Poland and Ballistic Missile Defense: The Limits of Atlanticism
Proliferation Papers, n° 48, 2014
Depuis que la Pologne a manifesté son intention d’accueillir une composante essentielle de l’architecture de défense antimissile balistique (DAMB) américaine en 2002, le programme a connu plusieurs soubresauts. Aujourd’hui, même si le pays doit encore accueillir des éléments-clefs des capacités DAMB américaines, ceux-ci reflètent moins le renforcement du partenariat stratégique particulier bilatéral recherché par Varsovie qu'une contribution à la protection de l'OTAN face à la menace balistique.
La politique intérieure, une réévaluation de la menace balistique, la stratégie américaine de reset vis-à-vis de la Russie et les critiques de cette dernière quant au caractère déstabilisateur de la DAMB ont contribué à façonner cette évolution, avec des conséquences significatives pour la posture stratégique de Varsovie. Tout d'abord, cette expérience tumultueuse a ainsi incité Varsovie à acquérir des capacités nationales de défense antiaérienne et antimissile. Par ailleurs, la Pologne a dû tenter d’accommoder ses intérêts nationaux et sa perception des menaces avec le rôle plus important dévolu à la DAMB au sein de l’Alliance, en insistant sur sa mission de défense collective des membres d’une part, et en s’assurant que les armes nucléaires demeureraient au cœur de la posture de dissuasion de l’OTAN d’autre part.
Cette étude est disponible uniquement en langue anglaise – Poland and Ballistic Missile Defense: The Limits of Atlanticism
Contenu disponible en :
ISBN / ISSN
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Du consensus à la mise en œuvre. L’Europe spatiale de défense après le Sommet de Paris
Les 9 et 10 septembre 2026, Paris a accueilli le Sommet international sur l’espace, organisé par la France et l’Allemagne autour de trois axes : économie spatiale ; sciences et exploration ; sécurité de l’espace.
Ultima Ratio Regum : quelle puissance de feu pour les armées françaises ?
Alors que la Russie et l'Ukraine s'affrontent dans une guerre d'usure où missiles et drones pleuvent dans la profondeur stratégique de l'adversaire, l'Iran use de sa puissance de feu, appuyée par sa main mise sur le détroit d'Ormuz, pour assurer la survie du régime. Dès lors, l'enjeu d'un modèle de feu performant pour les armées françaises apparaît comme crucial dans la construction d'une défense européenne et nationale crédible à l'aune d'un retour de la guerre de haute intensité.
Comment les changements de l’opinion publique ont-ils influencé ou contraint les choix de politique étrangère dans votre pays ? Le cas français
En France, la politique étrangère fait partie de ce que l’on appelle le « domaine réservé » du président de la République. Depuis qu’il est entré en fonction, Emmanuel Macron n’a – à notre connaissance – jamais reconnu une quelconque influence de l’opinion publique sur sa politique étrangère.
Faire face à l'arsenal russe hypervéloce : défis et solutions pour l'Europe
Depuis février 2022, les frappes de missiles et de drones à longue portée russes contre l'Ukraine rappellent presque quotidiennement ce que les États européens pourraient affronter dans une guerre contre la Russie. Les mêmes systèmes d'armes qui frappent les infrastructures et les centres de population ukrainiens seraient dirigés contre des cibles militaires et civiles européennes dans toute confrontation entre la Russie et l'OTAN. À mesure que la production russe de missiles s'accélère et que son arsenal se diversifie, l'Europe doit se confronter à une question inconfortable : comment dissuader, et le cas échéant combattre, l'arsenal de frappe russe à longue portée ?