Gouvernance économique européenne : l'Union à la croisée des chemins
La crise a fait avancer un débat sur la gouvernance économique ou sur le gouvernement économique qui ne décollait pas depuis l’adoption du traité de Maastricht. Toutefois, si des actions ont été entreprises, elles n’ont pas permis de résoudre la question fondamentale posée : faire que l’euro soit au service du projet que les citoyens veulent bâtir ensemble et qu’il les arme dans la compétition mondiale.
Dans un premier temps, les responsables politiques n’ont pas pris la mesure de la crise. Ils se sont trompés dans le diagnostic et se sont évertués à réduire la gouvernance économique de l’euro à une surveillance budgétaire accrue.
Cette contribution établit le constat des défaillances de la méthode intergouvernementale au détriment d’un engagement plus fort du Parlement européen. L’auteur plaide en faveur d’une gouvernance économique renforcée fondée notamment sur la création d’un Trésor européen et d’euro-obligations. Elle appelle également à la renégociation du traité relatif à la stabilité, la coordination et la gouvernance pour lui apporter une composante de croissance plus marquée.
Pervenche Berès est députée européenne (groupe S&D) et a été rapporteur de la Commission sur la crise financière, économique et sociale (CRIS) du Parlement européen.
Cette note est publiée dans le cadre d’une collaboration entre le Cerfa et Ifri Bruxelles. Plusieurs spécialistes, de différentes orientations, ont été invités à établir un bilan et à proposer des solutions sur la crise actuelle en s’intéressant notamment aux dimensions franco-allemandes et européennes.
Vous pouvez également retrouver la note de Sylvie Goulard : La France et l’Allemagne face à la crise : doute sur le diagnostic et la méthode.
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Gouvernance économique européenne : l'Union à la croisée des chemins
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