La frontière Niger-Libye : sécuriser sans stabiliser ?
Notes de l'Ifri, novembre 2018
Fréquemment qualifiée « d’espace non gouverné », la frontière nigéro-libyenne est pourtant au cœur d’enjeux économiques, politiques et sécuritaires majeurs.
Tant les autorités libyennes que l’État nigérien peinent à asseoir un contrôle étroit sur cette zone particulièrement enclavée. Pourtant, les acteurs locaux qui l’occupent produisent leurs propres modes de gouvernance, fondés sur des relations individuelles et, pour l’heure, très peu institutionnalisés. Ces formes de régulation locales offrent l’opportunité aux États de la sous-région et à leurs partenaires internationaux d’y envisager des possibilités d’administration indirecte. La priorité actuelle semble aller à des formes externalisées de sécurité tant les agendas de ces acteurs sont orientés vers l’antiterrorisme et la lutte contre l’immigration dite irrégulière. Cet espace fait en effet face à une militarisation sans précédent, soulevant aujourd’hui une question fondamentale : un excès de militarisation ne risque-t-il pas de produire plus d’insécurité qu’elle n’en combat à moyen ou long terme ? La stabilité de cette bande frontalière repose en partie sur la préservation d’équilibres économiques, politiques et sociaux qui menacent d’être remis en question par une approche purement sécuritaire. Concevoir une gouvernance holistique de la sécurité requiert de la part des États de pouvoir arbitrer de manière souveraine sur les piliers d’une sécurité humaine pensée à long terme.
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
ISBN / ISSN
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.
La frontière Niger-Libye : sécuriser sans stabiliser ?
L’avenir de la fonction Airborne Early Warning (AEW). Le remplacement des AWACS de l’OTAN
La fonction Airborne Early Warning (AEW ou AEW&C, pour Control) est consubstantielle à la doctrine aérienne occidentale. Elle est incarnée depuis les années 1950 par un avion de ligne modifié sur lequel est installé un puissant radar de veille et à bord duquel des contrôleurs aériens tactiques communiquent la position de l’ennemi aux aéronefs de combat. Son renouvellement, retardé par des programmes de modernisation et de prolongation, devient un sujet de préoccupation dans un contexte de durcissement de la guerre aérienne et de vulnérabilité croissante de ces avions stratégique, comme en témoigne la destruction de deux avions AEW russes A-50U, les 14 janvier et 23 février 2024.
Idées reçues sur la Pologne
Longtemps méprisée par la France et ses partenaires européens, la Pologne s’est placée sur le devant de la scène depuis le début de la guerre en Ukraine. Il est loin le temps du « plombier polonais » dénigré, le pays est désormais de ceux avec lesquels il faut compter.
Du consensus à la mise en œuvre. L’Europe spatiale de défense après le Sommet de Paris
Les 9 et 10 septembre 2026, Paris a accueilli le Sommet international sur l’espace, organisé par la France et l’Allemagne autour de trois axes : économie spatiale ; sciences et exploration ; sécurité de l’espace.
Ultima Ratio Regum : quelle puissance de feu pour les armées françaises ?
Alors que la Russie et l'Ukraine s'affrontent dans une guerre d'usure où missiles et drones pleuvent dans la profondeur stratégique de l'adversaire, l'Iran use de sa puissance de feu, appuyée par sa main mise sur le détroit d'Ormuz, pour assurer la survie du régime. Dès lors, l'enjeu d'un modèle de feu performant pour les armées françaises apparaît comme crucial dans la construction d'une défense européenne et nationale crédible à l'aune d'un retour de la guerre de haute intensité.