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Les pays du Golfe et Israël : une convergence d’intérêts ?

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Politique étrangère, vol. 85, n° 1, 2020
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Page couverture PE n°1 printemps 2020
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Après des décennies d’opposition, Israël et les pays du Golfe se sont rapprochés depuis les années 2000 puis après les Printemps arabes. Israéliens, Saoudiens et Émiriens partagent une obsession anti-Frères musulmans et contre le programme nucléaire et l’expansion régionale de Téhéran. Leur entente, de plus en plus visible, se développe sous le signe du relatif retrait régional des États-Unis, et d’un « plan de paix » conforme aux intérêts israéliens, et ignorant dangereusement la question palestinienne.

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Le 26 janvier 2020, Israël a annoncé qu’il autorisait officiellement ses citoyens à voyager en Arabie Saoudite pour motifs religieux ou économiques. Même si les autorités saoudiennes se sont empressées de déclarer qu’aucun ressortissant détenteur d’un passeport israélien ne pourrait entrer dans le Royaume, plusieurs commentateurs ont estimé que cette décision était liée au « plan de paix » américain pour le Proche-Orient, qui devait être dévoilé deux jours plus tard par Donald Trump.


Ce plan repose en effet sur un volet politique favorisant les intérêts d’Israël, et un volet économique qui charge la communauté internationale, et en premier lieu les pays du Golfe, de soutenir le développement économique des Territoires palestiniens. Ce grand projet, élaboré par Washington et Tel Aviv avec l’approbation de certaines capitales du Golfe, est défini en Israël comme la consécration et le point de départ possible d’une nouvelle « entente cordiale » avec l’Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis (EAU), Bahreïn et Oman. À ceci près que l’Arabie Saoudite ne souhaite pas médiatiser sa relation avec Israël, ne voulant pas se discréditer sur la question palestinienne. Là est toute l’ambigüité de la position golfienne sur Israël.


Après plus de 70 ans de tensions et d’oppositions, les relations israélo-golfiennes sont indéniablement entrées dans une nouvelle ère de convergences stratégiques, à la faveur des ondes de choc des révoltes arabes. La crainte des Frères musulmans et de l’Iran, la recherche de nouveaux partenaires économiques, le besoin de satisfaire les exigences de l’allié américain, ont constitué autant de facteurs propices au réchauffement des relations entre Israël et certaines monarchies du Golfe. Si les contours et la nature exacte de cette relation demeurent flous et sujets à extrapolation, elle n’en constitue pas moins un nouveau paradigme dans les relations israélo-arabes, et une nouvelle donnée structurante des rapports de force qui agitent le Moyen-Orient. Les perdants de ce rapprochement pourraient bien être les Palestiniens, dont les revendications légitimes ne semblent plus être au centre des préoccupations régionales. […]


PLAN

  • Deux obsessions : l’Iran, les Frères musulmans
     - Le retrait américain du JCPOA, ciment de la relation Israël – Arabie Saoudite – États-Unis
     - Gestes de rapprochement, rencontres publiques, ballons d’essai
  • La start-up nation rencontre les » jeunes réformateurs » du Golfe
  • Israël et les pays du Golfe face à un allié américain réticent à garantir la sécurité régionale
  • Le marchandage américain du dossier palestinien
  • L’irritant palestinien : pour combien de temps encore ?


Elisabeth Marteu est titulaire d’un doctorat de l’Institut d’études politiques de Paris, et chercheur spécialiste du Moyen-Orient.

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Les pays du Golfe et Israël : une convergence d’intérêts ?

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L’après-poutinisme en Russie : une succession ouverte ?

Date de publication
21 juin 2019
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Un débat semble s’ouvrir, y compris dans les cercles du pouvoir, sur l’après-Poutine. S’agit-il de maintenir, au-delà de l’actuel président, un État au fonctionnement spécifique par rapport aux normes occidentales ? Le projet purement politique n’est pas seul en cause, tant la dégradation économique et le mécontentement de la population pourraient s’imposer aux dirigeants. L’avenir du régime dépendra largement des choix économiques du gouvernement, de leur succès ou de leur échec.

Vladimir TCHERNEGA
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L’Union européenne vue de Russie

Date de publication
21 juin 2019
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La crise entre l’Union européenne et son voisin russe s’approfondit depuis l’annexion de la Crimée, et nulle solution ne semble annoncer une amélioration de la compréhension mutuelle. Les deux parties ne voient manifestement pas le monde et ses problèmes de la même manière. On essaie ici de reconstituer le schéma narratif russe sur le monde post-guerre froide, de déconstruire la vision russe de l’UE, pour mieux comprendre la nature des divergences et leurs vrais enjeux.

Roman VOLKOV
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Révolution numérique et transformation de l'action publique

Date de publication
21 juin 2019
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Les nouvelles technologies peuvent contribuer à améliorer l’efficacité des politiques publiques. Le mouvement d’ouverture des données (open data) rend les administrations moins opaques et permet de lutter contre la corruption. L’exploitation de ces données – dans le cadre de partenariats public-privé – peut aider les décideurs à optimiser l’allocation des ressources publiques et faire les bons choix. La numérisation permet d’alléger certaines procédures et de faciliter la vie des citoyens.

Carlos SANTISO
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Brésil : la politique étrangère de Jair Bolsonaro

Date de publication
21 juin 2019
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Fin 2018, les Brésiliens ont élu un nouveau président : Jair Bolsonaro. Ce dernier entend rompre avec la politique de ses prédécesseurs, notamment dans le domaine des relations extérieures. L’axe principal de sa diplomatie est un rapprochement avec Washington. Sur plusieurs sujets, Bolsonaro s’aligne sur les positions de Donald Trump. Mais le Brésil n’a pas la puissance des États-Unis et prendrait des risques importants en se lançant dans un bras de fer avec la Chine ou le monde musulman.

Mathilde CHATIN

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Page couverture PE n°1 printemps 2020
Elisabeth MARTEU, « Les pays du Golfe et Israël : une convergence d’intérêts ? », Politique étrangère, Articles, Ifri, 20 mars 2020.
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Les pays du Golfe et Israël : une convergence d’intérêts ?