Le scénario d’une invasion russe de l’Ukraine est irréaliste
La confrontation militaire entre la Russie et les alliés de Kiev est-elle inéluctable? Vladimir Poutine aurait trop à perdre, selon la spécialiste Tatiana Kastouéva-Jean.
Crise en Ukraine : «Poutine considère les Européens comme les vassaux des États-Unis»
Directrice du centre Russie/NEI à l’Institut français des relations internationales (IFRI), Tatiana Kastouéva-Jean estime que si le président russe atteint ses objectifs par voies diplomatiques, il n’emploiera pas la force armée. Son principal objectif est de s’assurer que l’Otan ne s’élargisse pas à l’est. Ses mouvements de troupes aux frontières ukrainiennes lui servent à renforcer ses positions de négociations.
Crise en Ukraine: pourquoi les États-Unis risquent gros
Une mauvaise gestion de la situation pourrait entamer durablement l'image de la puissance américaine aux yeux du reste du monde.
« L'Allemagne est le cheval de Troie de Poutine dans l'OTAN »
Les positions du gouvernement allemand dans la crise ukrainienne et le maintien de Nord Stream 2 suscitent l'incompréhension dans le monde entier. De nombreux pays partenaires doutent même de la fidélité de l'Allemagne à l'Alliance. Un pays n'accepte pas la référence à l'histoire allemande.
Crise en Ukraine, sanctions envisagées contre la Russie : Thierry de Montbrial livre son analyse
Invité dans le 23 heures de Franceinfo mardi 25 janvier, Thierry de Montbrial, président de l’Institut français des relations internationales (IFRI), détaille la stratégie de la Russie dans la crise qui a lieu en Ukraine.
Russie-Allemagne : "Nord Stream montre une envie allemande de jouer cavalier seul en Europe"
Ce samedi 22 janvier, le chef de la Marine allemande a été contraint de démissionner après avoir ouvertement affirmé que Vladimir Poutine « mérite probablement » le respect. Spécialiste de l’Allemagne, Paul Maurice, chercheur à l’IFRI (Institut français des relations internationales), revient sur la relation germano-russe qui semble osciller ces derniers temps.
Crise en Ukraine : la diplomatie a-t-elle encore une chance ?
La confrontation peut-elle être évitée en Ukraine ? Une déclaration confuse aux airs de bourde diplomatique de Joe Biden a encore semé le doute mercredi. "La Russie sera tenue responsable si elle envahit, et cela dépend de ce qu'elle fait", a déclaré le président américain, avant d'évoquer le scénario d'une "incursion mineure" de la Russie chez son voisin ukrainien.
Ukraine : les Russes parlent avec les Américains, avec «le suzerain» plutôt que «les vassaux»
Tatiana Jean, directrice du centre Russie/NEI de l’IFRI (Institut français des relations internationales), analyse la semaine intense de négociations entre Américains et Russes autour de l’Ukraine et de la sécurité en Europe.
Kazakhstan : vers une nouvelle ère ?
Le Kazakhstan s'est enflammé en ce début d'année : la semaine dernière, le plus grand pays d'Asie Centrale a été touché par des violences jamais vues depuis son indépendance en 1991. Elles ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. Des troupes de maintien de la paix, principalement russes, ont été appelées en renfort. Le pays est -il en train d'ouvrir un nouveau chapitre ?
Ukraine, des pourparlers pour éviter une guerre ?
Tatiana Kastouéva-Jean partage son analyse de la rencontre entre Joe Biden et Vladimir Poutine à Genève le 9 et 10 janvier.
À la frontière ukrainienne, les Russes sont contre la guerre
C’est un fait méconnu mais, en Russie aussi, il y a un Donetsk. Du même nom que la grande cité ukrainienne non loin, cette Donetsk russe (40.000 habitants) est posée sur la frontière entre les deux pays, voisine de la «République populaire» sécessionniste de Lougansk.
Asie centrale : pourquoi le Kazakhstan a basculé dans la violence ?
Le 2 janvier, des Kazakhs descendaient dans la rue pour protester contre la hausse des prix du gaz. Des scènes de violences ont éclaté face aux forces de l'ordre. Plus d'une centaine de morts à déplorer et des milliers d'arrestations. Qu’est ce qui a vraiment provoqué ces révoltes ? Peut-on craindre une déstabilisation régionale ? Précisions.
Qui peut faire baisser la tension au Kazakhstan ?
Plusieurs responsables politiques ont appelé hier à calmer le jeu au Kazakhstan. L’ONU, l’Union européenne, les Etats-Unis ont fait part de leur inquiétude de voir dégénérer les manifestations et la répression des autorités kazakhes.
Crise au Kazakhstan : qui faut-il voir derrière la contestation qui secoue le pays ?
Considéré comme le mentor du président actuel, Kassym-Jomart Tokaïev, l'ancien président autoritaire Noursoultan Nazarbaïev est pointé du doigt et concentre sur lui la colère des manifestants. Les théories sur une tentative de destabilisation russe ou américaine vont bon train.
Kazakhstan : les Russes à la rescousse
Tatiana Kastouéva-Jean partage son analyse de l'intervention de l'Organisation du Traité de Sécurité Collective au Kazakhstan.
Kazakhstan : "Personne n'aurait pu prédire un tel scénario", explique un spécialiste de la région
Les émeutes meurtrières dans le pays d'Asie centrale surprennent Michaël Levystone, chercheur à l'Institut français des relations internationales, même si depuis le mouvement de contestation en Biélorussie, "cela peut arriver partout".
Armes nucléaires : un communiqué plein de bonnes intentions et d’angles morts
La Chine, les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni et la Russie ont publié lundi une déclaration «pour prévenir la guerre nucléaire et éviter les courses aux armements». Alors que tous réarment ou modernisent leur arsenaux.
Technology at the Center of Geopolitical Relations
Technologies from big data to quantum computing, artificial intelligence and next-generation drones are fueling power struggles between nations and large industrial companies. Alice Pannier, head of the Geopolitics of Technology program at the French Institute of International Relations (IFRI), talks us through the impact of these new technologies, which have added a further level of complexity to the major energy issues seen in the 20th century.
Crise en Ukraine : «Vladimir Poutine est prêt à aller loin»
Directrice du centre Russie/Nouveaux États indépendants de l’Institut français des relations internationales, Tatiana Kastouéva-Jean décrypte la dangereuse crise entre Vladimir Poutine et les Occidentaux au sujet de l’Ukraine.
Ukraine/Russie, les frères ennemis ?
Pendant que l'Europe regardait du côté de la pologne et de la Biélorussie, Moscou massait des troupes à la frontière ukrainienne, c'est du moins le constat fait soudain par l'OTAN et les Etats-Unis. Faut-il craindre une recrudescence des combats voire même une invasion russe comme l'affirme Washington dans cette région d'Ukraine, le Donbass, où déjà 13 000 personnes ont péri depuis 2014 ?
La Russie est-elle une «menace» pour l'Otan ?
Au total, la Russie peut-elle être considérée comme une menace ou un partenaire? «La question est plutôt de se demander si ce pays produit de la stabilité ou de l'instabilité ?», souligne Thomas Gomart, le directeur de l'Institut français des relations internationales (IFRI) qui participait au sommet de Varsovie en tant qu'expert. «C'est un partenaire parce que sans la Russie, le règlement de grands sujets globaux, comme l'Iran ou la Syrie n'est pas possible. Mais c'est en même temps un adversaire parce que ce pays adopte une attitude agressive, notamment en Ukraine, et intrusive, dans certaines capitales européennes»...
Le secteur pétrolier en Russie : une dégradation de la situation uniquement due à la baisse des cours du pétrole ?
Les cours mondiaux du pétrole, relativement stables depuis 2010, s'écroulèrent à compter de juin 2014. Le prix du Brent passa de 107,88 dollars par baril en mai 2014 à 48,42 dollars en janvier 2015, avant d'atteindre 33,2 dollars en février 2016. Cette situation est de fait négative pour la Fédération de Russie. toutefois, la baisse du prix du baril n'est pas l'unique raison des turpitudes économiques russes.
"La Russie veut incarner la désoccidentalisation du monde"
Pour Thomas Gomart, directeur de l'Ifri, la Russie se referme sur elle-même, le nationalisme servant à renforcer la cohésion d'un pays dont le modèle économique est en crise depuis 2009.
« Jusqu’où ira l’escalade russo-turque ? »
Dans cette tribune, Julien Nocetti analyse les points de crispation entre la Russie et la Turquie – en Syrie tout particulièrement. En défiant Ankara, Moscou vise également l’OTAN.
Sous-marin russe au large de la France : une "démonstration" de Moscou
Un sous-marin nucléaire russe a été repéré début janvier dans le Golfe de Gascogne, selon le magazine L'Obs. Il pourrait s'agir d'une opération pour tester les défenses françaises.
Julien Nocetti répond aux questions de « Télématin » sur l’entrepreneur russe Pavel Durov
Julien Nocetti répond aux questions de « Télématin » sur l’entrepreneur russe Pavel Durov, co-fondateur du réseau social VK et de la messagerie instantanée cryptée Telegram, laquelle se trouve actuellement accusée d’être un havre pour les communications des terroristes.
La Russie face à la chute des cours du pétrole
Le PIB de la Russie a baissé de 3,7% en 2015 sous l'effet de la chute des cours du pétrole et des sanctions économiques occidentales liées à la crise ukrainienne. « Le sujet de l'instabilité du marché pétrolier est vital pour l'économie russe », a confirmé cette semaine le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, réagissant à l’éventualité d’un dialogue entre la Russie et les pays membres de l’OPEP. Nous avons interrogé sur ce sujet Aurélie Bros, chercheur à l’Institut de l’énergie de la Higher School of Economics de Moscou et chercheur associé au centre Russie/NEI de l’IFRI.
« Historique des relations entre l'URSS/Russie et la Syrie, de la guerre froide à l'engagement militaire russe fin 2015 »
Dans cet entretien, Julien Nocetti revient sur l’histoire de la relation qu’entretient l’Union soviétique puis la Russie avec la Syrie, sur les intérêts de Moscou dans le conflit syrien depuis 2011 et sur les objectifs politiques et militaires du Kremlin depuis septembre 2015.
Prix du pétrole : une chute historique... et des conséquences
Julien Nocetti analyse les conséquences pour la Russie de la baisse des cours des hydrocarbures.
L’Europe se divise cette fois sur le gaz russe
Une nouvelle pierre d’achoppement, une de plus, vient s’ajouter à l’édifice de la discorde qui déchire l’Europe de toutes parts. Et celle-là, personne ne l’a vraiment vue venir. Outre la crise de l’asile et la perspective d’un "Brexit", le Conseil européen de ce 17 et 18 décembre a dû se saisir de la stratégie énergétique de l’Union. Au cœur de la controverse : le Nord Stream II, un gazoduc qui permettrait d’augmenter les livraisons de gaz russe vers l’UE.
Les causes des sanctions internationales contre la Russie décryptées
Comment en est-on arrivé aux sanctions contre la Russie? Où sont les responsabilités? L’Union européenne (UE) et l’OTAN se sont-elles trop étendues? Existe-t-il un problème Poutine, y a-t-il une mauvaise compréhension du personnage de la part des Occidentaux? Autant de questions auxquelles tentent de répondre les invités.
Si Poutine s'enlise en Syrie...
En l'espace de quelques semaines, Moscou a déjà atteint l'un de ses objectifs : stopper le recul de l'armée syrienne, consolider Bachar al-Assad et relancer une dynamique du côté du pouvoir syrien, revenu dans le jeu diplomatique. Au-delà, l'objectif est géostratégique. "La Russie effectue une démonstration de force à destination des Européens, pour mieux leur prouver leur incapacité à projeter une armée au-delà de leurs frontières, observe Julien Nocetti, chercheur à l'Institut français des relations internationales (Ifri).
La guerre en Syrie, un conflit international d'un nouveau genre
Pour Julien Nocetti, cette intervention [de la Russie] «sans mandat onusien mais “à la demande de l’État syrien” constitue, en outre, une forme de pied de nez aux Américains en matière d’interventionnisme». Il précise: «Le langage utilisé par Moscou pour justifier son opération militaire emprunte d’ailleurs à la terminologie utilisée par les Américains pour décrire leur invasion de l’Irak [en 2003]».
Le grand jeu de Poutine
Le conflit syrien, les attentats, la coalition contre Daech, l'avion russe abattu par la Turquie et les tensions qui en découlent... où en est la politique étrangère de la Russie? Poutine maîtrise-t-il le jeu ? Autour de Christine Ockrent, les invités apportent leur éclairage sur la situation actuelle.
« La Russie touche sur le dossier syrien les fruits de sa constance »
A la suite de la rencontre entre François Hollande et Vladimir Poutine « il vaut mieux parler d’effort de coordination » que de coalition militaire estime Thomas Gomart dans un entretien avec Laurent Marchand d’Ouest France.
" Le problème c’est que les objectifs de guerre de la France en Syrie ne sont pas les mêmes que ceux de Poutine. Pour Paris, c’est la destruction de Daech ; pour Moscou, c’est le maintien du régime de Bachar, le mot important étant « régime », et le fait de contenir ce que les Russes considèrent comme une poussée wahhabite, qui n’est pas uniquement le fait de Daech."...
Lire la partie 1 de l'interview : "Aux yeux de Moscou, la Turquie est l'un des soutiens de Daech"
Hollande va-t-il convaincre les Russes ?
François Hollande poursuit ce jeudi son marathon diplomatique en vue d'une coalition élargie pour lutter contre Daesh. Il s'est rendu en Russie pour rencontrer son homologue Vladimir Poutine. Le chef du Kremlin prône depuis fin juin la création d'une coalition antiterroriste élargie comprenant notamment l'Iran, la Turquie et les pays arabes pour combattre l'État islamique en Syrie. Cette dernière pourrait toutefois pâtir des récentes tensions entre Moscou et Ankara, après la destruction mardi d'un chasseur russe par l'armée turque, membre de l'Otan. Au vu de ces éléments, François Hollande réussira-t-il à gagner cette étape cruciale pour consolider la coalition contre l'EI ?
La Turquie et la Russie au bord de la rupture
Les Turcs ont abattu un chasseur qui aurait violé leur espace aérien près de la frontière syrienne. Un incident qui a mis Vladimir Poutine très en colère.
Dossier dans ce journal avec Marc Crépin à Moscou, Jérôme Bastion à Istanbul et le commentaire de Dorothée Schmid, spécialiste de la Turquie à l'IFRI.
Politique étrangère : la France change de pied
Avec la décision de François Hollande de participer à une « grande et unique coalition » contre Daesh, la politique étrangère française effectue un changement de position à la suite des attentats du 13 novembre. Thomas Gomart, directeur de l’Ifri, l’analyse dans le cadre de ce débat avec Yves Pozzo di Borgo et Kattar Abou Diab.
Syrie : « Moscou veut conjuguer démonstration de puissance et réalisme diplomatique »
Directeur de l'Ifri, Thomas Gomart a assisté au récent discours de Vladimir Poutine devant le club Valdaï. Il décrypte la politique du Kremlin, en particulier sur le dossier syrien.
La Russie, une puissance faible ou forte ?
En Syrie, le régime de Bachar el-Assad regagne du terrain grâce aux frappes russes. En Ukraine, le jeu trouble de Moscou empêche toute stabilisation du pays. Que cherche vraiment Vladimir Poutine, dont les ressources s’estompent avec la baisse des prix du pétrole. Le président russe a-t-il les moyens de son ambition : remettre durablement son pays sur le devant de la scène mondiale ? La Russie est-elle une puissance forte ou faible ?
Invités :
- Tatiana Kastouéva-Jean, chercheur, responsable du Centre Russie/NEI de l'IFRI. Coordinatrice du numéro de la revue Politique étrangère consacrée à «La Russie, une puissance faible ?»
- Isabelle Facon, maître de conférences à la Fondation pour la recherche stratégique
- Olga Kokorina, vice-présidente de l’Association «Russie-Libertés»
- Zoïa Svetova, journaliste au site «Russie ouverte» en ligne de Moscou
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