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République démocratique du Congo : à l'Est rien de nouveau

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Goma, North Kivu/Democratic Republic of Congo - October 25, 2019 : Streetview city of Goma
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Alors que l’état de siège a été proclamé il y a un an dans deux provinces congolaises et que les autorités kenyanes ont organisé à Nairobi une rencontre entre le gouvernement congolais et les groupes armés, la pacification de l’Est congolais reste en suspens. La présente étude revient sur la politique du gouvernement Tshisekedi et la prise en charge de cette question depuis 2019.

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Goma, Nord Kivu/République démocratique du Congo – 25 octobre 2019 : vue de la rue, ville de Goma.
Goma, Nord Kivu/République démocratique du Congo – 25 octobre 2019 : vue de la rue, ville de Goma.
© Ben Houdijk / Shutterstock.com
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Le bilan de cette politique est jusqu’à présent négatif, la donne sécuritaire n’ayant pas changé : l’insécurité s’est pérennisée et banalisée dans les mêmes territoires qui sont des abcès de fixation de la violence depuis 20 ans. Les Congolais et les organisations de défense des droits de l’homme dénoncent l’état de siège.

Malheureusement, les réponses des autorités au « problème de l’Est » sont identiques à celles apportées durant les mandats de Joseph Kabila. Le gouvernement de Tshisekedi n’a fait que recycler des solutions inefficaces (campagnes militaires, coopération sécuritaire régionale, programme de démobilisation, désarmement et réinsertion) et la politique de pacification tourne en rond. Cet échec s’explique par l’approche sécuritaire d’un problème de gouvernance. La conflictualité dans l’Est congolais repose sur une économie de guérilla qui s’est enracinée avec succès, comme le montre la stabilité des réseaux de prédation et des routes de trafics. Cette économie de guérilla est le prolongement de l’économie de guerre qui prévalait pendant l’occupation des armées rwandaise et ougandaise. Elle a été facilitée par l’impunité qui a régné, et règne toujours, depuis 2006 et par une forte coalition d’intérêts locaux, nationaux, régionaux et internationaux.

Par ailleurs, les partenaires internationaux ont aussi développé une mauvaise approche en proposant des solutions techniques au problème politique de la gouvernance. Le meilleur exemple de cette approche est la tentative de policer le commerce des minerais dans les Grands Lacs qui n’a pas réduit la conflictualité dans l’Est congolais. De ce fait, la pacification de l’Est congolais est dans l’impasse et pourtant aucun acteur ne paraît prêt ni à changer d’approche ni à faire son mea culpa.

 

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ISBN / ISSN

979-10-373-0634-0

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République démocratique du Congo : à l'Est rien de nouveau

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Auteur(s)
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Thierry Vircoulon

Thierry VIRCOULON

Intitulé du poste

Chercheur associé, Centre Afrique subsaharienne de l'Ifri

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Un soldat contemplant un coucher de soleil sur un véhicule blindé de combat d’infanterie
Centre des études de sécurité
Accroche centre

Héritier d’une tradition remontant à la fondation de l’Ifri, le Centre des études de sécurité de l'Ifri fournit aux décideurs publics et privés ainsi qu’au grand public les clefs de compréhension des rapports de force et des modes de conflictualité contemporains et à venir. Par son positionnement à la jointure du politique et de l’opérationnel, la crédibilité de son équipe civilo-militaire et la diffusion large de ses publications en français et en anglais, le Centre des études de sécurité constitue dans le paysage français des think tanks un pôle unique de recherche et d’influence sur le débat de défense national et international.

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L’autonomisation dans le milieu sous-marin : une révolution sans limite ?

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L’un des facteurs stratégiques déterminants de la guerre russo-ukrainienne en cours est le recours massif à des capacités dronisées, aériennes mais aussi maritimes et terrestres, qui révolutionnent la physionomie du champ de bataille. Pour autant, force est de constater qu’une partie significative de ces drones est encore télépilotée, téléopérée ou encore télésupervisée, attestant du fait que l’autonomisation des capacités militaires est encore en gestation.

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Char de combat : obsolescence ou renaissance ?

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Depuis février 2022, les forces russes et ukrainiennes ont perdu plus de 5 000 chars de combat, un volume très supérieur à l’ensemble du parc européen actuel. Fer de lance de la doctrine soviétique dont sont issus les deux belligérants, le char a été déployé en grand nombre et s’est avéré être une cible de choix pour des drones devenus de plus en plus nombreux et efficaces au fil des mois. Le grand nombre de vidéos de frappes de drone contre des chars a d’ailleurs poussé un certain nombre d’observateurs à conclure, une fois de plus, à l’obsolescence de ceux-ci sur un champ de bataille moderne. Cette approche doit être nuancée par une étude plus fine des pertes, les drones n’étant que rarement à l’origine de la perte elle-même causée par la conjugaison de plusieurs facteurs comme les mines, l’artillerie ou d’autres armes antichar.

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Quelle autonomie capacitaire pour l’Europe ? Une analyse multi-domaine

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Accroche

La dégradation de la situation sécuritaire en Europe depuis l’invasion à grande échelle de l’Ukraine incite les pays européens à accroître significativement leurs capacités militaires pour rester dissuasifs face à la menace majeure que représente désormais la Fédération de Russie. Par ailleurs, la politique américaine de burden shifting incite les Européens à envisager une moindre contribution des États-Unis à la défense du continent en général. Ce constat appelle à identifier plus finement le degré d’autonomie capacitaire des nations européennes et de leurs armées.

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« Glaives de fer ». Une analyse militaire de la guerre d’Israël à Gaza

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Le 7 octobre 2023, l’attaque du Hamas baptisée « Déluge d’al-Aqsa » a provoqué un choc majeur et a conduit Israël à déclencher la guerre la plus longue de son histoire. L’opération « Glaives de fer » se distingue par son intensité inédite, tant par l’engagement de forces terrestres massives que par la puissance de feu déployée.

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Goma, Nord Kivu/République démocratique du Congo – 25 octobre 2019 : vue de la rue, ville de Goma.
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