Rechercher sur Ifri.org

À propos de l'Ifri

Recherches fréquentes

Suggestions

Russie : une stagnation des relations, en attendant mieux

Livres
|
Date de publication
|
Références
in : L'Europe et le monde en 2020 : essai de prospectives franco-allemandes. Andreas Marchetti/Louis-Marie Clouet (éd.), Villeneuve d'Ascq: Septentrion 2011, pp.113-127
Image de couverture de la publication
"Les relations avec la Russie"
Accroche

En 2010, les relations entre l’Union européenne (UE) et la Russie sont dans le creux de l’ornière. La Russie est un partenaire vital pour l’UE, avec un commerce bilatéral d’une valeur de 181 milliards de dollars en 2009. L’UE est le principal partenaire commercial de la Russie, à hauteur de la moitié de son commerce extérieur en 2008 ; la Russie est le troisième partenaire le plus important pour l’Union (7,9 % du commerce extérieur total de l’UE) après les États-Unis et la Chine.

Corps analyses

Pourtant, en dépit de relations commerciales florissantes, les sujets politiques sont sources de tension ; les incompréhensions et les intérêts opposés rendent les compromis d’autant plus difficiles entre les deux parties. Ce manque d’enthousiasme politique dans leurs relations, s’il n’est pas traité, risque de miner la coopération entre les deux partenaires. L’enjeu est le plus clairement visible dans la stagnation des négociations en vue d’un nouvel accord censé fonder leurs échanges, dans l’incapacité à atténuer les conflits d’intérêts en matière énergétique et à s’adapter aux activités de l’autre dans le « voisinage partagé ».

Les priorités de politique étrangère de la Russie l’ont conduite à ne plus considérer l’UE comme un acteur sérieux, pour préférer comme interlocuteurs des acteurs globaux tels que les États-Unis et la Chine. La Russie promeut ses relations avec les BIC (Brésil, Inde, Chine) comme une alternative possible à la coopération avec l’UE. Celle-ci est vue par Moscou comme un marché lucratif et une source potentielle de modernisation, mais pas comme un partenaire global. Pourtant, le développement de la Russie reposera sur sa capacité à coopérer avec l’UE. Pour sa part, l’Union est hésitante dans ses actions en direction de la Russie, en raison notamment de son désappointement quant à la direction politique suivie par le pays ces dix dernières années, et de son incapacité à formuler une politique cohérente en direction de son voisin oriental.

Chapitre également disponible en allemand : ‘Russland" dans L-M Clouet and A Marchetti (eds.), Europa und die Welt 2020, Entwicklungen und Tendenzen, Nomos, Baden-Baden, 2011.

 

Decoration

Contenu disponible en :

Régions et thématiques

Thématiques analyses

Partager

Decoration
Auteur(s)
Image principale
Russie, Eurasie, Carte
Centre Russie/Eurasie
Accroche centre

Fondé en 2005 au sein de l’Ifri, le Centre Russie/Eurasie produit de la recherche et organise des débats sur la Russie, l’Europe orientale, l’Asie centrale et le Caucase du Sud. Il a pour objectif de comprendre et d'anticiper l'évolution de cette zone géographique complexe en pleine mutation pour enrichir le débat public en France et en Europe, et pour aider à la décision stratégique, politique et économique.

Image principale

Entre la Russie et l'Europe, entre la guerre et la paix : quels sont les enjeux des prochaines élections en Arménie ?

Date de publication
05 juin 2026
Accroche

Les élections législatives arméniennes du 7 juin 2026 s'annoncent moins comme un scrutin de routine que comme un référendum sur la ligne politique suivie par Nikol Pashinyan depuis 2020, qui comprend la paix avec les pays voisins, une dépendance réduite vis-à-vis de la Russie et une orientation européenne plus marquée. Le parti au pouvoir, Contrat civil, reste en tête, mais sa position est fragile, car la campagne se déroule dans un contexte fortement polarisé, marqué par le traumatisme de la défaite dans la guerre contre l’Azerbaïdjan, le déplacement des Arméniens du Karabakh et l’ingérence électorale massive de la Russie.

Mikayel ZOLYAN
Image principale

Le miroir toxique de la Russie : comment un style politique qui a affaibli Moscou érode aujourd'hui la puissance américaine

Date de publication
07 avril 2026
Accroche

Trois décennies après la fin de la guerre froide, certains traits d’un style politique longtemps associé au système autoritaire russe (mépris de l’État de droit, vision conspirationniste du monde, personnalisation du pouvoir et instrumentalisation de la vérité) deviennent de plus en plus visibles au sein des démocraties occidentales, et tout particulièrement aux États-Unis. En Russie, ce style n’a pas renforcé la puissance de l’État ; il a au contraire réduit ses marges de manœuvre stratégiques et contribué à son affaiblissement sur le long terme.

Image principale

La Russie, les Palestiniens et Gaza : ajustements après le 7 octobre

Date de publication
23 février 2026
Accroche

L'Union soviétique (URSS), puis la Fédération de Russie en tant que successeur légal internationalement reconnu, ont toujours cherché à jouer un rôle visible dans les efforts visant à résoudre le conflit israélo-palestinien.

Dmitry MARYASIS
Image principale

La « Deathonomics » russe : coûts sociaux, politiques et économiques de la guerre en Ukraine

Date de publication
09 février 2026
Accroche

La présente Note analyse l’apparition d’un phénomène nouveau pour la société russe, désigné sous le terme d’« économie de la mort » (Deathonomics). Il s’agit de la formation, au cours des années de guerre en Ukraine, d’une force mercenaire venue compléter les systèmes soviétique (la conscription) et russe (l’armée professionnelle) au sein des forces armées. Vers la fin de l’année 2023, ce phénomène a conduit à faire du service militaire l’un des domaines d’activité les mieux rémunérés, ce qui n’avait pas été observé en Russie à une telle échelle depuis la fin du XVIIe siècle.

Vladislav INOZEMTSEV

Comment citer cette étude ?

Image de couverture de la publication
"Les relations avec la Russie"
« Russie : une stagnation des relations, en attendant mieux », Livres, Ifri, 12 janvier 2011.
Copier