Comment Poutine oblige l'Europe à revoir son architecture de défense
Paul Maurice, chercheur à l'Institut français des relations internationales, à Paris, évoque pour "Nexo" l'impact de l'invasion de l'Ukraine sur la conception de la défense du continent européen.
Ukraine : la Russie envoie des «signaux nucléaires» aux Occidentaux
Vladimir Poutine a multiplié les messages à destination des Européens et des Américains sur ses capacités de dissuasion. Cette escalade verbale intervient alors que la plupart des traités encadrant les armes atomiques ne sont plus en vigueur.
« La Russie a donné à l'Occident une leçon de grammaire stratégique »
Le choc de la réalité : La coalition feu tricolore dans la crise russo-ukrainienne
La crise russo-ukrainienne agit comme un test pour éprouver à la fois la cohésion de la nouvelle coalition feu tricolore, l’autorité du chancelier Scholz et la capacité d’adaptation de la politique étrangère allemande post-Merkel.
Guerre en Ukraine
Tatiana Kastouéva-Jean partage son analyse du déclenchement de la guerre en Ukraine.
Nord Stream 2, système Swift, exportations… De quelles sanctions disposent les Occidentaux ?
Depuis l’invasion de l’Ukraine par l’armée russe en début de journée, les puissances occidentales réfléchissent à de nouvelles sanctions contre le pays de Vladimir Poutine. Si plusieurs leviers sont à leur disposition, ils pourraient ne pas suffire à arrêter le président russe.
Médias russes : le contrôle des esprits
L'armée russe est entrée en action contre l'Ukraine sur plusieurs fronts simultanés, ce jeudi, alors qu'une répression sans précédent de la liberté de la presse s'exerce aujourd'hui en Russie.
Poutine se lance-t-il dans un chantage nucléaire ?
En annonçant l'invasion de l'Ukraine, le président russe a fait une mise en garde inquiétante en cas d'interférence avec ses projets expansionnistes.
Guerre en Ukraine : face au géant russe, que peut faire l’armée ukrainienne ?
L’offensive russe qui vient d’être déclenchée en Ukraine oppose la deuxième armée du monde à la vingt-deuxième.
Guerre en Ukraine : Pourquoi Vladimir Poutine s'est abstenu de faire une vraie déclaration de guerre
Pour le maître du Kremlin, une « opération militaire spéciale » en Ukraine n’est pas vraiment une guerre avec un pays indépendant de la Russie.
Édition spéciale Ukraine
Le conflit aux portes de l'Europe a de nouveau changé de dimension alors que la Russie a envahi l'Ukraine ce matin. Des bombardements ont eu lieu non seulement dans les territoires séparatistes de l'est du pays, mais aussi sur la capitale Kiev et dans d'autres grandes villes. Des forces terrestres sont également entrées sur le territoire. Dans chaque camp, on compte déjà plusieurs dizaines de morts.
"Poutine est prêt à tout"
Tatiana Kastouéva-Jean partage son analyse de l'attaque russe de l'Ukraine.
Crise en Ukraine : Vladimir Poutine, le suspense jusqu'au bout
C'était il y a tout juste trois mois. Le visage grave, lors d'une conférence de presse, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, s'inquiétait de "mouvements de troupes suspects" à ses frontières. Qui, alors, lui prête attention ? Sûrement pas Joe Biden, qui scelle alors une alliance majeure avec l'Australie et le Royaume-Uni. Le centre du monde s'est déplacé, les Etats-Unis doivent se redéployer en Asie-Pacifique pour contrer les ambitions de leur rival chinois.
Comment Vladimir Poutine s’est enferré dans une vision victimaire
Le président russe a montré, lundi 21 février, le visage d’un dirigeant plus seul, autoritaire et renfermé que jamais dans une vision idéologique et victimaire de l’Histoire et des relations internationales. Loin d’être irrationnel, le choix fait par Vladimir Poutine d’escalader le conflit s’inscrit dans la continuité d’une politique identitaire obsidionale menée depuis des années.
Poutine : l'annexion annoncée du Donbass
Lundi soir, Vladimir Poutine a annoncé l’indépendance des républiques séparatistes pro-Russes deDonetsk et de Lougansk dans l’est de l’Ukraine. La crainte d'une invasion russe grandit donc d'heure en heure. Jusqu'où Vladimir Poutine est-il prêt à aller ?
Russie-Ukraine : la voie diplomatique est-elle possible ?
Tatiana Kastouéva-Jean partage son analyse des décisions prises par la Russie concernant l'Ukraine.
« Vladimir Poutine veut délégitimer l’existence même d’une Ukraine indépendante »
Après des semaines de tensions à la frontière ukrainienne, la Russie a fait un premier pas vers la guerre mardi 22 février en reconnaissant les républiques séparatistes prorusses du Donbass comme indépendantes. Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du centre Russie/NEI à l’Institut français des relations internationales, revient pour Réforme sur les origines de la crise.
« Poutine veut le retour de la puissance russe »
Pour le président russe, nier la souveraineté de l’Ukraine est un prétexte pour s’affirmer, en soulignant le déclin américain et l’obsolescence des démocraties. C’est ce qu’explique à « l’Obs » Thomas Gomart, directeur de l’Institut français des Relations internationales, alors que Moscou vient de reconnaître l’indépendance des territoires séparatistes du Donbass.
Que va faire Poutine ? « Il continuera à employer l’arsenal de la guerre indirecte en parallèle des négociations »
Le président russe a décidé lundi de reconnaître l’indépendance des deux entités séparatistes de l’est de l’Ukraine, les « républiques populaires » autoproclamées de Donetsk et Lougansk. Quel sera son prochain coup ? Entretien avec le chercheur Dimitri Minic.
A l'est de l'Ukraine, la peur de la guerre
Vladimir Poutine, autorisé par le sénat russe, a déployé son armée dans les deux régions séparatistes de l'Ukraine. Une attaque russe de grande envergure est à prévoir selon l'OTAN. Décryptage avec Tatiana Kastouéva-Jean, Nicolas Tenzer et Patrick Martin-Grenier.
« Poutine pense que Le Pen jouera un rôle politique majeur en France dans les prochaines années »
Marine Le Pen a été reçue vendredi au Kremlin par Vladimir Poutine. En consentant cette entrevue, le président russe permet à la candidate du Front national de se doter d'une stature internationale. Pour Marine Le Pen, c'est une consécration.
Le jeu de la Russie en Méditerranée
Après l'intervention directe de la Russie en Syrie, on assiste désormais à un intérêt renouvelé du Kremlin pour la Libye. Regard sur la réémergence de la puissance russe au Proche et Moyen-Orient.
"La Russie souhaite que la France revienne à son héritage gaullien"
François Fillon, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon... Les partisans d'un rapprochement de la France avec la Russie de Vladimir Poutine sont nombreux, parmi les candidats à la présidentielle. A la tête de l'Association dialogue franco-russe, le député Thierry Mariani (Les Républicains) s'est rendu à Moscou jeudi 16 et vendredi 17 mars pour plaider en faveur d'une plus grande coopération entre les deux pays. La lutte contre le terrorisme, les intérêts économiques des entreprises françaises sur place, mais aussi les liens historiques et culturels sont mis en avant par les défenseurs d'une ligne Moscou-Paris.
La Russie replace ses pions en Libye
Moscou aurait déployé des forces spéciales à Sidi Barrani et Marsa Matrouh, à l’ouest de l'Égypte, non loin de la frontière libyenne. Une information démentie par le ministre de la Défense russe, mais que les politologues jugent probable dans la mesure où Moscou tente de s’impliquer toujours plus dans le dossier libyen.
Pourquoi Moscou veut envoyer son candidat au Palais de l'Elysée
Paris bloque le vote électronique pour parer au risque de cyber-attaques émanant de Russie. Mais l’influence russe passe surtout par la désinformation et les liens politiques personnels, explique Julien Nocetti au magazine italien en ligne Pagina 99.
Le média russe RT suscite des inquiétudes en Europe
Le slogan "Les questions que personne n'ose poser, nous les posons" du média russe multilingue RT, Russia Today, invite à remettre en question les informations données par les grands médias, aux Etats-Unis ou en Europe. Ce positionnement inquiète certains pays européens, dont la France.
Faut-il craindre une ingérence russe dans la présidentielle ?
Les autorités françaises s’inquiètent des risques de déstabilisation par la Russie des scrutins du printemps prochain.
Poutine à la recherche d’un pays ami
Après avoir pesé sur l’élection de Trump, le Kremlin regarde avec intérêt la présidentielle française. Sans miser clairement sur un candidat.
Gaz "Moscou cherche à sécuriser ses parts de marché en Europe"
Diplômée de l’Université Paris Dauphine, auteur d’une thèse sur « la rente pétrolière et le développement économique des pays exportateurs de pétrole », au Centre de Géopolitique de l’Énergie et des Matières premières (CGEMP). Economiste à la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) entre 2007 et 2014, Marie-Claire Aoun se penche notamment sur l’intégration des marchés gaziers en Europe. Depuis 2014, elle est directrice du Centre de l’Energie de l’Ifri.
Sputnik, Russia Today : l’ombre de Moscou plane sur la présidentielle française
L’influence prêtée aux médias russes sur la campagne présidentielle française suscite inquiétude et spéculations. France 24 fait le point sur la réalité de la menace.
Cybermenaces et désinformation : les pays occidentaux se mobilisent
De nombreuses capitales occidentales se mobilisent contre les cyberattaques attribuées à Moscou.
Présidentielle : Macron dans le viseur de Poutine ?
Accusée par l'équipe d'Emmanuel Macron de manœuvrer contre le candidat par le biais de cyberattaques, la Russie dément.
Menace sur la présidentielle
Le risque que la campagne présidentielle française et le scrutin soient visés par des cyber-attaques et des opérations d’influence est évoqué au plus haut niveau de l’Etat. Quelle est l’acuité de la menace ?
Ukraine : deux ans après les accords de Minsk 2, "on est loin de la résolution de la crise"
Deux ans jour pour jour, après la signature de l’accord Minsk 2, le conflit dans l’est de l’Ukraine perdure. Environ 10 000 personnes sont mortes ces trois dernières années. L’accord prévoyait pourtant l’arrêt des combats, mais "ça reste un conflit de basse intensité", selon Tatiana Kastouevajean, chercheuse à l’IFRI (Institut français des relations internationales). Selon elle, la nouvelle administration américaine fait peser une nouvelle incertitude sur la situation ukrainienne.
Quelle stratégie russe au Moyen-Orient ?
« Ce nouveau voisin n'est pas venu pour louer un appartement, il est venu se construire une villa », lançait en novembre dernier Avi Dichter, actuel président du Comité des Affaires étrangères et de la Défense en Israël, et qui fut un temps à la tête du Shin Bet, en parlant de la Russie. Car les appréhensions d'Israël face à l'influence croissante de Moscou dans la région sont bel et bien réelles.
Vladimir Poutine, dont le pays est aussi musulman, se profile en médiateur en Syrie
Vladimir Poutine, qui se profile en médiateur, a bien en tête que son pays compte 20 millions de musulmans.
L’annonce le 29 décembre par le président russe Vladimir Poutine d’un cessez-le-feu en Syrie, suivie par la reprise des négociations ce lundi au Kazakhstan, illustre la manière dont Moscou, Téhéran et - dans une moindre mesure - Ankara se sont appropriés le dossier. La Russie est redevenue en quelques mois un acteur incontournable du théâtre moyen-oriental, qu’avait délaissé en son temps Mikhaïl Gorbatchev.
"Le Moyen-Orient a toujours été le lieu d’affirmation de la puissance de la Russie, à l’époque tsariste et à l’époque soviétique. Cet aspect symbolique compte beaucoup pour le Kremlin", explique Julien Nocetti, spécialiste des relations entre la Russie et le monde arabo-musulman. Vladimir Poutine, qui a assoupli sa position vis-à-vis des rebelles syriens, comme le groupe Jaïch al Islam par exemple, se profile désormais en tant que médiateur et artisan de la paix. "Il s’agit d’apparaître comme un acteur incontournable capable de dialoguer avec tous les acteurs de la région, étatiques et non étatiques. Il s’agit de prouver que la Russie connaît mieux les besoins de la région que l’Occident", poursuit le chercheur de l’Institut français des relations internationales (Ifri).
Le retrait des Etats-Unis permet au président russe non seulement de faire la preuve de son efficacité, mais aussi de restaurer sa superpuissance à partir du Moyen-Orient, d’asseoir son influence dans un monde qu’il aspire à voir devenir multipolaire.
RT France, Sputnik : dix choses à savoir sur les médias russes en France
La Russie a déployé un nouvel arsenal médiatique en France avec Sputnik et RT. Ces deux médias, apparus il y a moins de deux ans, sont financés à 100 % par le Kremlin. À travers eux, le pays de Vladimir Poutine impose une actualité qualifiée d’« alternative ».
1. Une actualité pro-russe et complotiste
Quand le slogan de Sputnik annonce : « Nous dévoilons ce dont les autres ne parlent pas », la bannière de RT affiche « Osez questionner ».Les deux médias se démarquent dans l’espace médiatique français en proposant une ligne éditoriale en rupture avec leurs confrères. La vision pro-russe est assumée et les théories du complot fusent tout comme les papiers sur les problèmes sociétaux français.« Notre mission est de présenter la vision russe des événements », explique Irakly Gachechiladze, rédacteur en chef de RT France. Et cela quitte à reprendre le discours du Kremlin.
Lors de la bataille d’Alep, mi-décembre, ces médias préféraient mettre en avant les « scènes de liesse et d’euphorie dans les rues d’Alep » plutôt que les massacres commis au même moment à l’est de la ville. Ils accuseront les médias occidentaux de « désinformation » à ce sujet.
Le 13 décembre 2016, RT a partagé une vidéo intitulée « ONU : une journaliste démonte en deux minutes la rhétorique des médias traditionnels sur la Syrie ». Dans cette vidéo, vue plus de 780 000 fois, la journaliste interrogée accuse de mensonge les médias occidentaux tout en reprenant les éléments de langage du régime syrien et de la Russie.
Axe Paris-Moscou : vers un volte-face diplomatique français ?
2017 sera-t-elle l’année d’un nouvel axe Paris-Moscou ?
Comment la Russie tente de faire du Moyen-Orient sa chasse gardée
Pas de “concessions aux terroristes”. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a donné le ton face à son homologue turc, mardi 20 décembre. Les deux hommes se sont rencontrés au lendemain de l'assassinat de l'ambassadeur russe en Turquie. Après avoir tiré plusieurs coups de feu sur le diplomate lors d'un discours et devant les caméras toujours en marche, le terroriste a affirmé avoir agi pour venger les bombardements russes sur Alep.
Pour le moment, cet assassinat n'a été revendiqué par aucune organisation jihadiste. Mais en permettant à Bachar Al-Assad de reprendre la ville syrienne, Moscou est devenu une cible de choix pour les groupes terroristes implantées parmi les rebelles. Malgré ces menaces et la pression diplomatique de la France et des Etats-Unis, le Kremlin ne faiblit pas. Bien au contraire : la Russie est plus que jamais un acteur de premier plan dans la région. Franceinfo explique comment Moscou tente de damer le pion aux puissances occidentales au Moyen-Orient.
En se présentant comme le seul rempart contre le terrorisme
Cet assassinat risque-t-il de compromettre le réchauffement des relations entre la Russie et la Turquie ? Les chefs d'États des deux pays ont assuré du contraire. Pour Vladimir Poutine, cet acte terroriste est "une provocation destinée à perturber la normalisation des relations russo-turques et le processus de paix en Syrie." De son côté, Recep Tayyip Erdogan a assuré que la coopération des deux puissances "ne sera pas entravée par cette attaque".
Mevlüt Mert Altintas, le policier turc qui a tiré sur le diplomate russe, a affirmé avoir voulu se venger de Moscou pour son implication en Syrie. Mais son acte pourrait avoir l'effet contraire. Le discours du Kremlin - comme celui de Bachar Al-Assad - consiste à présenter la Russie comme le dernier rempart contre les groupes terroristes à l'œuvre en Syrie et en Irak. Et le fait que la diplomatie russe ait été directement visée par cette attaque pourrait appuyer cet argumentaire.
Plusieurs think tanks occidentaux, comme l'Institute for the study of war ont montré que les frappes russes en Syrie visent principalement la rébellion et non les positions de l'Etat islamique.
“En presque six ans de guerre en Syrie, la Russie a toujours soufflé le chaud et le froid”
Après six veto, Moscou a voté lundi 19 décembre la résolution du Conseil de sécurité permettant l’envoi d’observateurs à Alep. Les “surprises” font partie de la stratégie russe, explique Julien Nocetti, chercheur au Centre Russie/NEI de l'Ifri.
L'Ifri, fondation reconnue d'utilité publique, s'appuie en grande partie sur des donateurs privés – entreprises et particuliers – pour garantir sa pérennité et son indépendance intellectuelle. Par leur financement, les donateurs contribuent à maintenir la position de l’Institut parmi les principaux think tanks mondiaux. En bénéficiant d’un réseau et d’un savoir-faire reconnus à l’international, les donateurs affinent leur compréhension du risque géopolitique et ses conséquences sur la politique et l’économie mondiales. En 2026, l’Ifri accompagne plus de 90 entreprises et organisations françaises et étrangères.