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Quelle posture stratégique pour la France au Moyen-Orient ?

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Focus Stratégique
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Références
Focus stratégique, n° 112, novembre 2022
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Accroche

La France entretient une présence historique au Moyen-Orient, où elle a de nombreux intérêts à défendre : lutte contre le terrorisme, promotion de l’industrie d’armement, diffusion de valeurs humanistes, etc. Pour ce faire, elle dispose de nombreux moyens, notamment militaires : des forces françaises sont ainsi déployées en Irak, en Syrie et en Jordanie dans le cadre de l’opération Chammal, au Liban pour la FINUL et aux Émirats arabes unis.

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Échange entre un officier français et un officier irakien dans le cadre de l’opération Chammal
Échange entre un officier français et un officier irakien dans le cadre de l’opération Chammal
Alexandre SERPILLO/Armée de Terre/Défense
Corps analyses

Cette posture stratégique héritière de l’histoire et de la « politique arabe » du XXe siècle est aujourd’hui remise en question par les bouleversements géopolitiques que connaît la région. Le redimensionnement de la présence américaine au Moyen-Orient engagé par le retrait d’Afghanistan s’accompagne d’une prise en charge croissante par les acteurs locaux de leur propre sécurité. Cette évolution s’incarne par exemple dans la signature des accords d’Abraham qui redéfinit la place d’Israël. Le retrait américain permet aussi à des puissances extrarégionales comme la Chine ou la Russie de s'impliquer progressivement dans la zone.

Ces transformations imposent une adaptation de la posture française afin de se placer comme acteur crédible de la compétition stratégique. Il convient ainsi de sortir de la seule focale contre-terroriste qui ne mobilise plus les partenaires, et plus largement de redéfinir la stratégie partenariale et le dispositif déployé sur place. Une dynamique interministérielle, voire européenne, renforcée apparaît également indispensable afin de mobiliser l’ensemble des leviers dont dispose la France.

 

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ISBN / ISSN

979-10-373-0629-6

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Quelle posture stratégique pour la France au Moyen-Orient ?

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Auteur(s)
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Héloïse FAYET

Héloïse FAYET

Intitulé du poste

Chercheuse, responsable du programme dissuasion et prolifération, Centre des études de sécurité de l'Ifri

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Un soldat contemplant un coucher de soleil sur un véhicule blindé de combat d’infanterie
Centre des études de sécurité
Accroche centre

Héritier d’une tradition remontant à la fondation de l’Ifri, le Centre des études de sécurité de l'Ifri fournit aux décideurs publics et privés ainsi qu’au grand public les clefs de compréhension des rapports de force et des modes de conflictualité contemporains et à venir. Par son positionnement à la jointure du politique et de l’opérationnel, la crédibilité de son équipe civilo-militaire et la diffusion large de ses publications en français et en anglais, le Centre des études de sécurité constitue dans le paysage français des think tanks un pôle unique de recherche et d’influence sur le débat de défense national et international.

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Soldats français lors d’un exercice en forêt
Laboratoire de recherche sur la défense (LRD)
Accroche centre

Le Laboratoire de recherche sur la défense est un programme qui vise à stimuler le débat stratégique en traitant de sujets à la jointure du « technico-opérationnel » et du « politico-stratégique ». Structure unique en France, il associe des chercheurs civils à des « military fellows » issus de chacune des trois armées pour produire des travaux portant sur les politiques de défense, l’adaptation capacitaire et stratégique des armées, et de prospective sur les conflits de demain.

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Des corsaires aux mercenaires : les acteurs maritimes non-militaires et les continuités historiques de la guerre navale

Date de publication
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Accroche

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Pieter ZHAO
Image principale

Vers un renseignement spatial accessible à tous ? Le cas des frappes iraniennes du printemps 2026

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Accroche

Le conflit au Moyen-Orient a permis de constater l’efficacité des frappes iraniennes en termes de ciblage et de précision. Ce constat interpelle sur les moyens que le Corps des Gardiens de la Révolution (CGRI) a exploités pour y parvenir.

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Lutter contre la flotte fantôme. La France en action

Date de publication
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Accroche

La flotte fantôme, qui représente aujourd’hui 10 % de la flotte mondiale de navires de commerce et continue de croître, est un phénomène structurel alimenté par la surcapacité maritime et la logique de contournement des sanctions internationales, qui met au défi le monde maritime dans son ensemble.

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Stabilité sous pression. Un point de vue pakistanais sur la dissuasion nucléaire après Pahalgam

Date de publication
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Accroche

La crise indo-pakistanaise de mai 2025, survenue après l’attaque de Pahalgam, a relancé un débat familier mais incomplet : la dissuasion nucléaire a-t-elle fonctionné, ou a-t-elle simplement permis aux deux parties de mener une guerre limitée sous l’ombre du nucléaire ? La meilleure réponse est que la dissuasion a fonctionné au niveau pour lequel elle a été conçue. Elle a empêché une guerre généralisée ainsi qu’une escalade verticale incontrôlée, tout en maintenant les armes nucléaires à l’arrière-plan. En revanche, elle n’a pas empêché l’Inde de chercher à se ménager un espace d’action conventionnelle, ni le Pakistan de répondre par des moyens conventionnels afin de rétablir la crédibilité de sa dissuasion.

Rabia AKHTAR
Crédits image de la page
Échange entre un officier français et un officier irakien dans le cadre de l’opération Chammal
Alexandre SERPILLO/Armée de Terre/Défense

Comment citer cette étude ?

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Héloïse FAYET, « Quelle posture stratégique pour la France au Moyen-Orient ? », Études, Focus Stratégique, Ifri, 17 novembre 2022.
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Quelle posture stratégique pour la France au Moyen-Orient ?