Qui sont les djihadistes de France ?
En novembre 2018, Marc Hecker a participé aux premiers "états généraux psy sur la radicalisation". L'ouvrage Etats de la radicalisation (Seuil, 2019) regroupe les contributions des différents intervenants.
Il n’existe pas de base de données publique permettant de connaître précisément les profils des personnes radicalisées. Le Plan national de prévention de la radicalisation publié en février 2018 prévoit d’autoriser la communauté scientifique à accéder à "certaines informations extraites" du Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT). A la fin 2018, ce fichier agrège des informations sur plus de 20 000 individus mais il n’est, pour l’heure, pas encore accessible aux chercheurs.
A défaut de pouvoir accéder aux fichiers de ce type, il est possible de se faire une idée du profil des individus impliqués dans des affaires de terrorisme en se rendant aux procès. Ces derniers sont généralement publics, sauf lorsque les prévenus ou accusés sont mineurs. Le travail présenté dans ce chapitre est fondé sur l’étude de 137 personnes jugées dans des affaires de terrorisme en France entre 2004 et 2017.
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