Poland and Ballistic Missile Defense: The Limits of Atlanticism
Proliferation Papers, n° 48, 2014
Depuis que la Pologne a manifesté son intention d’accueillir une composante essentielle de l’architecture de défense antimissile balistique (DAMB) américaine en 2002, le programme a connu plusieurs soubresauts. Aujourd’hui, même si le pays doit encore accueillir des éléments-clefs des capacités DAMB américaines, ceux-ci reflètent moins le renforcement du partenariat stratégique particulier bilatéral recherché par Varsovie qu'une contribution à la protection de l'OTAN face à la menace balistique.
La politique intérieure, une réévaluation de la menace balistique, la stratégie américaine de reset vis-à-vis de la Russie et les critiques de cette dernière quant au caractère déstabilisateur de la DAMB ont contribué à façonner cette évolution, avec des conséquences significatives pour la posture stratégique de Varsovie. Tout d'abord, cette expérience tumultueuse a ainsi incité Varsovie à acquérir des capacités nationales de défense antiaérienne et antimissile. Par ailleurs, la Pologne a dû tenter d’accommoder ses intérêts nationaux et sa perception des menaces avec le rôle plus important dévolu à la DAMB au sein de l’Alliance, en insistant sur sa mission de défense collective des membres d’une part, et en s’assurant que les armes nucléaires demeureraient au cœur de la posture de dissuasion de l’OTAN d’autre part.
Cette étude est disponible uniquement en langue anglaise – Poland and Ballistic Missile Defense: The Limits of Atlanticism
Contenu disponible en :
ISBN / ISSN
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Centres et programmes liés
Découvrez nos autres centres et programmes de rechercheEn savoir plus
Découvrir toutes nos analysesLa fureur tombée du ciel. Analyse stratégique de la campagne aérienne contre l’Iran
Quel bilan pour les opérations Roaring Lion (RL) et Epic Fury (EF) lancées par Israël et les États-Unis contre la République islamique d’Iran le 28 février 2026 ?
Les enjeux de la 11e Conférence d’examen du TNP. Un régime fragilisé par la compétition stratégique
Le 27 avril 2026 s’ouvre à New York la 11e conférence d’examen (RevCon) du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), dans un contexte de forte compétition stratégique. Réunissant pendant un mois les 191 États parties au TNP , elle vise à faire le point sur le fonctionnement du Traité, son implémentation, et plus largement l’état de la non-prolifération et du désarmement, afin d’aboutir à un document dit « de consensus » autour des principaux défis et menaces pour le régime de non-prolifération.
Enfin sincère ? L'actualisation de la Loi de programmation militaire à l'épreuve des défis stratégiques et capacitaires
Présentée le 8 avril 2026, l’actualisation de la Loi de programmation militaire (LPM) 2024-2030 constitue un jalon important de la trajectoire d’évolution des armées françaises. Elle survient dans un contexte économique incertain, marqué par le retour de l’inflation énergétique après deux années d’adoption chaotique des lois de finance, un déficit qui se creuse, et un exécutif en fin de second mandat présidentiel. Pour toutes ces raisons, elle ne pouvait avoir que des ambitions limitées. C’est à l’aune de cette double limite économique et politique qu’il faut donc l’évaluer.
La dissuasion nucléaire française à l’épreuve d’un nouvel ordre européen – Analyse du discours présidentiel du 2 mars 2026
Le discours du 2 mars 2026 du président de la République sur la dissuasion nucléaire marque une inflexion stratégique importante dans un contexte international dégradé. Entre menace russe persistante et incertitudes sur les garanties de sécurité américaines, la France affirme une ambition renforcée pour la défense européenne. La notion de « dissuasion avancée » et les évolutions capacitaires annoncées par Emmanuel Macron esquissent ainsi une nouvelle étape, à la fois structurante et durable.