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Les premiers pas du président Biden au Moyen-Orient

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Politique étrangère, vol. 86, n° 3, automne 2021
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Joe Biden a démarré son mandat de président des États-Unis avec la ferme intention de rompre avec les pratiques de son prédécesseur Donald Trump. Au Moyen-Orient, cette posture est particulièrement visible sur le dossier du nucléaire iranien, dans le conflit israélo-palestinien et sur les relations avec les États arabes du Golfe. La nouvelle administration démocrate semble accorder davantage d’importance à la stabilité régionale et au respect des droits de l’homme.

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Quelle place occupe, et continuera d’occuper, le Moyen-Orient dans les préoccupations de la nouvelle administration Biden ? Alors que l’activisme de Donald J. Trump dans la région s’est traduit par une rupture avec la politique de ses prédécesseurs sur plusieurs sujets, Joe Biden semble vouloir en revenir à une démarche plus traditionnelle, privilégiant la stabilité régionale ainsi que les valeurs fondamentales tels que les droits de l’homme.


Le président Trump avait plusieurs raisons objectives de s’impliquer dans cette zone traversée de tensions depuis des décennies : lutter contre le terrorisme, satisfaire une base électorale en partie composée de chrétiens pro-israéliens, inciter les pétromonarchies du Golfe – dont il estimait que les ressources financières étaient insuffisamment mobilisées au profit des États-Unis – à acheter des produits américains, etc. Son premier voyage à l’étranger en tant que président des États-Unis avait été une visite de cette zone, plus spécifiquement l’Arabie Saoudite, avec de nombreux contrats à la clé pour des entreprises américaines.


Quatre années plus tard, l’équation a changé à la Maison-Blanche. Outre le départ de Trump, la priorité de la nouvelle administration a surtout été de gérer la crise du Covid-19, et particulièrement le programme de vaccination aux États-Unis mêmes, ainsi que le plan de relance. Rappelons, de plus, que Joe Biden a été le vice-président de Barack Obama qui avait conçu, avec Hillary Clinton, un désengagement relatif des États-Unis du Moyen-Orient au profit d’un « pivot » vers l’Asie.


Dans cette région, les ruptures et continuités entre les ères Trump et Biden méritent d’être analysées plus précisément à l’aune de trois dossiers : le nucléaire iranien, le conflit israélo-palestinien et le Golfe arabo-persique.


Le retour à la négociation avec l’Iran


Durant sa campagne électorale, le candidat Biden avait annoncé qu’en cas de victoire l’un de ses objectifs serait de revenir à l’accord sur le nucléaire iranien, le Joint Comprehensive Plan of Action (JCPOA), dont les États-Unis s’étaient retirés sous Donald Trump. L’ancien président américain avait en effet qualifié cet accord international de « pire deal de l’histoire […]


PLAN

  • Le retour à la négociation avec l’Iran
     - Impasses européennes
     - Biden et l’Iran : une reprise progressive du dialogue
     - Donner des garanties aux alliés régionaux
     - Contenir l’influence de la Chine au Moyen-Orient
  • Israël-Palestine : une volonté d’équilibre au prisme de la Realpolitik
     - Un lourd héritage et une volonté de rupture
     - Les démocrates et le conflit israélo-palestinien : vers une évolution significative des positions ?
     - La crise de mai 2021 et le retour de la Realpolitik
  • Washington et les États arabes du Golfe : vers un repositionnement américain
     - Biden et les États du Golfe : une politique d’équilibre
     - Les États du Golfe et la nouvelle administration : se montrer comme des partenaires responsables


Rachid Chaker est chercheur associé au Centre Thucydide de l’université Paris-2 Panthéon-Assas.

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Les premiers pas du président Biden au Moyen-Orient

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Yémen : imbroglio politico-juridique, désastre humanitaire, impasse militaire

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La guerre civile yéménite a évolué en conflit régional. Les Houthis, alliés à l’ancien président Saleh et soutenus par l’Iran, font face aux forces du président Hadi, épaulées par une coalition menée par l’Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis. La situation humanitaire est catastrophique. Des millions de personnes sont menacées par la famine et le choléra. Dans ce chaos prospèrent les groupes terroristes comme Al-Qaïda dans la péninsule arabique et, dans une moindre mesure, Daech.

François FRISON-ROCHE
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Sauver l’ordre libéral de lui-même

Date de publication
21 décembre 2017
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L’élection de Donald Trump est le symptôme d’une crise générale de l’ordre libéral international. Ses coûts ont été gravement sous-estimés : délocalisations brisant le pacte social, flux migratoires mal assimilables par les sociétés, divisions entre élites et masses perdantes de la globalisation, crises électorales et politiques. Les sociétés doivent adapter l’ordre libéral à leurs caractéristiques profondes, et non l’accepter comme un donné global et obligatoire.

Jennifer LIND
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La vengeance, ressort mobilisateur de l’État islamique

Date de publication
21 décembre 2017
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Au cœur des motivations des terroristes de l’État islamique figure la vengeance, contre un Occident vu comme l’héritier du colonialisme, et plus généralement comme agresseur des musulmans. La dimension émotionnelle est donc forte, qui induit la définition d’une identité collective et la déshumanisation de l’adversaire. Si le revanchisme est au cœur du récit djihadiste, il faut démonter sur le long terme ce discours, qui ne disparaîtra pas avec l’emprise territoriale de Daech.

Myriam BENRAAD
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Les groupes chiites en Irak : enjeux nationaux et dimensions transnationales

Date de publication
21 décembre 2017
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Les milices chiites irakiennes se sont mobilisées rapidement après la déroute de l’armée irakienne face à Daech en 2014. Elles minimisent le rôle joué par les États-Unis dans les reculs actuels de l’organisation djihadiste. Elles entendent peser sur l’avenir de l’Irak, et investissent notamment le champ de l’éducation. Ces milices sont loin d’être unifiées. Si certaines ont des affiliations très claires avec l’Iran, d’autres entretiennent des relations plus distantes avec Téhéran.

Hebatalla TAHA Clément THERME

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Rachid CHAKER, « Les premiers pas du président Biden au Moyen-Orient », Politique étrangère, Articles, Ifri, 22 septembre 2021.
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Les premiers pas du président Biden au Moyen-Orient