Gbbl), au Koweït (101,5 Gbbl), aux EAU (97,8 Gbbl) et au Qatar (25,2 Gbbl). La région représente plus du tiers de la production mondiale de liquides d’hydrocarbures, soit environ 31 millions de barils par jour (mb/j), produits en majeure partie par l’Arabie Saoudite, qui avait en 2018 une production journalière moyenne d’environ 12,3 mb/j, suivie par l’Iran (4,7 mb/j), l’Irak (4,6 mb/j), et les EAU (3,9 mb/j). [...]


PLAN

  • Des économies centrées sur l’industrie pétrolière
  • Des stratégies de diversification économique inégalement engagées
  • La diversification énergétique au cœur de la stratégie économique des Émirats et du royaume saoudien
  • Une diversification des relations économiques et diplomatiques vers l’Asie


Hugo Le Picard est chercheur au Centre Énergie et Climat de l’Ifri.

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Les économies du Golfe et la transition énergétique

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Hugo LE PICARD

Intitulé du poste

Chercheur associé, Centre géopolitique des technologies de l'Ifri

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Iran 2028, une rêverie politique

Date de publication
23 septembre 2018
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Le renforcement des sanctions américaines pourrait conduire à une aggravation des troubles intérieurs, en dépit d’une certaine libéralisation de la vie quotidienne. L’Iran adopterait dans un premier temps une posture internationale relativement discrète, maintenant le JCPOA, et tirant les conséquences d’un investissement extérieur aux bénéfices limités. L’inattendu pourrait bien venir, après la tentation conservatrice, d’une ouverture du régime iranien, à la fois en interne et en externe.

François NICOULLAUD
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Conflits d’Afrique subsaharienne : l’éternel retour ?

Date de publication
23 septembre 2018
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Au Sahel, au Soudan du Sud, dans l’Afrique des Grands Lacs, les conflits récurrents témoignent surtout de l’échec des gouvernances héritées de la colonisation. Les pouvoirs politiques n’ont jamais reflété la diversité des communautés de leurs sociétés. La démocratisation des années 1990 ne pouvait dans ces conditions qu’être un trompe-l’œil. Les oligarchies tournent à la prédation de plus en plus violente, et tous les éléments semblent réunis pour que les conflits perdurent.

François GAULME
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La victoire aujourd’hui, de l'évanescence au dépassement

Date de publication
23 septembre 2018
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La victoire est une notion plus compliquée à définir qu’il n’y paraît. Elle suppose l’atteinte d’objectifs militaires et politiques, mais aussi la perception et l’acceptation d’une nouvelle réalité par l’adversaire. Les guerres asymétriques du début du XXIe siècle – de l’Afghanistan à l’Irak en passant par le Sahel – montrent que la supériorité militaire ne garantit pas la victoire. Il ne faut pas en conclure que l’emploi de la force armée serait nécessairement vain.

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La négociation du traité de Versailles : exactement ce qu’il ne faut pas faire

Date de publication
23 septembre 2018
Accroche

Les négociations du traité de Versailles ne se sont pas passées comme prévu. Les Allemands se sont vu imposer un texte perçu comme un Diktat. La paix de Versailles ne fut pas seulement unilatérale, elle fut aussi contradictoire, dans le sens où les principes du wilsonisme se sont heurtés à des considérations géopolitiques plus traditionnelles. Le traité, nourri par les travaux d’experts, était complexe et difficile à maîtriser. Il ouvrait en outre la voie à une révision future.

Georges-Henri SOUTOU

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Page couverture PE n°1 printemps 2020
Hugo LE PICARD, « Les économies du Golfe et la transition énergétique », Politique étrangère, Articles, Ifri, 20 mars 2020.
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Page couverture PE n°1 printemps 2020

Les économies du Golfe et la transition énergétique