Guerre hybride : l'expérience de l'Ukraine
Le contrôle du récit est devenu une dimension essentielle de ce qui caractérise, aujourd'hui, les conflits contemporains à l'image de celui à l'Est de l'Europe.
« Pourquoi la Russie rêve de prendre d’assaut l’ordre européen »
Fiodor Loukianov, président du Conseil pour la politique étrangère et de défense russe et Thomas Gomart, directeur de l’Institut français des relations internationales ont accepté de décrypter ensemble la «guerre politique» qui fait rage entre la Russie et l’Occident, ainsi que la crise ukrainienne.
Ukraine : mais à quoi joue Poutine ?
Au lendemain de l’annonce d’un retrait "partiel" de ses troupes massées à la frontière ukrainienne, Moscou a ordonné, ce mercredi, la fin des manœuvres militaires et le départ de certaines de ses forces de la péninsule ukrainienne annexée de Crimée.
Ukraine: entre adhésion à l’Otan et «finlandisation», une délicate ligne de crête
Pour les médiateurs occidentaux qui se pressent à Moscou et à Kiev depuis plusieurs semaines en vue de désamorcer la crise, la question est a priori insoluble. Vladimir Poutine, qui veut rétablir son contrôle sur l’ancienne zone d’influence de l’URSS, exige que l’Otan renonce à s’étendre à l’est et recale la candidature de l’Ukraine, de même que celle de la Géorgie. L’Ukraine veut, quant à elle, entrer dans l’Alliance et dans l’Union européenne. Avec l’annexion de la Crimée en 2014 et les nouvelles provocations russes aux frontières de l’Ukraine, cet objectif est devenu largement majoritaire dans la population.
Crise en Ukraine : l'Allemagne au coeur de l'activité diplomatique
Dès son arrivée à Kiev en Ukraine ce lundi 14 février, le chancelier allemand Olaf Scholz a appelé Moscou à la désescalade, alors que Washington évoquait vendredi une invasion imminente de l'Ukraine par la Russie.
Volodymyr Zelensky réaffirme la détermination de l’Ukraine à rejoindre l’Otan
Lors d'une conférence de presse avec le chancelier allemand Olaf Scholz, le président ukrainien a affirmé ce lundi qu'une appartenance de l'Ukraine à l'Otan « garantirait sa sécurité ».
Crise ukrainienne : «gagner la guerre avant la guerre», la stratégie russe
En Ukraine, « une guerre pourrait éclater à tout moment », prévient Washington. Selon la Maison Blanche, une invasion pourrait même commencer pendant les Jeux olympiques de Pékin.
Le piège du gaz
Pour sortir du piège russe, quels sont les fournisseurs sur lesquels les Européens pourraient s’appuyer davantage ?
Crise ukrainienne : « Les sanctions économiques ne peuvent être l’ersatz d’une véritable diplomatie »
La diplomate Claude-France Arnould craint que l’inefficacité, tant symbolique que matérielle, des sanctions économiques ne reflète les difficultés de la diplomatie européenne à s’affirmer.
L’Ukraine rechigne à relancer les accords de Minsk
Tandis que Paris et Berlin font le forcing pour faire s’asseoir à la même table Moscou et Kiev, cette dernière refuse de négocier avec un pistolet sur la table
Ukraine: Joe Biden s’alarme d’une invasion imminente
- Malgré les craintes au sujet des tensions dans la région, Washington ne veut pas s’engager militairement.
L'Allemagne, la France et la Pologne dépoussièrent le triangle de Weimar pour affronter la Russie
Le Triangle de Weimar, nom donné aux réunions entre les représentants de l'Allemagne, de la France et de la Pologne, se réunit à Berlin pour faire preuve d'unité face à la menace russe en Ukraine.
Ukraine/Russie, compromis impossible ?
Chercheuse spécialiste de la Russie à l’IFRI (Institut français des relations internationales), Tatiana Kastouéva-Jean est invitée sur le plateau du 23h de franceinfo mardi 8 février. Elle décrypte les tensions entre l’Ukraine et la Russie.
Russie : "La guerre du gaz est lancée depuis plusieurs mois déjà", selon Marc-Antoine Eyl Mazzega
Dans le conflit autour de l'Ukraine, le gaz joue un rôle important. Selon le spécialiste, il est "impossible" pour l'Europe de se passer du gaz russe.
Macron - Poutine : Quelle chance pour la paix ?
Tatiana Kastouéva-Jean partage son analyse de la rencontre entre V. Poutine et E. Macron le 7 janvier 2022 à Moscou.
Macron médiateur
Emmanuel Macron se rend, ce lundi, à Moscou dans le cadre d’une mission diplomatique afin de dialoguer avec Vladimir Poutine dans l’optique de calmer les tensions avec l’Ukraine. Il se rendra également à Kiev ce mardi.
Ukraine/Russie : une semaine sous haute tension diplomatique pour Emmanuel Macron
Le président français entame ce lundi une tournée diplomatique de deux jours en Europe de l’Est. Au programme, la rencontre avec ses homologues russes et ukrainiens. La résolution des tensions entre les deux pays est au point mort. Selon Washington, Vladimir Poutine pourrait même être prêt à envahir l’Ukraine d’ici deux semaines.
Crise en Ukraine : comment Emmanuel Macron tente de peser dans les négociations
Le président français est reçu par son homologue russe Vladimir Poutine lundi, dans l'espoir d'apaiser les tensions entre Moscou et Kiev. Le chef de l'Etat rencontrera ensuite mardi le président ukrainien, Volodymyr Zelensky.
Kazakhstan, révolte matée
Le modèle du Kazakhstan, immense et riche pays d'Asie centrale considérée comme une autocratie électorale plutôt stable vole en éclat. Michaël Levystone, chercheur au centre Russie / NEI partage son analyse de la situation.
Rewinding the Clock? US-Russia Relations in the Biden Era
L’escalade de la crise en Ukraine à l’hiver 2021-2022 a remis les relations américano-russes sur le devant de la scène.
Kiev teste des missiles près de la Crimée, la Russie répond par un déploiement naval
Kiev teste des missiles près de la Crimée, la Russie répond par un déploiement naval. Avec: Jean-Dominique Merchet, spécialiste des questions de défense à l’Opinion et Philippe Moreau Defarges, chercheur à l'Ifri, auteur de "La géopolitique pour les nuls".
Russie. Guerre de l’information et contre-progagande
Depuis une décennie, la Russie a fait de l’information un instrument stratégique de sa politique étrangère. Elle a mis en place un puissant réseau officiel de médias. Pour contrer cette machine dite de "désinformation", des initiatives se développent dans l'Europe qui s'oppose à l'autoritarisme du Kremlin.
Modernisation de l'économie russe : les quatre causes d'un échec
Des conditions de privatisation empêchant l'arrivée de nouveaux acteurs, une vision rétrograde, des entreprises publiques peu efficaces, et peu de soutien aux technologies de pointe : voilà les quatre causes majeures du retard de l'économie russe. Par Vladislav Inozemtsev, docteur ès sciences économiques, directeur du Centre de recherches des sociétés postindustrielles (Moscou).
Armada dans la Manche: « Un déploiement très significatif pour la flotte russe »
Une conséquente armada russe fait actuellement route vers la base syrienne de Tartous en Méditerrannée. Ce vendredi, elle est passée au large du Nord-Pas-de-Calais. Etroitement surveillé, ce déploiement de force inquiète les spécialistes.
Forces et faiblesses du "système Poutine"
Depuis un an et demi, la Russie est entrée dans une récession. Pourtant, lors des élections de septembre la majorité gouvernementale a été réélue sans surprise. Mais la Russie n’est peut-être pas aussi forte qu’il n’y parait. Avec une chute de 3.7% du PIB en 2015 et des sanctions économiques qui pèsent, l’économie russe est en crise. Comment le parti Russie Unie parvient-il à garder le pouvoir malgré les difficultés économiques que traverse le pays ?
Le retour de la Russie : Poutine ou la diplomatie au marteau
Emission sur la diplomatie de Poutine dont le bellicisme grandissant, sur les territoires ukrainiens et syriens, interroge les chancelleries occidentales sur la posture à adopter.
France – Russie. La détérioration actuelle de la relation bilatérale
La détérioration actuelle de la relation franco-russe (notamment, l’annulation par Moscou de la visite privée du président Poutine en France) ne peut se comprendre sans qu’on prenne un peu de champ et qu’on mette en perspective les dossiers clés qui ont rapproché ou séparé les deux capitales.
La France devait-elle recevoir Poutine comme si de rien n'était?
François Hollande a hésité avant de trancher. "Je me pose encore la question" de savoir s'il faut recevoir M. Poutine. "Est-ce que c'est utile?", s'interrogeait le président français lundi soir, sur la chaîne de télévision TMC.
Le patron du Kremlin devait en effet inaugurer, le 19 octobre, dans le cadre d'un visite privée, un "centre spirituel et culturel orthodoxe russe" abritant une église, une école et les services culturels de l'ambassade, ainsi qu'une exposition organisée par la Fondation Vuitton sur la collection du mécène russe Sergueï Chtouchkine.
Le report de cette visite résulte du télescopage de deux agendas incompatibles. "D'un côté, explique Tatiana Kastouéva-Jean, responsable du Centre Russie à l'IFRI. La construction, décidée en 2007, dans un contexte complètement différent, d'une cathédrale orthodoxe à Paris qui devait être un couronnement du soft power [diplomatie d'influence, ndlr] russe, du rayonnement du 'monde russe' au-delà des frontières. De l'autre, la crise diplomatique actuelle marquée par un pic du hard power russe, avec les bombardements d'Alep."
Les ambitions de Vladimir Poutine (et son influence) vont bien au-delà de la Syrie
Finalement, il ne viendra pas. Alors que François Hollande déclarait il y a quelques jours se "poser la question" de recevoir Vladimir Poutine mercredi prochain, en raison des "crimes de guerre" commis par le régime de Bachar al-Assad à Alep avec le soutien de l'aviation russe, l'homme fort du Kremlin a mis fin au suspense.
Ce mardi 11 octobre, Vladimir Poutine a décidé d'annuler sa visite du 19 octobre, programmée de longue date dans le cadre de l'inauguration à Paris du "Centre spirituel et culturel orthodoxe russe". L'Elysée lui avait proposé une "réunion de travail" sur la Syrie avec François Hollande, qui devait lui dire des "vérités", mais sans l'accompagner à cette inauguration.
Un désaccord qui illustre le dialogue de sourds actuel entre la Russie et la France, et plus largement avec les Occidentaux, trois jours après que Moscou a opposé son veto à une résolution française sur un cessez-le-feu à Alep au Conseil de sécurité de l'Onu. Et confirme que même isolé, Vladimir Poutine donne toujours le tempo.
Pétrole : Moscou entrouve la porte à un gel de sa production
Comment Vladimir Poutine est devenu le maître du jeu en Syrie
En un an d'interventions militaires aux côtés de Bachar el-Assad, la Russie a changé la donne en Syrie. Un engagement cynique, sans pitié, qui a profité de la passivité des Etats-Unis
Un an tout juste après leurs premiers bombardements aériens russes en Syrie, ce vendredi, les civils des quartiers est d'Alep mesurent au quotidien le soutien direct apporté par Vladimir Poutine à Bachar el-Assad. Aux innombrables barils artisanaux d'explosifs largués par les aéronefs du régime ont succédé des armes plus sophistiquées. Les missiles perforants capables de réduire un immeuble en tas de gravats pénètrent jusque dans les caves, où dorment les assiégés et où sont parfois installés des hôpitaux de fortune.
La première opération militaire d'envergure de la Russie, en dehors de sa périphérie, depuis le retrait des troupes soviétiques d'Afghanistan en 1989, a rebattu les cartes en Syrie. Avant le 30 septembre 2015, le régime de Bachar el-Assad accumulaient les revers militaires, notamment à Idlib et Palmyre et voyait les régions littorales menacées par un nouveau front.
"Assad avait lui-même reconnu qu'il manquait de ressources militaires, la Russie a sauvé le régime et permis d'en stabiliser les lignes. Toute la dynamique militaire du conflit a changé", rappelle le politologue Ziad Majed, spécialiste de la Syrie. Mieux: il lui a permis de repasser à l'offensive, même si les gains territoriaux, en comptant la reprise de Palmyre à Daech, restent minimes - 2% du territoire.
Alep, l'apocalypse
Que fait l'ONU, et quels sont les véritables buts de guerre de la Russie en Syrie?
« Ankara est en train de devenir le vassal implicite de Moscou »
Yahoo!, victime de la "cyberguerre froide" ?
Le piratage massif des comptes de Yahoo!, qui s'estime attaqué par un Etat, pourrait être un nouvel exemple d'une "cyberguerre froide" menée par des pays comme la Russie ou la Chine, mais rien ne sera jamais prouvé.
Quels enjeux pour la Russie au lendemain des élections législatives?
Alors que le parti de Vladimir Poutine obtient la majorité à la Douma suite aux élections législatives, les contestations ne manquent pas, tant à l'intérieur du pays, qu'au niveau international. Quels enjeux et perspectives se dessinent pour la Russie et pour les futures élections présidentielles de 2018?
La Russie
Elections législatives, situation économique, politique extérieure de Poutine : où en est la Russie ?
Peut-on évaluer l'autoritarisme d'un gouvernement à sa politique numérique ? L'exemple russe
La politique numérique russe est significative à bien des égards. Elle est un décalque de la politique générale du Kremlin, avec un mélange entre la franchise autoritaire du grand empire et les sales coups du pays dominés, qui la rend si particulière. Mais en réalité, comment peut-on évaluer le niveau d’autoritarisme d’un pays à l’aune de sa politique numérique ?
Les élections législatives dans une Russie en crise
Les Russes éliront le 18 septembre 2016 leurs députés. Le scrutin désignera les 450 députés de la Douma d’Etat et certains gouverneurs régionaux. Les élections devaient initialement se tenir en décembre 2016, elles ont été avancées à septembre par le pouvoir. La campagne a eu lieu de fait pendant l’été. Une campagne atone, « la plus apathique depuis dix ans », selon le Comité d’initiatives civiles et le mouvement Golos, l’ONG de défense des droits des électeurs dissoute fin juillet 2016. Le parti de la majorité, Russie Unie, devrait sans surprise être en tête des suffrages malgré une crise économique qui affecte la vie des Russes.
Vladimir Poutine est-il plus fort que jamais?
A quelques jours d'élections législatives présentées comme jouées d'avance, comment le président russe est-il redevenu incontournable, en Russie et dans le monde ?
S-300: comment la Russie peut-elle entraver les capacités aériennes occidentales?
Cette semaine, l’Iran a reçu ses premiers missiles anti-aériens S-300. Les Russes de leur côté, disposent de versions encore plus évoluées de ce missile sol-air, et ont élaboré tout un réseau de défense le long de leurs frontières européennes. Certaines zones comme la Crimée, et dans une moindre mesure la Syrie autour de Lattaquié sont aujourd’hui quasiment « sanctuarisées », car les S-300 et leurs dérivés, compliqueraient sérieusement une attaque aérienne venant d’un potentiel adversaire de la Russie.
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