Trump et l'avenir de la politique commerciale européenne
Les tentations protectionnistes de la nouvelle administration américaine doivent être prises au sérieux. L’Europe a tout intérêt à préserver les acquis du multilatéralisme commercial, en particulier via une adaptation des pratiques de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) : concevoir des accords économiques globaux et inclusifs, garantir l’équilibre des normes et la gouvernance des accords conclus.
Pour cela, l’Europe doit gagner en efficacité institutionnelle et en cohésion politique, bref reprendre l’initiative.
PLAN DE L'ARTICLE
Préserver l’acquis du multilatéralisme commercial
En finir avec la politique commerciale : pour une politique des échanges durables et une mondialisation inclusive
Un impératif : l’affirmation européenne
John Solal-Arouet est le pseudonyme d’un groupe d’experts ayant exercé des responsabilités en matière de commerce international.
Denis Tersen est conseiller-maître à la Cour des comptes.
Article publié dans Politique étrangère, vol. 82, n° 1, printemps 2017.
Téléchargez l'analyse complète
Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.
Trump et l'avenir de la politique commerciale européenne
En savoir plus
Découvrir toutes nos analysesSur le fil : l’Asie de l’Est face à la Chine
’Asie de l’Est est sans nul doute la région du monde qui concentre aujourd’hui à la fois le plus de tensions (politiques, militaires, stratégiques) et le plus d’intérêts (commerciaux, financiers, technologiques). Elle se trouve prise entre les deux fronts d’une rivalité sino-américaine qui oblige les États de la région à adapter leur positionnement vis-à-vis des deux grandes puissances, et particulièrement d’une Chine dont l’assurance politique et militaire croissante s’exerce aux dépens de ses voisins. L’objectif de ce dossier est d’examiner comment ces acteurs ménagent leurs intérêts et leurs vulnérabilités face à l’imposante puissance chinoise.
La Géorgie et son occupation
Les élites géorgiennes voient la Russie comme un ennemi qui, depuis la guerre de 2008, occupe une partie de leur pays. Pour faire face à cette menace, elles cherchent à renforcer sans cesse l’ancrage euro-atlantique de la Géorgie. La rationalité de cette posture victimaire mérite néanmoins d’être questionnée. Le pays gagnerait sans doute à développer une relation plus apaisée avec Moscou, tout en conservant des liens forts avec l’Occident.
Le mouvement barelvi : du soufisme au terrorisme
Le barelvisme a été créé au début du xxe siècle par Ahmad Riza Khan. Il s’agissait à l’origine d’un mouvement religieux soufi qui s’est peu à peu politisé. Ses membres militent pour l’islamisation de la société, tout en s’opposant à d’autres groupes inspirés du wahhabisme. Après les attentats du 11 Septembre, le soufisme a été présenté comme une alternative à l’islam radical. Néanmoins, une fraction des barelvis a elle-même basculé dans le terrorisme et cette violence a fini par toucher l’Europe.
Les premiers pas du président Biden au Moyen-Orient
Joe Biden a démarré son mandat de président des États-Unis avec la ferme intention de rompre avec les pratiques de son prédécesseur Donald Trump. Au Moyen-Orient, cette posture est particulièrement visible sur le dossier du nucléaire iranien, dans le conflit israélo-palestinien et sur les relations avec les États arabes du Golfe. La nouvelle administration démocrate semble accorder davantage d’importance à la stabilité régionale et au respect des droits de l’homme.