L'Europe face à la rivalité sino-américaine : le coronavirus comme catalyseur
La pandémie de coronavirus agit comme un double catalyseur. De manière visible, elle teste la résilience de l’Union européenne (UE) et de ses membres, tiraillés entre la Chine d’où est parti le virus et les États-Unis où il arrive.
De manière invisible, se joue une profonde redistribution du pouvoir non seulement entre les États-Unis, la Chine et l’UE mais aussi entre les États nationaux et les grandes plates-formes numériques. Qui des premiers ou des secondes sont aujourd’hui, seront demain, les principaux organisateurs de nos vies ? Le Parti-État chinois et/ou Amazon ? Les autorités nationales et/ou les solidarités personnelles ? Plus d’un milliard de corps confinés au même moment pose simultanément les questions de contrôle des cerveaux, de l’empowerment individuel et de la compréhension collective des mutations en cours.
Cette étude, composée de huit textes, identifie les principaux dossiers stratégiques, technologiques, commerciaux et énergétiques sans lesquels il ne serait pas possible de construire une vision globale, et analyse les premières conséquences du coronavirus.
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L'Europe face à la rivalité sino-américaine : le coronavirus comme catalyseur
Lula : une victoire sous contraintes
La victoire du 25 octobre 2026 - Au soir du 4 octobre, l'affaire semblait très mal engagée pour Lula. Il recueillait 45,2% des voix au premier tour de l'élection présidentielle, contre 47,0% pour son adversaire Flávio Bolsonaro, soit un écart de 2 225 millions de voix. De surcroît, les électeurs s'étant portés vers les autres candidats, au total plus de 9 millions, paraissaient plutôt enclins à se reporter vers F. Bolsonaro au second tour. Ce résultat contredisait les sondages des semaines précédentes, qui accordaient un très modeste avantage à Lula. La géographie des votes était en revanche sans surprise : une victoire de Lula en Amazonie et dans le Nord-est, et de Flávio Bolsonaro dans le centre-ouest, le sud, et le sud-est, où il emportait les trois plus grands États brésiliens : São Paulo (avec 3,4 millions de voix d'avance), l'État clé du Minas Gerais et Rio de Janeiro. Les pronostics étaient alors unanimes : il paraissait très improbable que Lula puisse combler l'écart inattendu avec F. Bolsonaro. Les politiciens proches du candidat Bolsonaro se positionnaient déjà pour les postes ministériels.
Canada : le retour des indépendantismes
À deux reprises, à quelques semaines d’intervalle, la question de l’indépendance de l’une des dix provinces du Canada est posée. Au Québec, d’abord, où l’élection du Parti québécois (PQ), qui porte cette question au cœur de son programme, ouvre la perspective d’un troisième référendum dans les prochaines années. En Alberta, ensuite, où les citoyens seront appelés le 19 octobre 2026 à répondre à la question suivante : « L’Alberta devrait-elle rester une province du Canada, ou le gouvernement de l’Alberta devrait-il entamer le processus juridique requis par la Constitution canadienne pour organiser un référendum provincial contraignant sur la question de savoir si l’Alberta doit se séparer ou non du Canada ? ».
Canada : vers un retour aux sources européennes ?
Quand Ursula von der Leyen prendra la parole le 16 septembre pour le traditionnel discours sur l’état de l’Union européenne (UE), de nombreux regards risquent de se tourner vers la tribune d’honneur, où aura pris place le Premier ministre canadien Mark Carney. Celui qui avait su, en début d’année, si justement saisir l’air du temps avec son désormais célèbre discours de Davos s’est en effet imposé depuis lors comme une source d’inspiration internationale, érigée par certains au rang de héraut anti-Trump. Sa récente décision de quitter la table des négociations commerciales avec les États-Unis, après avoir un temps donné le sentiment d’être prêt à céder, n’a fait que renforcer cette aura en Europe, notamment auprès de ceux, nombreux, qui avaient regretté l’approche trop conciliante de l’Union lors des négociations de Turnberry.
Abelardo de la Espriella, élu président en Colombie
Abelardo de la Espriella a été élu le 21 juin président de la Colombie, pour un mandat de quatre ans (non renouvelable) qui commencera le 7 août 2026. Il a été élu avec 49,66 % des voix, contre 48,70 % pour son opposant de gauche Iván Cepeda, soit une différence d’environ 250 000 votes. C’est la première fois qu’un président colombien est élu, dans le système actuel d’élection à deux tours, avec moins de 50 % des voix.