L’exode et la révolte anti-guerre dans la Russie de Poutine
Mercredi 21 septembre, Vladimir Poutine annonçait la mobilisation partielle. Depuis des milliers de jeunes russes ont fui et nombre de manifestants ont été arrêtés. En parallèle, Poutine a annexé 4 régions après de prétendus référendum. Jusqu'où ira Poutine ? Jusqu'où la population le soutiendra ?
Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit sur Nord Stream à la demande de la Russie
Intervention de Marc-Antoine Eyl-Mazzega, directeur du Centre Énergie & Climat de l'Ifri, à l'occasion de la réunion du Conseil de sécurité de l'ONU sur Nord Stream à la demande de la Russie, le 30 septembre 2022.
Annexion de quatre régions administratives d’Ukraine : elles "feront partie de la Fédération de Russie, c'est irréversible"
Les territoires ukrainiens de Donetsk, Lougansk, Kherson et Zaporijjia, reconnus indépendants par la Russie après des référendums seront "sanctuarisés, y compris jusqu'à la protection par l'arme nucléaire russe", prévient vendredi 30 septembre sur franceinfo Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie-Nouveaux Etats indépendants à l’IFRI (l’Institut français des relations internationales). Le président russe Vladimir Poutine doit présider ce vendredi une cérémonie de signature de rattachement à la Russie des quatre territoires.
Poutine : l'annexion... "pour toujours" ?
C’est désormais officiel. Le président russe Vladimir Poutine a proclamé l’annexion des quatre régions ukrainiennes de Donetsk, Lougansk, Zaporijia et Kherson contrôlées, en partie ou en totalité, par l’armée russe. Le Kremlin organisait cet après-midi une cérémonie pour célébrer l’événement. Vladimir Poutine a tenu un discours offensif. S’il a affirmé que son pays "n’aspire pas" à restaurer l’URSS, l’autocrate a indiqué que les habitants des régions ukrainiennes annexées seront des "citoyens pour toujours". Il a également appelé l'Ukraine à "cesser immédiatement les hostilités". Des festivités pour célébrer l'annexion doivent se dérouler cet après-midi sur la très symbolique place Rouge, qui jouxte le Kremlin.
« Le projet impérial russe s’est construit au fil des échecs de Moscou à imposer sa vision du monde »
Alors que la Russie entérine vendredi l’annexion de territoires ukrainiens, la professeure Marlène Laruelle, spécialiste du monde slave, analyse comment le projet impérial russe – et sa vision historique sur le long terme – s’est imposé peu à peu dans l’esprit de Vladimir Poutine. L’invasion russe en Ukraine a relancé les débats sur la nature impériale de la Russie. Mais les discussions sont souvent teintées de « présentisme » (relire les événements du passé à la lumière du présent) et mettent sous le tapis des nuances qui sont pourtant fondamentales pour comprendre ce que le Kremlin espère atteindre avec la guerre en Ukraine.
Poutine et le nucléaire : les raisons de ne pas paniquer
Pour la première fois, un pays, la Russie, brandit la menace nucléaire non pour défendre son existence mais pour appuyer l'annexion d'un territoire. Vladimir Poutine prend ainsi des libertés avec des règles en vigueur depuis trois quarts de siècle. Bluffe-t-il ? C'est sans doute le scénario le plus terrifiant qu'on puisse concevoir actuellement.Acculé, Vladimir Poutine lancerait des missiles nucléaires sur l'Ukraine. Ouvrant la boîte de Pandore d'une utilisation de ces armes apocalyptiques verrouillée depuis soixante-dix-sept ans. Avec un risque réel de riposte, conventionnelle, de l'Otan, et ensuite d'escalade nucléaire de part et d'autre.
« La guerre de Poutine contre l’Ukraine est entrée dans une nouvelle phase, encore plus dangereuse »
Avec l’organisation, par Moscou, de référendums locaux et de la mobilisation partielle, assortie de menaces nucléaires, Vladimir Poutine poursuit sa fuite en avant, affirme, dans une tribune au « Monde », la chercheuse spécialiste de la Russie Tatiana Kastouéva-Jean. « Poutine ne commencera pas la guerre contre l’Ukraine : les risques sont trop élevés et il y a plus à y perdre qu’à gagner », entendait-on en Europe avant le conflit. Il l’a pourtant fait.
La guerre en Ukraine ravive les débats sur la dissuasion nucléaire
La menace sans cesse agitée par Vladimir Poutine d’employer l’arme nucléaire, notamment des armes « tactiques », inquiète, même si beaucoup d’experts continuent de relativiser ce risque.
Vladimir Poutine: face aux défections
La mobilisation décidée en date du mercredi 21 septembre 2022 a provoqué une fuite massive des russes mobilisables aux frontières géorgiennes et kazakhstanaises notamment. Ces scènes, surréalistes, interrogent sur la pérennité du régime du Kremlin, et sur la crise de confiance que traverse actuellement l’armée russe. Car si le début de "l'opération militaire spéciale" en Ukraine a laissé la majeur partie de la population russe dans l'indifférence, la mobilisation semble être annonciatrice d'une toute autre réaction.
Military briefing: How will Russia’s mobilisation affect the war in Ukraine?
Kyiv expects new recruits to appear within two months but Moscow struggles with training and logistical obstacles.
À quel point Poutine est-il fragilisé?
Sept mois après le début de la guerre en Ukraine, la Russie traverse une mauvaise passe. Sur le terrain, l’Ukraine ne cesse de reconquérir des territoires, et sur le plan diplomatique, le mouvement d’opposition se consolide particulièrement après l’appel à la mobilisation partielle, lancé la semaine dernière par le président russe.
On voit se dessiner un nouvel axe Russie-Chine-Iran
Héloïse Fayet est revenue sur ce qui apparaît de plus en plus comme un axe Russie - Chine - Iran.
Jusqu’où ira Poutine ?
Avec la mobilisation des réservistes et les référendums dans les régions occupées par la Russie, la guerre en Ukraine prend une nouvelle dimension. Tatiana Kastouéva-Jean revient sur l'escalade et la fuite en avant de Vladimir Poutine.
Poutine, la nostalgie de l'empire
En février 2022, Vladimir Poutine a justifié son invasion de l’Ukraine par la menace que ferait peser sur sa sécurité l’adhésion à l’Otan de certains pays frontaliers. Depuis les révolutions de couleurs, en Géorgie et en Ukraine, l’obsession du Kremlin de ne pas perdre son influence dans l’ex-espace soviétique a franchi une étape supplémentaire avec le conflit ukrainien.
En Russie, l’espoir d’une « forte résistance passive »
Deux jours après l’annonce de la mobilisation partielle de la population russe par le président Vladimir Poutine, la campagne de recrutement bat son plein, notamment dans les régions les plus pauvres de la Fédération.
Nations unies : mobilisation générale face à la Russie ?
L'assemblée générale des nations unies, ouverte depuis le 20 septembre, est l'occasion pour le monde de voir ce qu'il en est du cas russe. Si certains ont fait profil bas, à l'instar de Vladimir Poutine et de Xi jinping, ne se présentant pas au sommet, d'autres ont dénoncé la Russie avec véhémence.
Dans le Caucase et l'Asie centrale, la Russie en perte d'influence
Les tensions se sont multipliées ces derniers jours dans le Caucase et en Asie centrale, où la puissance tutélaire de Moscou apparaît affaiblie par les difficultés militaires qu'elle rencontre en Ukraine. ors du récent sommet de l'Organisation de la coopération de Shanghai à Samarcande, en Ouzbékistan, le président russe Vladimir Poutine s'est retrouvé sous la pression de ses partenaires, notamment chinois et indien, qui ont fait part de leurs inquiétudes ou de leurs doutes sur la guerre en Ukraine. Plusieurs pays d'Asie centrale ont du reste autorisé des manifestations de soutien à l'Ukraine.
Guerre en Ukraine : la nouvelle géopolitique des blocs
Les alliances qui se reconstituent autour du conflit russo-ukrainien recoupent en partie celles de la guerre froide, mais sont beaucoup plus mouvantes. L’agression russe contre l’Ukraine marque la fin de l’après-guerre froide et du rêve, déjà bien mal en point depuis l’annexion par Moscou de la Crimée en 2014, d’un vaste ensemble européen auquel la Russie serait, d’une manière ou d’une autre, associée.
Guerre en Ukraine : entre la Russie et l’Occident, le poids d’un large groupe de pays « neutres »
Lors du G20, prévu à la mi-novembre à Bali, en Indonésie, pourrait se cristalliser la bataille d’influence entre le président russe et les chefs d’Etat occidentaux, en présence de Xi Jinping et des dirigeants « neutres » ou « non alignés ».
Poutine : et maintenant la contestation des Russes…
Manifestations, départs à l’étranger… La mobilisation de 300 000 réservistes décrétée hier par Vladimir Poutine pour aller se battre sur le front ukrainien semble avoir eu l’effet d’un électrochoc en Russie.
Ukraine : chape de plomb sur la Russie
Les voix s'élèvent dans le monde entier contre l'agression russe sur l'Ukraine. Les Nations unies ont condamné, à une large majorité, la Russie et des sanctions économiques et financières massives ont été prises contre ses intérêts. Rien n'infléchit pour le moment Vladimir Poutine sur ses objectifs de reddition et d'invasion du territoire sous un déluge de bombes. Pourtant, dès les premiers jours de l'invasion, des manifestations ont éclaté en Russie.
Guerre en Ukraine : hackeurs et cyber-résistants entrent dans le conflit
À l’Est, le conflit se joue aussi sur le terrain numérique. Avec des conséquences qui pourraient être bien réelles. Faut-il s’attendre au pire ?
Cyberguerre Russie-Ukraine : "On n'a pas encore vu toute la puissance de feu de la Russie"
Avant l'offensive territoriale, l'Ukraine a été la cible de cyberattaques russes. La guerre pourrait alors se doubler d'une dimension cyber. Ces piratages ont-ils causé de lourds dommages ? Précisions avec Julien Nocetti, chercheur associé à l'Institut français des relations internationales (Ifri) et enseignant-chercheur à l’Académie militaire de Saint-Cyr.
Guerre en Ukraine : en Russie, la population en désaccord est sommée de se taire
Si des franges de la société russe s'organisent tant bien que mal contre la guerre en Ukraine, le pouvoir réprime toute voix discordante.
La cyberguerre fait rage entre Moscou et Kiev
Russie-Occident aux sources du déstastre
Zelensky, la "cible numéro 1" de Poutine
Malgré les pressions de la communauté internationale, l’offensive russe en Ukraine se poursuit. Débutés il y a une semaine, les combats s’intensifient à Kharkiv. La deuxième ville du pays est prise dans l’étau russe et la cible de violents bombardements qui n’épargnent pas les civils.
Edition spéciale guerre en Ukraine. Point sur la situation
En plateau, Yann Barthès fait le point sur la situation en Ukraine avec deux spécialistes de la Russie : Thomas Gomart et Frédéric Says. Quelle évolution de l'invasion ? Y a t-il une menace d'élargissement du conflit ?
Thomas Gomart : « La Russie est passée d’une logique de guerre limitée à une logique de guerre totale »
La guerre en Ukraine et les menaces nucléaires de Vladimir Poutine visent à terroriser les Ukrainiens et à effrayer les Occidentaux. Elles percutent l’équilibre des forces à l’échelle de toute l’Eurasie, explique l’historien dans un entretien au « Monde ». Directeur de l’IFRI (Institut français des relations internationales), l’historien Thomas Gomart, auteur notamment de Guerres invisibles (Tallandier, « Texto », 2021), analyse la stratégie de Vladimir Poutine et ses répercussions sur les équilibres mondiaux.
L'Ukraine bombardée
Au 7e jour du conflit, l’Ukraine est en proie à des bombardements incessants à Kiev et à Kharkiv depuis hier soir.
Bombardements aveugles, pertes civiles: craintes d'un bain de sang en Ukraine
Bombardements massifs et destructeurs, accusations de "crimes de guerre" et d'utilisation d'armes prohibées: l'offensive russe en Ukraine commence à évoquer sinistrement pour certains les images des guerres syrienne ou tchétchène, et font craindre le déclenchement du redoutable rouleau compresseur russe.
Kiev : la déferlante des chars russes
Au sixième jour de l'offensive en Ukraine, ni les sanctions internationales, qui continuent de s'accumuler contre la Russie, ni les pourparlers ouverts lundi entre Moscou et Kiev ne semblent empêcher une nouvelle attaque russe de se profiler.
Russie / Ukraine : comment sortir de la crise ?
Ce mardi 1er mars, Thierry de Montbrial, président fondateur de l'IFRI, s'est notamment penché sur la façon de sortir de la crise avec la Russie, dans l'émission Le Grand Journal de l'Éco présentée par Thomas Sasportas.
Ukraine, le conflit se déroule aussi en ligne : les géants de la tech s'attaquent aux médias proches de Moscou
La guerre de l'information fait rage sur les réseaux sociaux, où le pouvoir russe s'efforce de justifier son attaque à coup d'infox, vidéos sorties de leur contexte et assertions jetées sans preuve. Un flux de désinformation que gouvernements et plateformes s'efforcent de réguler dans l'urgence. Sous la pression de leurs gouvernements et de l'opinion publique, les géants de la tech américains comme Google mais aussi plusieurs réseaux sociaux ont également pris des mesures visant à limiter la circulation de la désinformation promue par le Kremlin.
Édition spéciale guerre en Ukraine
En plateau, Yann Barthès fait le point sur la situation en Ukraine avec trois spécialistes de la Russie : Lukas Aubin, Julien Théron et Tatiana Kastouéva-Jean.
« L’Europe est très vulnérable : elle a besoin du gaz russe »
Pour Marc-Antoine Eyl-Mazzega, directeur du Centre Energie & Climat de l’Institut français des Relations internationales (Ifri), les prix très élevés du pétrole et du gaz donnent à Vladimir Poutine un avantage stratégique certain dans ce conflit face une Europe que sa dépendance énergétique rend vulnérable.
Guerre en Ukraine : Poutine peut-il déclencher seul l’arme nucléaire ?
Comment l'Otan riposterait à une cyberattaque russe
Une cyberattaque contre un pays membre de l'Otan pourrait déclancher la clause de défense collective de l'organisation. Selon ces dispositions "une attaque contre un membre de l'alliance est considérée comme une attaque dirigée contre tous les alliés".
Guerre en Ukraine : quelle stratégie russe ?
Alors que l’offensive russe s’intensifie en Ukraine, Dimitri Minic revient sur la stratégie russe et la mentalité des élites politico-militaires russes.
Bombe atomique : l'Europe est-elle réellement menacée par Poutine ?
Le dimanche 27 février, Vladimir Poutine prenait une nouvelle fois de court l'ensemble des pays du monde en évoquant, dans un discours à la télévision, l'arme ultime : la bombe nucléaire. La menace nucléaire doit-elle être prise au sérieux ?
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