La guerre commerciale sino-américaine : quel bilan à l'issue de la présidence Trump ?
En 2016, l’une des grandes promesses de campagne de Donald Trump était de mettre fin aux pratiques chinoises jugées injustes et responsables du déficit commercial américain en imposant d’importants droits de douane. A l’issue de son mandat, un premier bilan de sa politique - et de la "guerre commerciale" qui en a découlé - peut être dressé.
Les pratiques dénoncées par Trump – sous-évaluation du yuan, transferts forcés de technologie, violations de la propriété intellectuelle, manque d’ouverture aux importations – s’inscrivent dans la ligne directe des reproches formulés par les Américains (et, dans une certaine mesure, les Européens) depuis vingt ans. La « guerre commerciale » matérialisée par la hausse des droits de douane en 2018-2019 ne représente donc pas tant un changement de fond qu’une rupture de méthode. Par l’imposition massive de barrières douanières unilatérales, l’administration Trump s’est écartée de la tradition américaine qui privilégie les mécanismes multilatéraux et l’utilisation ponctuelle de droits de douanes ciblés.
Quelle est le rôle de cette guerre commerciale dans la compétition technologique et stratégique sino-américaine ? Quelles conséquences l’escalade tarifaire de 2018-2019 a-t-elle eues sur les économies américaine et chinoise ? Quel sera son impact sur la gouvernance multilatérale du commerce ? A la suite de l’accord « Phase Un », signé en janvier 2020, quelles perspectives de résolution de ces différends ?
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